XVIIIe siècle

De Wikivalais

Au XVIIIe siècle, peu d’événements importants viennent troubler la quiétude du patriciat qui gouverne qui gouverne sans partage. Si le Valais, par l’intermédiaire du service étranger, participe à la plupart des conflits européens de l’époque, la relative paix confessionnelle qui règne alors en Suisse entre protestants et catholiques évite aux Valaisans d’avoir à combattre sur le sol helvétique. La paix religieuse est définitivement reconnue en Valais. Au XVIIIe siècle, la ferveur catholique du patriciat est claire : elle se remarque notamment à travers les legs pieux, les fondations de messes et de chapelles. En outre, après la disparition de Stockalper, il n’y a pas de graves conflits d’influence à l’intérieur même du patriciat. Aucune personnalité ne domine, alors que le pouvoir se concentre de plus en plus entre les mains de quelques familles.

La société, elle, se transforme lentement. La population progresse faiblement en raison notamment des épidémies, telles la peste ou la variole, qui paralysent l’activité économique. Quant au monde paysan, il n’évolue guère par rapport à l’Ancien Régime. Le paysan tient ses terres des seigneurs et en dispose avec une grande liberté. Grâce à la dispersion de ses parcelles à travers le territoire et à la diversification, il est assuré d’un rendement convenable et régulier. Les charges, telle la dîme, qui pèsent sur le paysan sont importantes et le conduisent parfois à une très grande précarité. Progressivement, les habitudes de marché pénètrent dans le canton qui produit à peu près tout ce qui lui est nécessaire, à l’exception du sel, pour vivre. La Diète condamne le colportage mais ne peut en réalité empêcher cette pratique. La contrebande est aussi l’un des aspects de l’économie globale de l’Ancien Régime et pas seulement une activité marginale ou accessoire. Au XVIIIe siècle, de nouveaux produits comme le tabac pénètrent en Valais. Le réseau des routes et des chemins de fer est amélioré afin de favoriser le commerce et l’arrivée des premiers touristes.

A la fin du XVIIIe siècle, un certain nombre de sujets des seigneurs Patriotes se plaignent de situations difficilement supportables résultant notamment du statut de certains paysans. De plus, plusieurs abus sont signalés, notamment en ce qui concerne les revenus du représentant des Sept Dizains, tirés habituellement des amendes payées par les justiciables. Enfin, la sujétion du Bas-Valais aux Sept Dizains est d’autant plus intolérable que le niveau économique et culturel du pays sujet est comparable à celui du Haut-Valais, voire même supérieur dans certaines régions. Il revendiquera par la suite, le même statut politique. Le Haut-Valais se voit alors contraint de reconnaître l’affranchissement de Bas-Valais.

Bibliographie

  • Histoire du Valais, Annales valaisannes 2000-2001, Sion, 2002

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