Vipère

De Wikivalais

La peur qu’elle engendre pousse bien des gens à voir une vipère dans chaque reptile, mais l’aspic n’est jamais si abondante qu’on le prétend. En Valais, sa densité inversement proportionnelle à celle de la couleuvre d’Esculape, pourrait s’expliquer par la compétition alimentaire : la vipère est plus nombreuse que l’Esculape dans les régions à climat continental fortement marqué. Ainsi, en amont de Finges (600 mm de pluie par an) c’est la vipère que l’on trouve dans les milieux occupés par l’Esculape dans le Chablais (1000 mm de pluie par an). D’autre part. comme la couleuvre ne dépasse guère 1500 m, la vipère peut former de belles populations au-dessus de cette altitude. L’aspic recherche de préférence les ronciers croissant sur des pierriers. Sur les coteaux secs, elle évite l’ombrage des chênaies, les steppes au sol superficiel sans abri; elle ne fréquente pas les berges du Rhône où vit l’Esculape qui échappe aux inondations par sa capacité de grimper aux arbres. Les lézards des murailles constituent la base alimentaire des vipéraux. Mais l’aspic adulte prend essentiellement des petits mammifères qu’elle tue d’une morsure empoisonnée. On rencontre parfois des vipères aspics mélaniques. Cette teinte sombre pourrait offrir des avantages thermiques par mauvais temps, mais faciliterait le repérage des vipères par leurs prédateurs...

Bibliographie

  • Pierre-Alain Oggier, La Faune, Martigny 1994

Article connexe



Outils personnels