Vie urbaine au Moyen Age
De Wikivalais.
Dans le courant du XIe siècle, des relations d'un genre nouveau se créent entre la ville et la campagne, dues aux transformations de la vie économique et de l'exercice des pouvoirs. Ce changement est rendu possible par l'amélioration des techniques de culture, l'accroissement de la population et une organisation plus stricte de l'exploitation par la seigneurie féodale.
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Le développement économique et la vie des populations
La vie des artisans installés en milieu urbain se fait plus facile et attire les artisans-paysans en quête d'une situation meilleure. Les besoins des citadins et des ruraux font naître une véritable solidarité économique. Les surplus de la production agricole et de l'élevage permettent à ceux qui en sont pourvus, c'est-à-dire seigneurs, curés de la campagne et paysans aisés, d'alimenter les marchés des villes tout en se procurant du numéraire. Les disponibilités financières ainsi acquises leur permettent d'acheter chez les artisans de la ville ce qu'ils ne trouvent pas dans leurs villages et de se procurer les produits mis à disposition par le trafic international. Dans ces conditions, très schématiquement esquissées, la ville et la campagne trouvent toutes deux leur profit. En outre, des campagnards vont essayer de s'établir en ville pour y tenter leur chance. Une fois établis, ils restent en relation avec le reste de la famille demeuré à la campagne. Ces circonstances favorisent les échanges d'idées et d'informations. Elles conduisent les paysans, à l'exemple de la ville, à une plus grande aspiration à l'autonomie. De leur côté, les bourgeois fortunés de la ville placent leur argent en biens immobiliers à la campagne.
Dès le XIe siècle, le trafic commercial entre l'Italie et le nord des Alpes reprend. Le Valais développe ainsi une économie du transit. Le développement d'une activité de marché fait croître d'autres lieux d'échanges, aux carrefours des vallées latérales, de Viège à Aigle ou Monthey.
De nouveaux bourgs se développent et Sion, la seule ville du pays, s'agrandit.
Ces changements constituent une importante nouveauté pour le Valais qui, en dehors de Sion, est resté longtemps exclusivement rural. Partout où cette évolution se produit, les anciens groupements humains locaux subissent un choc important. On assiste à une évolution rapide de la population. En effet, le développement des marchés locaux et la création de relais sur la route de transit attirent de nouveaux habitants et diversifient considérablement les conditions de vie. Les nouveaux venus mettent à disposition des expériences acquises ailleurs. On assiste aussi à la création de nouveaux emplois, liés à la circulation des marchandises, à l’artisanat et à l’hébergement des voyageurs.
L'organisation politique et administrative
L'évêque, son major et son vidomne sont au début les seules autorités qui ont pouvoir sur la ville. Cependant, les communautés urbaines tendent assez tôt à s'émanciper de l'autorité seigneuriale et s’efforcent d'acquérir une autonomie dans la vie sociale et politique. Le seigneur reconnaît bientôt la communitas urbaine. Celle-ci peut s'organiser et assumer toutes sortes de responsabilités à l'intérieur de la ville, comme l'entretien des rues, la protection contre les incendies ou le contrôle des prix du marché. Elle joue rapidement un rôle politique auprès du seigneur. Les charges de la communauté deviennent plus importantes au fil des siècles.
Bibliographie
- Histoire du Valais, Annales valaisannes 2000-2001, Sion, 2002
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