Stéphanie Corinna Bille

De Wikivalais

Sommaire

Années de naissance et de décès

1912-1979

Biographie

Fille du peintre-verrier Edmond Bille et de Catherine Tapparel, Stéphanie Corinna Bille est née le 29 août 1912 à Lausanne, trois ans avant son frère René-Pierre. Elle choisira comme nom de plume Corinna, qui évoque le village de Corin, village d’origine de sa mère.

Corinna passe son enfance à Sierre dans un petit château, le Paradou, où elle a rencontré des artistes tels que Ramuz, Rilke et bien d’autres encore. De 1926 à 1927, elle fait des études secondaires chez les Dominicaines de Lucerne. Après un diplôme de commerce à Sierre en 1930, elle fréquente l’Institut supérieur des jeunes filles de Zurich et suit des cours de littérature à l’Ecole polytechnique fédérale. En 1931-32, elle effectue son premier séjour à Paris. A 20 ans, travaillant comme script-girl pour le film « Rapt », tiré du roman de Charles-Ferdinand Ramuz La Séparation des Races, elle rencontre Vital Geymond, un jeune acteur français, qu’elle épouse en 1934 et avec qui elle va vivre à Paris. Elle rompt deux ans plus tard et rentre en Valais, où elle va tomber malade durant trois ans. Pendant cette période, l’écriture devient son activité principale ; elle écrit des poèmes et travaille à son premier roman Theoda.

En 1942, elle rencontre Maurice Chappaz et devient sa femme en 1947. De leur union naissent trois enfants, Blaise, Achille et Marie-Noëlle. Ils emménagent à Veyras en 1957.

A partir de 1970, elle entreprend plusieurs grands voyages, notamment en Afrique, à Abidjan (Côte d’Ivoire) où travaille son fils aîné. En 1979, à la suite d’un voyage en Russie, elle tombe malade, et meurt à Sierre le 24 octobre de cette année.

S. Corinna Bille a reçu de nombreux prix, notamment le Prix Schiller en 1974 pour l’ensemble de son œuvre et le prix Goncourt de la Nouvelle pour La Demoiselle sauvage.


Prix

  • Prix Schiller, 1974
  • Prix Goncourt de la Nouvelle, 1975


Bibliographie

Découvrez et empruntez les oeuvres de Stéphanie Corrina Bille disponibles à la Médiathèque Valais

Pour en savoir plus

  • Corinna Bille, écrivain / racontée par Maurice Chappaz, le 7 novembre 1979 au Châble; interlocuteur Bertil Galland. - Yverdon-les-Bains: Association Plans-fixes, cop. 1979. - 1 vidéocassette VHS (env 45 min.): noir et blanc.
  • S. Corinna Bille. - Lausanne: Ecriture, 1989. - 277 p.
  • COURTEN, MARYKE DE. - L'imaginaire dans l'oeuvre de Corinna Bille. - Neuchâtel: A la Baconnière, 1989. - 479 p.
  • Corinna Bille: la demoiselle sauvage, 1912-1979 / un film de Pierre-André Thiébaud; scénario Jérôme Prieur, Pierre-André Thiébaud, avec la collab. de Françoise Moret; textes tirés des oeuvres de Corinna Bille; musique Pascal Reichler; prod. Gérard Crittin, Pierre-André Thiébaud, Olivier Guiton. - Genève: Prod. Crittin & Thiébaud; Paris: Au large de l'Eden etc., cop. 1993. - 1 vidéocassette VHS 45 min.: couleur PAL.
  • CHAPPAZ, MAURICE. - Le livre de C / préf. de Christophe Calame. - Paris: Ed. de la Différence, 1995. - 131 p.
  • FAVRE, GILBERTE. - Corinna Bille: le vrai conte de sa vie / éd. revue et complétée. - Lausanne: Ed. Z, 1999. - 174 p.
  • MEIZOZ, JEROME. - Un lieu de parole: notes sur quelques écrivains du Valais romand (XXe siècle). - Saint-Maurice: Pillet, 2000. - 158 p.


En exergue

  • L'omniprésence de la terre, la propension à l'enfouissement, qui signifie protection, repos, conservation et pérennité, les rêveries de descente, aspiration à la fois à l'absolu et à la découverte de l'inconscient, la fascination exercée par l'activité cosmique souterraine sur le tempérament de Corinna Bille, tous ces éléments convergent vers une conception immanentiste de l'univers. Maryke de Courten
  • Poussée dans le terreau valaisan, Stéphanie-Corinna Bille pour l'honorer de son identité complète avait solidité frémissante de la flore alpine, vive dans son éclat et résistante. Sa nature se plaisait dans le roc, les pierres, les alpages, les climats rudes et contrastés de ce pays de montagnes farouches où les passions vont jusqu'au bout et souvent vers le drame. Corinna aurait pu être la quatrième soeur Brontë. Georges Borgeaud


Outils personnels
Autres langues