Reptiles et batraciens

De Wikivalais

Pendant près de la moitié de l’année, les reptiles sont peu visibles: ils se protègent de la froidure en hibernant dans des abris souterrains (terriers, fissures de roches, souches creuses, etc.) ou restent à l’ombre lors des grandes chaleurs estivales. On les voit surtout de mars à mai et d’août à mi-octobre, lorsqu’ils s’exposent au soleil. Au printemps, ils apprécient le couvert de ronces encore sans feuilles qui les mettent à l’abri des prédateurs. Dans les régions à substrat cristallin, après le coucher du soleil, les reptiles se chauffent souvent sur les blocs qui accumulent la chaleur. Les pierriers, le tas de cailloux, les murs en pierres sèches, comme gros blocs de rocher, représentent des structures attractives; les routes goudronnées aussi, hélas!

L’observation de ces animaux discrets suppose une progression à pas mesurés, l’œil aux aguets, sous peine de réduire la rencontre à un bruit de fuite dans les herbes sèches…L’animal aperçu se laisse déterminer sans capture. Malgré cela, à l’exception de lézards très visibles comme celui des murailles ou bruyants comme le lézard vert, bien des rencontres sont le fruit du hasard ou se résument à un cadavre écrasé sur la chaussée. De ce fait, on connaît mieux la répartition que la biologie de nos douze reptiles valaisans. Si les conditions climatiques et les biotopes guident la répartition et l’abondance des espèces, les structures refuges jouent un rôle très important. Pour les reptiles ovipares, les sols terreux sont nécessaires à la ponte, qu’ils la disposent dans des terriers de mircomammifères comme la couleuvre d’Esculape ou dans des terriers privés comme le lézard vert et le lézard des murailles.

Déjà, les pluies tièdes éliminent toute trace de neige à basse altitude. Les crapauds communs en profitent pour entreprendre leur grande migration vers les étangs à peine dégelés où ils se ressemblent dans l’eau peu profonde des rives ensoleillées. Leur concert discret et monotone est entrecoupé par quelques appels aigus. Les couples progressent dans la végétation aquatique, déroulant des chapelets d’œufs noirs.

Bibliographie

  • Pierre-Alain Oggier, La Faune, Martigny 1994

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