Religion romaine

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La religion officielle

Elle est étroitement liée à l’Etat romain : elle est l’expression et le symbole de son autorité. En Valais, le charge de prêtre du culte impérial (flamen) va ainsi de pair avec celle de duumvir. Les épouses de ces hauts magistrats sont souvent des flaminicae, c’est-à-dire responsables du culte rendu aux impératrices. Quant aux seviri ou seviri Augustales, recrutés parmi les citoyens plus modestes et surtout parmi les affranchis, ils forment un collège de six membres et assument d’autres responsabilités dans le cadre de ce culte ; cette appartenance permet à des personnes qui ne peuvent accéder aux magistratures ordinaires de jouer un rôle en vue dans le cadre de la cité : on attend d’elles des libéralités et l’organisation de jeux, par exemple.

Les cultes romains

Les témoignages de cultes rendus à des divinités romaines ou à l’empereur se retrouvent exclusivement dans des centres profondément urbanisés et donc romanisés. Ainsi, à Forum Claudii Vallensium, le temple principal de la ville est certainement consacré à Jupiter. Deux des «Grands Bronzes de Martigny» appartiennent vraisemblablement à une représentation d’Apollon. Deux autres, en bronze doré, font sans doute partie de statues d’empereur ou de héros. Les témoignages du culte impérial proviennent non seulement de Martigny, mais aussi de Saint-Maurice et probablement du «sanctuaire fédéral» de Massongex où, au début de l’époque romaine, devaient se réunir les représentants des quatre cités valaisannes.

Statuettes et rites

Des statuettes représentant Apollon, Mars, Mercure, Minerve et Vénus sont retrouvées dans les laraires, chapelles privées, à côté des divinités protectrices de la famille. Parfois, il s’agit d’une divinité indigène ; son apparence ne permet cependant pas de la distinguer du dieu romain. Enfin, sur plusieurs sites valaisans, on a mis au jour, sous la dalle de foyers domestiques, des petits gobelets en terre cuite contenant une monnaie. Il s’agit apparemment d’un rite de consécration du foyer après la construction ou la réfection de la demeure.

Bibliographie

  • Histoire du Valais, Annales valaisannes 2000-2001, Sion, 2002

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