Religion à l'époque romaine

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A l’époque romaine, la religion occupe une place importante. En Valais, de nombreux témoins (sanctuaires, objets de culte…) ont été mis au jour lors de fouilles archéologiques et nous permettent de mieux comprendre les coutumes des populations du moment.

Sommaire

Divinités et lieux de culte

Du point de vue religieux, les Romains étaient extrêmement tolérants ; dans les pays soumis à leur loi, les cultes des anciennes divinités locales n’étaient pas interdits, bien au contraire. En donnant souvent un nom latin à ces dieux, ils les assimilaient et les faisaient entrer dans leur panthéon, sans toutefois se méprendre sur leur origine. Au contact des voyageurs, divinités et sanctuaires se romanisent petit à petit. Après la conquête romaine, les dieux indigènes ne sont toutefois pas oubliés et continuent à être honorés par les Valaisans de souche. Les lieux de culte étaient certainement nombreux, mais beaucoup n’ont pas été retrouvés. Par exemple, au col du Grand-Saint-Bernard et à Martigny, des temples indigènes avec enclos sacrés ont été mis au jour. Quant aux divinités indigènes, elles nous sont connues par des représentations figurées dont l’une des plus impressionnantes est sans doute le taureau tricorne de Martigny.

Les coutumes funéraires

A l’époque romaine, il est interdit d’enterrer les défunts dans le périmètre urbain. Cette règle a été suivie en Valais, puisque les principales nécropoles connues se situent le long des voies d’accès ou en périphérie des localités. Les tombes étaient marquées au sol de diverses manières à hauteur des moyens financiers du défunt ou de sa famille. Généralement, seuls les monuments des personnes plus aisées, en pierre, sont conservés. En Valais, un seul caveau funéraire à été mis au jour, à Plan-Conthey. Alors que le Valais a coutume d’inhumer les défunts au début de l’époque romaine, la pratique de l’incinération se répand rapidement, sauf peut-être dans certaines vallées latérales. Plusieurs nécropoles ont été fouillées en Valais. Généralement, les défunts sont accompagnés d’offrandes avant d’être inhumés ou incinérés. Dès la seconde moitié du IIIe siècle, comme partout ailleurs, on ne pratique plus que le rite de l’inhumation.

Les religions

Dans le Valais romain, plusieurs religions sont attestées. La religion officielle est étroitement liée à l’Etat romain : elle est l’expression et le symbole de son autorité. Les témoignages de cultes rendus à des divinités romaines ou à l’empereur se retrouvent exclusivement dans des centres profondément romanisés, comme à Martigny ou Saint-Maurice. Des cultes orientaux sont également présents en Valais à cette époque, essentiellement à Martigny où l’on vénérait, dans un sanctuaire particulier appelé mithraeum, un dieu solaire d’origine iranienne. A la fin du IIIe ou au début du IVe siècle, une nouvelle religion fait son apparition en Valais et s’impose après avoir souffert d’ostracisme : il s’agit du christianisme, religion encore majoritaire aujourd’hui dans le canton.

Bibliographie

  • Histoire du Valais, Annales valaisannes 2000-2001, Sion, 2002

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