Rainer Maria Rilke

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Biographie

Rainer Marie Rilke, de son vrai nom, selon les sources, René Marie Caesar Rilke[1] ou René Karl Wilhelm Johann Josef Marie Rilke[2], est né à Prague le 4 décembre 1875. Il a une enfance difficile, entre un père très digne, ancien militaire autrichien, et une mère un peu instable, pour qui il doit jouer le rôle d'une sœur aînée disparue prématurément.

Alors que Rilke est âgé de 11 ans, son père décide de l'envoyer à l'école militaire. Il y reste de 1886 à 1891. Ce sont des années très dures pour le jeune René. Il en est finalement renvoyé pour inaptitude physique. Pendant ces années, Rilke commence déjà à écrire des poèmes et des nouvelles.

Il suit pendant une année les cours d'une école de commerce à Linz avant de retourner à Prague, où il obtient son bac en 1895. En 1894, il publie son premier recueil de poèmes: Leben und Lieder. Il part ensuite, en 1896, pour Munich, un des foyers de la vie intellectuelle allemande. Dans la capitale bavaroise, il fait une rencontre qui va marquer toute sa vie: Lou Andréas-Salomé. Il s'agit d'une écrivaine d'origine russe, fille de général, et mariée. Elle sera d'abord son amante, avant de devenir son amie et sa confidente.

Suivant le couple Andréas, Rilke s'installe à Berlin en 1897. C'est là qu'il prend le nom de Rainer Maria. En 1899, il se rend une première fois en Russie, avec Lou et son mari. Il rencontre alors Léon Tolstoï. Il y retourne l'année suivante, mais seulement avec Lou.

Les deux amants décident au retour de se séparer. Cela ne gâche pas leur amitié.

Cette année-là, il s'installe à Worpswede, au sud de Brême. Il y rencontre, entre autres, Clara Westhoff, une sculptrice, ancienne élève de Rodin. Il l'épouse l'année suivante et ils ont une fille, Ruth. Mais le couple ne vit pas longtemps ensemble. En effet, l'année suivante, Rilke se rend à Paris. Il devient le secrétaire de Rodin, sur qui il écrit une monographie.

Ce sont alors des années vagabondes pour Rilke. Bien qu'entre 1910 et 1914 Paris soit son port d'attache, il vit dans cinquante résidences différentes. Durant cette période "parisienne", il découvre entre autres l'Algérie, la Tunisie, Venise, l'Egypte, l'Espagne, Rome, le Danemark, la Suède, et rend parfois visite à sa femme et sa fille, en Allemagne.

Pendant la Première Guerre Mondiale, il fait son service aux Archives de la Guerre de Vienne. Après l'armistice, en 1919, il vient à Zürich, et finit par s'installer en Suisse. En 1921, il découvre le Valais, et s'installe au Château de Muzot, à Veyras, que loue pour lui son ami et mécène Werner Reinhart. Dans cette demeure, il compose une série de recueils en français, dans le but, aurait-il dit, de demander la nationalité suisse.[3]

Entre 1924 et 1926, Rilke doit toutefois faire plusieurs séjours au sanatorium de Valmont, au dessus de Montreux, pour soigner sa leucémie. Il y décède le 29 décembre 1926. Il est enterré selon son désir à Rarogne.[4]

Bibliographie

Une sélection d'ouvrages:

  • Le Livre de la pauvreté et de la mort, Paris : Actes Sud, 1982
  • Les élégie de Duino/Les Sonnets à Orphée, éd. Billingue, Paris : Angelloz, 1943
  • Vergers, suivi des Quatrains valaisans, Paris : Editions de la Nouvelle revue française, 1926
  • Le Livre d'heures, 1905

Pour en savoir plus

Découvrez et empruntez ce que la Médiathèque Valais possède en lien avec cet auteur

Sources

  1. Philippe Jaccottet, Rilke par lui-même, Paris : Seuil, 2006, p. 10
  2. Horst Nalewski, in Horst Haase/Antal Mádl, Österreichische Literatur des 20. Jahrhunderts, Berlin, 1990, p.133
  3. Festival Rilke
  4. Wikivalais


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