Pic

De Wikivalais

Dans les grands arbres, on peut entendre aussi le grimpereau des jardins, la sitelle et les pics. Le pic vert, qui lançait une seule et unique strophe quotidienne en janvier, n'interrompt désormais son "rire" que pour tambouriner. Le pic épeiche (Dendrocopos major) l’accompagne comme le faisait aussi le pic cendré (Picus canus) dans le Chablais, il y a quelques années encore, seul l’épeichette, le nain de la famille, attendra avril pour joue sa partition.

Sommaire

Chants et tambourinages des pics

Le pic noir (Dryocopus martius), le plus grand des pics, exclusivement forestier, tambourine aussi. Son roulement puissant et sonore porte nettement plus loin que le grelottement de L’épeichette. Chaque espèce se distingue par un tambourinage de durée, de force et de rythme particuliers, et par des rappels différents. Des ptik isolés trahissent l’épeiche bariolé de noir, blanc et rouge, le kyuckuyckyuck du pic vert est caractéristique, le kikikikikikikiki de l’épeichette est aussi faible que sa taille, tandis que le pic noir signale ses déplacements par des krukrukrukrukrukru et passe à un registre nettement plaintif, presque pleurnichard lorsqu’il est posé, émettant des klîîe traînards. Il possède encore un chant que l’on n’entend qu’au printemps, aux abords du site de nidification : un ouikouikouikouikoui ouikouikouikouik qui accompagne parades et accouplements.

Pic vert

Ainsi, une étude par radiopistage a montré que le pic vert (Picus viridis), grand amateur de fourmis qu’il récolte au sol dans les herbages, ne peut vivre que dans les forêts claires, les vergers ou les bocages. Peu enclin à s’éloigner des arbres, il évite les prairies dénudées qui ne lui offrent pas le couvert; symétriquement, il ne peut subsister dans les parcs ou les vergers privés de fourmis par une gestion trop sévère.

Torcol fourmilier

Le torcol fourmilier (Jynx torquilla), myrmécophage lui aussi, est un curieux oiseau cavernicole fort discret, capable de se « transformer » en branche morte pour échapper à l’observateur ; il doit son nom à son étonnante capacité de tourner la tête au-delà du raisonnable. Cousin des pics, ce migrateur niche dans les troncs pourris mais accepte volontiers les nichoirs. Incapable de creuser sa propre loge, il doit parfois faire preuve d’agressivité pour éjecter autrui et prendre place. Il est difficile d’apercevoir cet oiseau au plumage couleur d’écorce si l’on ne connaît pas son chant, un sorte de couinncouinncouinncuoinncouinn nasillard et un peu traînant, facile à distinguer du kikikikikikikikiki de l’épeichette.

Pic épeichette

Comme son diminutif l’indique, L’épeichette (Dendrocopos minor) est le plus petit de nos pics. En sus de la forêt riveraine, son domaine, il fréquente les vergers à hautes tiges et les bocages. On le voit peu en hiver sans doute parce qu’il se fait silencieux. Il est vrai que sans son kikikikikiki printanier, on n’apercevait pas souvent cet adepte des rameaux fins.

Bibliographie

  • Pierre-Alain Oggier, La Faune, Martigny 1994

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