Philippe Aebischer
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Années de naissance et de décès
1848-1932
Biographie
Rédacteur de la Gazette du Valais de 1869 à 1875. Selon le Dictionnaire historique et biographique de la Suisse[1], "Alexis Allet, alors tout puissant en Valais, l'attira à Sion pour diriger la Gazette du Valais, qui connut sous sa direction une période très active. Philippe Aebischer fut en même temps professeur de littérature au lycée de Sion. En 1875, Aebischer fut appelé à Paris par son ami Victor Tissot et écrivit dans de nombreux journaux et revues sous les pseudonymes de Philippe d'Arconciel et surtout de Henri Flaman, qu'il substitua presque à son nom germanique. Longtemps attaché au Petit Parisien, il est l'auteur d'innombrables articles publiés sous le pseudonyme collectif de Jean Frollo. Travailla aussi à La Paix et collabora sous la direction de Tissot au supplément littéraire du Figaro. C'est sous le pseudonyme d'Henri Flamans qu'il sera l'éditeur de la revue Le Magasin pittoresque. En 1917, à la mort de son ami V. Tissot, qui légua sa fortune à la ville de Bulle, Aebischer fut désigné pour organiser et diriger le musée gruyérien."
Voici les renseignements complémentaires obtenus du Musée gruyérien [2]:
"Dans son testament instituant le Musée gruérien et la Bibliothèque publique, Victor Tissot exprimait le voeu que le poste de conservateur du nouveau musée soit proposé à son ami Philippe Aebischer. Ce qui fut fait. Les relations avec la Ville de Bulle et la commission de la Fondation V. Tissot se gâtèrent assez rapidement. Ph. Aebischer faisait à Paris des achats coûteux et tout à fait inopportuns qu’il envoyait par wagons entiers. De plus, il refusa de s’installer à Bulle pour organiser le musée et la bibliothèque. Finalement, il fut démis de ses fonctions. En 1923 fut nommé pour le remplacer Henri Naef qui, en quelques mois, permit l’ouverture du musée et de la bibliothèque dans l’ancien Hôtel Moderne puis développa une irréprochable politique d’acquisitions et s’engagea en faveur de l’histoire, du patrimoine architectural et naturel, de l’art populaire, du patois, des coutumes et traditions de la Gruyère et du canton de Fribourg.
A la suite de son éviction, Ph. Aebischer se lança dans des attaques contre la Ville de Bulle en s’adressant jusqu’aux plus hautes autorités cantonales. Vous comprendrez qu’il n’a pas laissé un bon souvenir dans notre institution. Nous avons quelques peintures de lui dans nos collections. J’ai trouvé une notice nécrologique dans les Nouvelles Etrennes Fribourgeoises de 1933, p. 226-227. Il serait décédé en octobre 1932 à Paris."
En 1925, il signe encore un article [3].
Pseudonyme
A collaboré à
Sources
- ↑ Dictionnaire historique et biographique de la Suisse, t. 1, 1921, p. 85.
- ↑ Communication par courriel de M. Denis Buchs, conservateur du Musée gruérien.
- ↑ Henri Flamans, "Deux conversions sensationnelles à Fribourg il y a cent ans. [Karl Ludwig von Haller und Johann Georg Esslinger]", dans Nouvelles étrennes fribourgeoises, 58 (1925), pp. 11-16.
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