Petit gravelot
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Le guignette partage le terrain avec le petit gravelot (Charadrius dubius), un autre petit limicole de la famille des charadridés. Si le premier cache une ébauche de nid dans la maigre végétation riveraine, le gravelot, justifiant son nom, dépose ses œufs dans une cuvette de gravier, il confie ainsi au mimétisme le sécurité de ses futurs petits. Spécialiste des bancs de gravier tout nouvellement abandonnés par les crues, le gravelot montre un tempérament pionnier, toujours prêt à coloniser de nouveaux espaces, abandonnant les sites que la végétation recouvre. Ainsi s’explique l’installation temporaire de l’espèce dans certaines gravières comme celle du Verney à Martigny de 1908 à 1983. Finges, avec ses 7 km de rives en perpétuel changement, demeure toutefois le seul site où l’espèce a quelque avenir en Valais.
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Identification
De la taille d'un petit passereau, le petit gravelot n'affiche pas de couleurs rutilantes. En effet, sa tenue se confond parfaitement avec son milieu : brun, blanc, noir principalement. Il se distingue du grand gravelot (Charadrius hiaticula) notamment par ses pattes jaune-rose, mais pas orange, sa taille inférieure et son cercle orbital jaune vif.
Alimentation
Il se nourrit de divers invertébrés sur les rivages dépourvus de végétation.
Habitat
Les plages, rivages nus, bancs de graviers, flaques et étangs asséchés sont ses milieux de prédilection. Cependant, pour la nidification, le petit gravelot a besoin d'un terrain plat et caillouteux. Avant, les rivières non endiguées lui fournissait des bancs d'alluvions à volonté. Cependant, désormais ces milieux sont devenus bien rares. En Valais, c'est principalent le Rhône sauvage de Finges qui les attirent. Ils ont également trouvé, comme sites de substitution, les gravières (comme celle des Epines à Conthey).
Nidification
Le nid du petit gravelot est une petite cuvette creusée dans les graviers. Les oeufs (4 généralement disposés en croix), similaires à des galets, sont pondus à même le sol.
Menaces
Les activités nautiques, les baigneurs, la disparition des biotopes sont autant de menaces qui pèsent sur le petit gravelot.
Bibliographie
- Pierre-Alain Oggier, La Faune, Martigny 1994
- Paul Géroudet, Limicoles, gangas et pigeons d'Europe
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