Perdrix

De Wikivalais

Il y avait aussi la perdrix grise, inféodée aux céréales entrecoupées de friches et haies basses, qui passait l’hiver en se nourrissant de jeunes pousses vertes, notamment celles des céréales d’hiver, puis trouvait pour ses poussins nidifuges les innombrables insectes et autres petits invertébrés des friches, le couvert dans les haies. Enfin à l’automne, elle glânait les graines perdues ou les semences des « mauvaises herbes ». La suppression des haies, l’élimination chimique des mauvaises herbes et des insectes ont rapidement condamné la chasse à la perdrix ; ce ne sont pas les lâchers d’animaux d’élevage, vecteurs de maladies nouvelles, qui peuvent renverser la situation dans le décor d’aujourd’hui simplifié. Cette poule sauvage ne pourra recolonniser notre pays qu’au prix d’une réduction massive de l’usage des biocides, au moins sur la frange des cultures de céréales et à condition de recréer des structures bocagères : en effet, les mâles belliqueux ne supportent que des voisins invisibles.

La Bartavelle, qui fréquente aussi les pelouses steppiques, colonise les pentes séchardes jusqu’à plus de 2000 m. Cette superbe perdrix aux pattes rouges, aux flancs barrés de noir, au dos et au capuchon gris formait des compagnies nombreuses quand elle pouvait bénéficier de la culture des céréales. A cette époque on pouvait l’observer sur les célèbres collines de Sion. Désormais restreinte aux biotopes sauvages, elle a déserté certains secteurs trop isolés et s’est raréfiée au point de ne plus être chassée. Quelques hivers cléments semblent lui avoir permis de regonfler ses troupes.

Bibliographie

  • Pierre-Alain Oggier, La Faune, Martigny 1994

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