Patois du Valais romand en scène

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Sommaire

Résumé

Conthey, Veillée cantonale du patois, 6 novembre 2010. Pièce de théâtre interprétée par de jeunes Contheysans. © Médiathèque Valais - Martigny.

Langue essentiellement parlée, le patois du Valais romand appartient à la catégorie du franco-provençal. Traditionnellement, ce dialecte vit et se maintient à travers des pratiques quotidiennes liées à l’agriculture et aux travaux domestiques. Cependant, son développement et sa richesse s’expriment surtout dans les modes d’expressions publiques qui en font un véritable vecteur de traditions et porteur d’identité.

Alors qu’il est interdit dans les écoles, le patois survit dans les marges. En collaboration avec un public qui décroît avec la modernisation du Valais, des passionnés en sauvent des aspects. Certains en font des dictionnaires, d’autres mettent en scène des épisodes de la vie. C’est ainsi que le patois du Valais, à l’instar de celui de Fribourg et d’autres cantons romands, est mis en scène sous les formes les plus diverses. Il y a évidemment les contes que racontent les anciens et les chansons de tous types. Se développent aussi les représentations publiques de pièces de théâtre jouées par des acteurs amateurs. Ces spectacles sont portés par des sociétés locales qui donnent régulièrement des représentations devant leur public, ainsi que lors des réunions et veillées organisées sous les auspices de la Fédération cantonale valaisanne des amis du patois. Des artistes, à priori éloignés de la pratique traditionnelle du patois, l’utilisent dans leurs tours de chant et leur CD. Enfin, grâce à leur mise en ligne sur internet, les 1529 émissions réalisées par la Radio Suisse romande entre 1952 et 1992 retrouvent, aujourd’hui, une nouvelle vie et participent au vaste projet de sauvegarde et mise en valeur d’une tradition vivante hors du commun.

Informations sur le groupe des détenteurs

Le groupe des détenteurs est, d’une manière large, celui formé par ceux qui ont encore une pratique active et régulière du patois. Lors du recensement effectué en l'an 2000, 6'202 personnes en Valais ont indiqué le patois comme l'une de leurs langues parlées. Parmi les 5'484 personnes qui ont déclaré l'utiliser dans le ménage, 839 le parlent aussi au travail. Le district d'Hérens comptait 1'319 locuteurs patoisants, ce qui représente 14,6 % de la population; le district de Conthey, 1'137, soit 5,6 %, et le district d'Entremont 395 locuteurs, soit 3,2 %. Évolène est la seule commune en Suisse romande où la transmission du patois s'effectue de manière ininterrompue. Encore en ce début de XXIe siècle, des enfants apprennent le patois comme langue maternelle et le patois est langue parlée par 48,5 % de la population résidante. A côté des personnes qui utilisent le patois dans leur vie quotidienne, il faut aussi compter des groupes plus larges qui sont en contact avec la langue de manière passive, mais le comprennent et sont en mesure d'apprécier des productions en patois (spectateurs de théâtre, auditeurs de contes, etc.).

La Fédération cantonale valaisanne des amis du patois et les vingt sociétés locales affiliées sont les détenteurs reconnus de la tradition vivante. C’est dans le cadre de leurs activités que se réalisent et se transmettent les éléments essentiels de la tradition en prenant la forme de contes, chants, pièces de théâtre, etc.

A l’initiative de Bernard Bornet, ancien Conseiller d’Etat, le gouvernement valaisan a reconnu la nécessité de soutenir plus activement le mouvement en faveur de la sauvegarde du parler dialectal en Valais. Le 25 juin 2008, suivant la proposition d’une commission mandatée par le chef du Département de l’éducation, de la culture et du sport, le Conseil d’Etat a institué un Conseil du patois qui a mis en œuvre un plan d’action ambitieux pour la valorisation du patois. Le 4 avril 2011, sur proposition du Conseil du patois, le Conseil d’Etat du canton du Valais et la Fédération cantonale valaisanne des amis du patois ont créé la Fondation pour le développement et la promotion du patois francoprovençal en Valais.


Une langue en scène

Conthey, Veillée cantonale du patois, 6 novembre 2010. Chant d’ensemble final. © Médiathèque Valais - Martigny.

Alors que les parlers traditionnels de la Suisse romande ne sont quasiment plus parlés au quotidien, il est important de soutenir leur sauvegarde sous une autre forme. Dans cette perspective, la représentation publique dans un parler dialectal doit être considérée comme une tradition vivante digne de sauvegarde. Elle l’est à la fois pour l’enrichissement et la pérennisation du parler, comme pour la survie des éléments symboliques liant la société dont il est issu.

Dans le domaine des dialectes romands, le maintien de la tradition de la langue mise en scène est exemplaire. Cette tradition est encore vivante dans les cantons du Valais et de Fribourg. Contes racontés, chants exécutés en chœur, pièces de théâtre jouées par des amateurs, les diverses expressions scéniques en parlers dialectaux mobilisent de nombreux porteurs d’un savoir en voie de disparition. Elles attirent un public fidèle et conscient de la nécessité de soutenir ces manifestations qui sont tout à la fois une quête de racines, un refuge dans le passé, mais aussi une clé et une philosophie pour mieux comprendre le présent. A ce titre, elles participent de l’identité d’une région et contribuent au maintien des liens qui soudent les communautés locales.

Entre nostalgie du passé, ancrage dans le présent et vision prospective, différents porteurs de cette tradition s’efforcent de la maintenir en vie. Ils leur trouvent des moyens d’expression et de diffusion qui les renouvellent et les font dépasser la simple reproduction figée d’anciennes traditions.

Le patois du Valais romand en scène est donc présenté ici comme un cas exemplaire et significatif d’une tradition vivante également dans d’autres régions de la Suisse romande, en particulier dans le canton de Fribourg.

Origines et déclin des patois

Comme le rappelle Federica Diémoz (Diémoz-Rossier, p. 104), les parlers francoprovençaux, appelés couramment patois, ne sont pas une corruption du français. Ce sont des langues à part entière, des langues romanes, issues du latin implanté jadis dans les territoires concernés. L’espace de diffusion du francoprovençal est limité par les dialectes d’oïl au nord et à l’ouest, par les dialectes d’oc au sud et au sud-ouest, ainsi que par l’allemand et l’italien à l’est et au sud. De fait, les patois francoprovençaux sont encore plus ou moins utilisés dans une vaste région à cheval entre la France (Rhône, Savoie…), la Suisse (Suisse romande) et l’Italie (Aoste).

Le déclin des patois, versus leur survivance, est variable. La Réforme protestante explique en partie leur disparition rapide dans les villes comme Genève ou Lausanne. Le prestige du français, patois d’oïl d’Ile-de-France, et les mesures visant à renforcer les unités cantonales, marquent, au début du XIXe siècle, une deuxième vague d’abandon des patois romands. Le processus de francisation s’intensifie avec les transformations économiques basées sur une augmentation des échanges et un brassage accru de la population.

Au XXe siècle, seuls quelques ilots régionaux conservent une pratique courante du patois. Le Valais et Fribourg en comptent plusieurs qui peuvent servir d’exemples pour le maintien d’une tradition.

Evolution des patois du Valais romand

A côté des caractères qu'ils partagent avec l'ensemble du territoire francoprovençal, les patois du Valais romand témoignent d'une riche variation interne. Presque chaque village a développé des particularités propres, essentiellement d'ordre phonétique ou lexical. Dans la mesure où les actes officiels et publics sont d’abord en latin, puis, dès le XVIIIe siècle de plus en plus en français, il nous reste peu de traces écrites en patois ancien.

La scolarisation des enfants au XIXe siècle et la généralisation du français dans les échanges et les communications écrites relèguent le patois dans ses usages locaux. Bientôt, il est activement combattu. Des mesures sont prises par les autorités pour en interdire l’usage. Ainsi en 1824, à l’imitation d’un arrêté vaudois de 1806, le règlement des écoles de la Commune de Monthey stipule que : « Les régents interdiront à leurs écoliers et s’interdiront absolument à eux-mêmes l’usage du patois dans les heures d’écoles et en général dans tous les cours de l’enseignement. » L’exemple est imité et l’interdiction générale pour le Valais devient effective lorsque les édiles pensent que l’usage du patois est nuisible à l’apprentissage et la généralisation du français. Cependant, même sans cet ostracisme, le patois décline de manière irréversible, car il a conservé des particularités régionales et locales qui le rendent parfois peu compréhensible d’une région à l’autre, d’une commune à l’autre, voire d’un village à l’autre. Or, avec le brassage de la population qui augmente en parallèle aux changements importants qui marquent la Valais à partir des années 1850, le patois ou les patois locaux ne peuvent pas rivaliser avec le français. Le développement des communications, de l’industrie, du commerce et des services tend à imposer, de facto, l’usage d’une seule langue. Cantonnée à des pratiques concrètes liées à l’agriculture traditionnelle et à l’élevage du bétail en particulier, la langue s’étiole. Les élites sont invitées à élargir leur cercle d’audience et utilisent pour cela le français. Tout le cursus scolaire, comme les médias vont dans ce sens et privent les parlers traditionnels de moyens d’expressions stables, vivants et transmissibles autrement que par une tradition orale tôt limitée au cercle étroit de la famille et du village.

Conservation et valorisation des patois

En même temps que la langue perd progressivement de son importance, des initiatives apparaissent pour en conserver des éléments et les valoriser.

La plus vaste entreprise réalisée dans ce sens est le Glossaire des patois de la Suisse romande. Lancé dans les dernières années du XIXe siècle, le Glossaire a l’ambition de sauvegarder plus de 50’000 mots en s’appuyant sur plus de 200 localités, situées dans toutes les parties du pays. Les autorités cantonales sont interpellées : « la Suisse, qui a fait tant de sacrifices pour la conservation d’espèces végétales ou animales menacées de disparition, ne ferait-elle rien pour sauver d’un oubli total l’instrument si original de la pensée de nos pères, la langue qui pendant des siècles a servi à exprimer leurs joies et leurs souffrances ?» (Dubois p. 381). D’emblée, le projet est soutenu par des subventions importantes de la Confédération et des cantons romands. Il l’est toujours par les départements de l’instruction publique cantonaux.

En 1973, est créé, à l’université de Neuchâtel, le Centre de dialectologie et d’étude du français régional. Ce centre a pour mission l’enseignement universitaire et la formation des étudiants dans le domaine de la dialectologie galloromane, des patois vivants et du français régional. Le Centre de dialectologie et le Glossaire des patois de la Suisse romande assurent la valorisation du patois sur le plan scientifique. Mais le maintien de la tradition vivante est du ressort d’autres acteurs qui se préoccupent de la survie de la langue par la transmission orale directe.

Le patois en scène à la Radio

Après la Deuxième Guerre mondiale, le déclin irréversible de l’agriculture traditionnelle et les transformations de la société sur tous les plans, accélèrent le déclin du patois. A l’exception de quelques communes valaisannes, le patois n’est plus pratiqué dans le cadre des familles. Et les enfants ne le parlent plus guère.

C’est dans ce contexte d’urgence que naît une entreprise qui va régulièrement mettre en scène les parlers de la Suisse romande et des régions voisines. Dans le cadre de Radio-Lausanne (puis Radio Suisse romande), Charles Montandon, Fernand-Louis Blanc et Ernest Schüle, rédacteur en chef du Glossaire des patois de la Suisse romande, lancent l’idée d’une émission bimensuelle en patois. Leur ambition n’est pas de recueillir et sauver de l’oubli le vocabulaire et les locutions usuelles des patois, mais bien de reproduire les inflexions et les nuances des parlers régionaux.

Le 16 décembre 1955, les statuts des Archives sonores de parlers de la Suisse romande et des régions voisines sont signés et une équipe commence à rassembler et diffuser un véritable témoignage sonore authentique des parlers menacés de disparition en les enregistrant sur disque ou sur bande de magnétophone. Au fil des ans, l’émission élargit sa perspective et s’intéresse aux patois des régions voisines : Val d’Aoste, Savoie, Piémont, Alsace…

En tout ce sont 1529 émissions qui sont produites de 1952 à 1992. Elles embrassent tout le répertoire traditionnel de la littérature orale. A côté des contes, des légendes, des chansons, des prières, des poésies qui traduisent une sensibilité et une vision du monde originales, il y a de nombreuses saynètes et pièces de théâtre, qui reconstituent des scènes villageoises.

Avec la collaboration de la Radio Suisse romande, de Memoriav et des bibliothèques cantonales romandes, la Médiathèque Valais – Martigny a mis en ligne les sons et une partie des textes de ces émissions, dont 472 en patois du Valais et plus de 500 en patois de Fribourg. Il est donc possible de retrouver, d’écouter, d’étudier et de reproduire, des éléments précieux de cette tradition parlée.


Pratique actuelle de la tradition vivante

Parallèlement au travail effectué sur le terrain par la Radio Suisse romande, la Fédération romande et interrégionale des patoisants, fondée en 1954, organise un concours littéraire présidé par Ernest Schüle avec comme but de susciter la création d’œuvres écrites en l’un ou l’autre des patois romands, et ainsi d’enrichir les Archives sonores des parlers romands et de contribuer au renouveau de la vie dialectale romande.

Fondée également en 1954, la Fédération cantonale valaisanne des amis du patois s’attache à la valorisation du patois par différents canaux : conférences, études, recherches de dictons, proverbes, historiettes, chansons, poèmes, saynètes, sermons… Un effort tout particulier est fait pour la mise en écrit d’une culture essentiellement orale. Pour cela la Fédération organise ou soutient des cours de graphie, de versification, de musique ou de théâtre. De même, elle encourage les enquêtes ethno-linguistiques dans la perspective de sauver les savoirs des locuteurs qui ont vécu à l’époque où les activités traditionnelles étaient encore le lot général de la population. Ces éléments ont des influences directes sur la pratique associative locale. La Fédération suscite et encadre la création de sociétés locales qui se maintiennent tant bien que mal. Le nombre des sections affiliées est en augmentation constante dans la deuxième moitié du XXe siècle.

Actuellement, une vingtaine de sociétés, dont trois hors canton, font partie de la Fédération. Il en résulte de nombreuses activités qui animent les villages où ces sociétés sont agissantes. Les principales activités comprennent les soirées du patois, l’enregistrement des locuteurs, l’enseignement des dialectes, et la réalisation d’inventaires lexicographiques locaux. La conservation et la valorisation de ce patrimoine dépasse largement le cadre linguistique et englobe la civilisation dont le dialecte est un vecteur.


Mesures particulières de conservation

Conthey, Veillée cantonale du patois, 6 novembre 2010. Laurence Revey et Joël Nendaz. © Médiathèque Valais - Martigny.

Ainsi, le patois occupe à nouveau une place reconnue dans la société. Son histoire, sa dialectologie passionnent les chercheurs. Les défenseurs du patois sont, si ce n’est plus nombreux, toujours aussi déterminés et prêts à se battre pour maintenir et valoriser cette langue. Basée sur l'oralité, elle trouve dans le théâtre et les contes des expressions littéraires qui sont dignes d'intérêt et de sauvegarde.

Sous l’égide de la Fédération cantonale valaisanne des amis du patois, de la Fondation du patois et du Conseil du patois, des mesures particulières sont prises pour perpétuer la tradition vivante. Comme nous l’avons vu, la Fédération stimule la créativité et constitue une littérature régionale à part entière. Très active, elle dispense également divers cours pour donner aux locuteurs intéressés les bases nécessaires à la réalisation et la pérennisation de leurs savoirs.


Les activités, relativement diversifiées, trouvent leur acmé dans les rencontres régionales et interrégionales, veillées et autres manifestations culturelles au cours desquelles le chant, le théâtre (pièces et sketches) et la narration de contes et légendes constituent les modes d’expression privilégiés. La Fondation et le Conseil du patois ont entrepris, grâce notamment à un soutien important de la Loterie Romande, de favoriser de nouveaux modes d’expression du patois en rapport avec les arts actuels de la scène. C’est ainsi qu’avec leur appui, plusieurs artistes ont utilisé le patois comme langue de scène et ont édités des CD dans des styles contemporains. C’est notamment le cas de Laurence Revey, Paul Mc Bonvin, Sylvie Bourban, Carine Tripet…

Par ailleurs, la tradition vivante est stimulée par le développement de cours de patois dans les universités populaires de Canton et par des cours d’initiation au patois dans quelques écoles primaires et cycles d’orientation. Fait réjouissant, le mouvement en faveur de la sauvegarde et du maintien de la tradition a eu des retombées spectaculaires avec l’introduction de cours facultatifs de patois à l’école primaire. Une première initiative de la commune d’Evoène a été couronnée de succès puisqu’à la rentrée scolaire 2011, plus de 60 élèves se sont inscrits à ce cours facultatif.


Traditions similaires en Suisse

Le Patois est encore vivant et pratiqué dans plusieurs cantons suisses dans lesquels la culture traditionnelle a mieux résisté à la modernisation. A côté du Valais, c’est notamment le cas du canton de Fribourg (Gruyère et Veveyse), ainsi que du Jura, dont le patois est rattaché aux dialectes d’oïl. Dans les autres cantons romands, les patois ont quasiment disparu.

Dans le Val d'Aoste, le patois - très proche du valaisan - est solidement implanté et pratiqué par une partie de la population. Avec l'appui des autorités de la Région, il dispose d'un statut officiel et il est enseigné dans les écoles. Des formes d'expression similaires à celles signalées pour le Valais sont utilisées par les sociétés et les écoles. Des rencontres et des manifestations ayant le patois comme objet et comme moyen d'expression sont régulièrement organisées et rencontrent un large soutien populaire.

La particularité du Valais réside dans la vivacité de la tradition et l'intérêt de l'expression littéraire et théâtrale. Une collaboration avec Fribourg, voire avec Aoste, doit être envisagée dans le cadre du maintien et du développement de cette tradition vivante.


Références

1. Conseil des patoisants romands, L’Ami du patois : trimestriel romand, 1973 et ss.

2. Anne-G et Nicola Bretz-Héritier, Le patois de Savièse (10 tomes), 1996-2009.

3. Federica Diémoz,Serge Rossier, Le patois, une langue et un patrimoine communautaire, in La Gruyère dans le miroir de son patrimoine, t. 2, 2011, pp.103-114.

4. Alain Dubois, La conservation et la valorisation de la mémoire des patois dans le Valais romand, in Vallesia, Sion 2006.

5. Fédération cantonale valaisanne des amis du patois, Les patois du Valais romand : 50 ans, 1954-2004, 211 p., Evolène, 2005.

6. Glossaire des patois de la Suisse romande, Neuchâtel, puis Genève, 1924 et ss.

7. Jean-Henry Papilloud, Archives des parlers patois de la Suisse romande et des régions voisines, Arbido, 2005/5 pp. 18-20 , renvoie à Médiathèque Valais - Martigny, 1529 émissions de la RSR en ligne sur memovs.ch et patois.ch.

8. Rose-Claire Schüle, Inventaires lexicologique du parler de Nendaz (3 volumes), 1963-2006.


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