Patois, renouveau et actualité

De Wikivalais

Assurément, au début du 3ème millénaire, les patois valaisans existent ! En traversant le canton, le passant peut percevoir leurs mélodies sur la place des villages, les scènes théâtrales ou encore dans l'intérieur domestique.

Malgré la situation difficile que le patois a connu au XIXe siècle, des partisans se sont en effet toujours avancés pour le maintien de leur patrimoine oral. C’est au cours de la seconde moitié du XXe siècle qu’ils se font progressivement de plus en plus entendre. Quelques patoisants se dressent pour exprimer leur conviction et pour appeler à une revalorisation du patois. Parmi eux, citons le Chanoine nendard Marcel Michelet qui, partant du principe que l’interdiction de l’usage de patois à l’école à précipité sa chute, déclare : "L’école doit refaire ce qu’elle a défait".

Après cet épisode, le Valais voit se multiplier les actions pour favoriser le maintien et l’utilisation du patois. C’est ainsi qu’en 1985 se déroule à Sierre la Fête romande et Interrégionale du patois.

Dix ans plus tard, en 1996, les défenseurs du patois continuent leur combat en allant jusqu’à déposer un postulat accepté par le Gouvernement. A la suite de ce dernier, le Département de l’éducation, de la culture et des sports mandate en 2007 un groupe de travail pour réfléchir à la place du patois dans notre société et initier son retour à l’école. En 2008 le Conseil du patois est fondé pour devenir en 2011 la Fondation du patois.

Le e 2 septembre 2007, a lieu la Fête cantonale des patoisants à Basse-Nendaz. A cette occasion, les partisans du patois rappellent que :

"Aujourd’hui, la mission du patoisant doit faire rayonner le patois ; c’est une tâche noble et exigeante qui ne s’oriente pas dans la nostalgie, vers le passé, mais qui s’inscrit résolument dans la modernité de notre société et de notre existence. Cela ne se réduit pas à un devoir de mémoire, cela constitue un vrai projet de société. Et de plaider l’urgence appelant à une mobilisation pour que cette richesse de civilisation se perpétue…"[1]

Si la mobilisation pour le patois commence à se faire en haut lieu, de nombreuses associations et institutions participent déjà à son rayonnement et à sa sauvegarde. Parmi elles, se trouvent aussi bien des groupes locaux visant la permanence de leur patois régional que des centres à vocation scientifiques qui documentent et nous apportent un regard nouveau sur notre patrimoine oral.

Sources

  1. Gisèle Pannatier in Le patois mort ou vif : un choix historique

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