Organisation du territoire

De Wikivalais.

A la fin de l'Ancien Régime, le découpage du territoire ne se réduit pas à une simple ligne de démarcation – la Morge de Conthey - entre les souverains et les sujets. Le Haut-Valais lui-même ne constitue pas un ensemble homogène car certaines régions ont un statut de sujétion (le Lötschental par exemple). Quant aux deux dizains francophones, le pouvoir est exercé par les « nobles bourgeois » des villes alors que les campagnes environnantes leur sont soumises. Dans le pays sujet, le système en place est également complexe. Il garde des traces du système savoyard. Les gouvernements de Monthey et de Saint-Maurice sont confiés à des hommes choisis, par tournus, dans les dizains souverains.

Il faut rajouter que l'organisation militaire et, surtout, le réseau des paroisses, qui constitue un ensemble cohérent et centralisé sous le contrôle de l'évêque de Sion se superposent aux structures politiques.

Sommaire

A la période révolutionnaire

La commune n'a plus la même importance; elle devient un rouage réduit à des fonctions administratives. Le nouveau pouvoir remodèle les subdivisions territoriales et les représentants locaux sont renommés agents nationaux.

La période indépendante de 1802

Elle, intègre, quant à elle, la tradition de l'ancienne République et la modernité de la période révolutionnaire. Le Valais reste donc organisé en trois niveaux: le pays, les dizains et les communes. Mais le fédéralisme désénal, voire communal, est remplacé par un centralisme modéré. L'ensemble du territoire forme une République soumise à la même constitution et aux mêmes lois. Le pays est gouverné par une Diète (formée de représentants des douze dizains qui ont droit à une délégation proportionnelle à leur population) et un Conseil d'Etat. Un pouvoir exécutif permanent est institué. L'unité du canton est affirmée dans les discours et dans les lois par la suppression des barrières intérieures ainsi que des réglementations locales qui entravent le commerce de certaines denrées. On assiste aussi à l'ébauche d'un marché valaisan qui protège la production indigène. Le 6 novembre 1802, la Diète interdit l'importation de la bière, « boisson inusitée dans ce pays qui abonde en vin »; le 24 mai 1803, elle prohibe l'entrée de vins étrangers.

Les lois

En novembre 1804, la Diète adopte le code civil et criminel de l'Ancien Régime. Cependant, les lois ne sont pas vraiment mises en pratique car il est difficile d'imposer à la population des normes élaborées sans concertation. Les édits ne sont appliqués que selon le bon vouloir des autorités locales.

Bibliographie

  • Histoire du Valais, Annales valaisannes 2000-2001, Sion, 2002

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