Nature en Valais

De Wikivalais
Dents du Midi

Pour le visiteur étranger, le Valais frappe par l’extrême diversité de ses paysages. Des rives du lac Léman aux étendues des glaciers, il est une terre de contrastes où la nature joue sur tous les registres, utilisant les ressources de sa palette de couleurs et de structures infinies : prairies verdoyantes, sombres forêts d’épicéa, cultures géométriques de la plaine du Rhône, steppes des alpages et déserts d’altitude qui confinent au ciel... Cette variété qui charme le regard et fait le bonheur des naturalistes trouve une explication dans la combinaison des différents facteurs en présence.

Sommaire

Géologie

Le sous-sol valaisan s’est constitué au cours des différentes étapes du plissement de la chaîne des Alpes, lors du choc créé par le rapprochement des plaques eurasienne et africaine. Soulèvements, glissements, éboulements, sédimentation, plissements... : la situation est terriblement compliquée et le profane ne s’y retrouve pas. Les géologues reconstituent pourtant les différentes couches et le film des événements. Ils trouvent les richesses minières du sous-sol et tentent de prévenir certaines catastrophes.

Climat

Les hautes montagnes qui ceinturent le Valais le mettent partiellement à l’abri des dépressions venues de l’Atlantique ou de la Méditerranée. Avec deux fois moins de précipitations que le Plateau, le Valais est la région la plus sèche de Suisse. Le climat du canton peut se résumer en trois caractéristiques : hivers froids, étés secs et températures contrastées. La réalité est toutefois plus complexe. L’ouest est plus humide que le Valais central, les versants sud et nord ne sont pas touchés par les mêmes perturbations, l’altitude joue un rôle important sur les températures et les précipitations...

Hydrologie

Inondation, Charrat, 1948

En dépit de son statut de région sèche, le Valais joue le rôle de château d’eau de la Suisse, grâce à la réserve d'eau constituée par ses 45 glaciers. Les torrents des vallées latérales, dont le débit varie fortement d’une saison à l’autre, viennent grossir le Rhône et lui donner définitivement l’allure d’un fleuve avant qu’il ne se noie dans le Léman. L’eau en Valais est non seulement synonyme de torrents furibonds, de cascades bruyantes, de paysages bucoliques où la faune et la flore émerveillent le promeneur, elle est une ressource d’importance : eau thermale dont les bienfaits sont exploités par le tourisme, eau minérale que l’on trouve sur bon nombre de tables helvétiques, eau d’irrigation qui fait chanter les bisses, eau glaciaire que la technique transforme en électricité.

Végétation et faune

Gypaète barbu

La végétation résulte de la combinaison des facteurs naturels que sont le type de sol, le climat et l’hydrographie. Traditionnellement découpée en étages, elle peut être classée en plusieurs catégories : forêts, marais, coteaux secs, végétation riveraine ou adventice. En Valais, chaque type de végétation comporte des caractéristiques propres. Les grands espaces naturels du Valais abritent une flore et une faune abondantes et variées. Toutes deux sont riches en espèces rares et protégées, du rhododendron au sabot de Vénus, des papillons aux gros mammifères symboles de l’Alpe.

Gestion de l'environnement

Mineurs, Vissoie-Anniviers, 1955

Les ressources de la nature en Valais, si elles sont nombreuses, sont également fragilisées par la présence humaine, en particulier par le développement de l'industrie et celui du tourisme. De tout temps, les Valaisans ont dû gérer leur environnement, se mettre à l’abri des dangers naturels comme les crues torrentielles, les glissements de terrain ou les avalanches. Ils ont appris à aménager le territoire en fonction de leurs besoins et dans le respect de la nature. C’est ainsi qu’il ont découvert le rôle protecteur de la forêt. Au XXème siècle d’autres phénomènes ont vu le jour : la pollution de l’air, de l’eau et du sol, les dérangements de la faune, les vastes infrastructures des domaines skiables et des routes. La conservation d’espèces souvent fragiles ne va pas sans occasionner des conflits et des restrictions. La concertation des milieux de la protection de la nature et de ceux de l’économie pour la cohabitation de la nature et des activités humaines suscite de vastes débats mais aussi une attention plus générale à la fragilité du monde naturel qui sert d’écrin au Valais.

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