Musaraigne

De Wikivalais

Les musaraignes et les mulots, qui apprécient l’abri d’une épaisse litière, profitent également de haies. Si l’on entend parfois les cris excités de musaraignes dans les fouillis herbeux, on en voit surtout les cadavres dans les sentiers, sans doute parce que leur prédateur les aura trouvées peu appétissantes ! On distingue trois groupes de musaraignes en Valais : les musaraignes brunes à dents blanches (Crocidura), les musaraignes à dents rouges (Sorex) et les musaraignes noires et blanches, aquatiques (Neomys).

Parmi les crocidures, la musaraigne bicolore, autrefois apparemment seule présente, n’habite aujourd’hui que les sites les plus humides, refoulée par la musette qui remonte la vallée du Rhône, s’installant dans les cultures et les villages. Chez les Sorex, la musaraigne carrelet est la plus abondante de la plaine à la montagne. L’étude de leurs chromosomes a permis de distinguer deux espèces : l’une vivant sur le Plateau et les Préalpes, l’autre limitée aux Alpes. Les soricidés comptent encore deux autres musaraignes plus rares, la musaraigne alpine, noire et dotée d’une longue queue, vit dans les forêts de montagne, tandis quel a musaraigne naine fréquente les milieux ouverts.

La musaraigne aquatique

Un petit mammifère, la musaraigne aquatique (vocable qui cache en fait deux espèces au ventre clair et au dos noir) partage ses goûts pour les phryganes et les trichoptères. Active de nuit, elle passe inaperçue. J’ai pourtant vu ce petit insectivore plonger dans les eaux tumultueuses de la Dranse, virer du noir au gris argenté sous l’effet de l’air emprisonné dans sa fourrure et nager à contre-courant pour se maintenir quelques secondes au font, le temps de récolter une proie… A chaque prise, elle regagne la rive pour décortiquer le fourreau et avaler la larve avant de plonger à nouveau.

Bibliographie

  • Pierrre-Alain Oggier, La Faune, Martigny, 1994

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