Maurice Barman

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Sommaire

Années de naissance et de décès

1808-1878


Biographie

Notaire, député puis conseiller d'Etat dès 1840, il est le premier magistrat radical à accéder à la présidence du Conseil d'Etat. Il démissionne en 1843 et prend la direction du Comité de Martigny. Exilé après la journée du Trient (21 mai 1844), il revient triomphalement en décembre 1847 au moment de la défaite du Sonderbund. Membre du gouvernement provisoire du 2 décembre 1847 au 11 janvier 1848, il devient conseiller d'Etat et conseiller national (1848-1857).

En 1857 M. Barman se retire à Saillon dont il fut président pendant 40 ans. Il fut la cheville ouvrière du mouvement bas-valaisan pour l'obtention de l'égalité des droits politiques. Il est à l'origine de nombreux projets : création de la Banque Cantonale, début des travaux d'endiguement du Rhône, etc. Membre de la commission de rédaction du Confédéré, il y a écrit quelques articles dès 1861, afin de réfuter les critiques émises par son propre successeur contre le régime radical dans la Gazette du Valais.

Le Dictionnaire historique de la Suisse nous en apprend davantage[1]:

7.8.1808 à Saint-Maurice, 4.8.1878 à Saillon, cath., de Saint-Maurice. Fils de Joseph-Antoine, notaire, juge à la cour suprême, et de Marie-Angélique Cheseaux. 8 Eugénie Morand, fille de Jean-Philippe Morand . Avec ses deux frères, Joseph-Hyacinthe ( -> No 1 ) et Louis ( -> No 2 ), B. incarne l'idéologie radicale fondée sur l'égalité du Bas-Valais avec le Haut et la représentation proportionnelle. Collège de Saint-Maurice, école de droit de Sion. Agriculteur à Saillon, commune dont il sera président de 1835 à 1877. Député à la Diète valaisanne (1831-1839), il commande en 1840 les troupes bas-valaisannes (il sera colonel fédéral en 1851) lors du combat victorieux contre le gouvernement sécessionniste du Haut. Président du Conseil d'Etat (1840-1841), il recherche un compromis entre l'opposition systématique du Haut-Valais et la bouillante Jeune Suisse. Désavoué par le Grand Conseil dans la question des couvents d'Argovie et des immunités ecclésiastiques, il démissionne en 1843 et prend la présidence du Comité de Martigny chargé d'instaurer les principes démocratiques en Valais. A la tête du groupe modéré des libéraux, il se joint aux Jeunes Suisses. Défait par la Vieille Suisse au défilé du Trient en 1844, il doit s'exiler à Bex jusqu'à son retour triomphal à la tête du gouvernement provisoire après la chute du Sonderbund. S'affirmant comme administrateur et chef de parti, il cumule les fonctions de conseiller d'Etat (Travaux publics 1848-1850, 1852-1857), conseiller national (1848-1857) et préfet du district de Martigny (1850-1853). Principal artisan de la législation de 1848, B. développe particulièrement l'agriculture et l'instruction. Il publie dans Le livre du village (1842-1843 et 1856) une étude sur l'agriculture en Valais. Il est l'initiateur de grands projets réalisés par ses successeurs: Banque cantonale, endiguement du Rhône, amélioration des voies de communication (Grand-Saint-Bernard, Furka, tunnel ferroviaire du Simplon). Le retour au pouvoir des conservateurs en 1857 signifiera l'échec d'un homme modéré et réaliste, représentatif de la bourgeoisie radicale préindustrielle.

A collaboré à


Sources

  1. Benjamin Roduit, "Maurice Barman" dans Dictionnaire historique de la Suisse, version en ligne du 21.04.2009.
  • Jean-Marc Biner, Aurorités valaisannes, 1848-1977/79: canton et confédération, Sion, 1982, coll. "Vallesia", p. 252.
  • Confédéré, 55 (1936), p. 17.
  • Rhône, 119 (1959), p. 1.
  • Confédéré, 28 (1975), p. 1.
  • Confédéré, 32 (1987), p. 5.
  • Nouvelliste, 301 (1999), p. 29.

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