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De Wikivalais.
C'est presque parler du passé, la tôle ondulée et l'éternit ayant remplacé les toits d'ardoises ou de dalles. Il faut accorder les circonstances atténuantes à ceux qui ont accepté cette substitution regrettable: les toits de pierre, à cause de leur poids, nécessitent des charpentes très solides et coûteuses.
Les grandes ardoisières ne se traduisent plus que par les tas de déblais accumulés par les exploitations. Celles de Brigue s'ouvraient dans des schistes argileux du Lias qui permettaient un débit très fin. A Leytron on exploitait des calcschistes siliceux du Lias également à la base de l'Ardève. Les niveaux argileux de Carbonifère, dans la région de Salvan, alimentaient le Bas-Valais en aval de Martigny.
Ne restent plus guère en exploitation que les quartzites plaquetés des carrières de Kalpetran, dans la vallée de Saint-Nicolas, qui donnent de splendides dalles presque blanches. Quant aux dalles de Sembrancher, on les utilise davantage pour les jardins et les terrasses que pour les toitures; les carrières d'où elles proviennent sont toutes ouvertes dans le même niveau de calcaire légèrement siliceux qui se suit entre Sembrancher et la vallée du Rhône, au-dessus de Saxon.
Bibliograhie
- Marcel Burri, Les roches, Martigny, 1994
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