Historique des patois

De Wikivalais

Depuis le début du XXe siècle, les signes du déclin des patois se multiplient en Valais et le processus s'accélère après la Deuxième Guerre mondiale. Les parents préfèrent que leurs enfants apprennent en premier lieu le français. La dévalorisation du patois dans le cadre socioéconomique et l'attitude marquée de rejet adoptée par l'école ont progressivement marginalisé l'emploi dialectal. Les instituteurs ont été vivement encouragés à lutter contre le patois. Rose-Claire Schüle a relevé dans le règlement scolaire édicté à Monthey en 1824 : «Les régents interdiront à leurs écoliers et s'interdiront absolument à eux-mêmes l'usage du patois dans les heures d'école et en général dans tous les cours de l'enseignement.»[1]

En outre, la campagne médiatique menée à l'encontre de la transmission du patois bat son plein à partir du dernier quart du XIXe siècle. Aujourd'hui, on rencontre encore des patoisants dans la plupart des vallées latérales, tandis que, dans la plaine du Rhône, le patois a pour ainsi dire disparu, Chamoson et Fully confirment la règle de l'exception. Le degré de vitalité des patois varie en effet non seulement selon les classes d'âge et selon les autres paramètres sociolinguistiques mais aussi en fonction des régions valaisannes.

Pour la connaissance du patois, il convient de distinguer d'une part les personnes capables de parler le patois et qui l'utilisent encore dans la communication et d'autre part les personnes - ou parfois la génération - qui ont une compétence passive suffisante pour comprendre et suivre une conversation sans pour autant être à même de s'exprimer en patois.

Sources

  1. Schüle, Rose-Claire (1971),«Comment meurt un patois», in : Marzys, Zygmunt Colloque de dialectologie francoprovençale organisé par le Glossaire des patois de la Suisse romande, Neuchâtel, 23-27 septembre 1969, 200

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