Helvétique - couvertures
De Wikivalais.
Les couvertures, nous l'avons déjà vu, se sont comportées de manière beaucoup plus souple que les socles. Le résultat de ce comportement est une géométrie tellement complexe que, pour la décrire, le mieux est de suivre le film des événements (film qui est, en fait, la reconstitution finale du travail des géologues!).
Au cours du Secondaire et du Tertiaire des sédiments se déposaient dans une mer qui allait en s'approfondissant du nord-ouest vers le sud-est. Au nord et nord-ouest, une première partie très peu profonde, voire temporairement au-dessus de l'eau, a reçu le nom d'Autochtone (ou Parautochtone) parce qu'elle est restée solidaire de son socle. Vers le sud, ce bassin était relayé par le bassin des nappes Helvétiques où se déposaient surtout des calcaires, eux aussi témoins d'une mer peu profonde; mais la sédimentation permanente y montre un régime marin bien établi. Plus au sud encore, un bassin plus profond était le siège d'une sédimentation à dominante marneuse: c'est l'Ultrahelvétique.
Au tertiaire, lors des plissements, dans un premier temps, le contenu du bassin ultrahelvétique vint glisser dans les bassins helvétiques et autochtones, mettant ainsi un terme à la sédimentation. Dans un deuxième temps, les déformations affectèrent l'Autochtone et l'Helvétique qui entraînèrent l'Ultrahelvétique dans leurs plis et leurs nappes. Finalement, le soulèvement local du socle provoqua la courbure générale de tout l'édifice. Et voilà comment l'Ultrahelvétique se trouve actuellement en arrière, au-dessus, au-devant et au-dessous de l'Helvétique. Ce fut, croyez-moi, un rude casse-tête pour les géologues du début de ce siècle! L'empilement de toutes ces unités représente plusieurs milliers de mètres d'épaisseur. On connaît leur succession grâce à la dépression axiale du Rawyl.
Bibliographie
- Marcel Burri, Les roches, Martigny, 1994
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