Gravières

De Wikivalais.

Lorsque la chose est possible, plutôt que de concasser les roches, on préfère exploiter des dépôts meubles et les tamiser pour obtenir sables et graviers. Le béton, grand dévoreur de ce matériau, a favorisé l’ouverture de nombreuses gravières. Moraines et éboulis furent fortement mis à contribution, avec le souci de toujours trouver des dépôts dépourvus d’argile, car l’argile empêche une bonne adhérence des graviers dans le ciment et donne un mauvais béton.

Le lit du Rhône a fourni de bons graviers et les trous que creusaient les dragues se remplissaient lors des crues. Les grands barrages ayant amenuisé les crues, cette source de gravier a perdu de l’importance. Les alluvions de la plaine du Rhône peuvent être considérés comme le matériel idéal, mais une exploitation laisse derrière elle des lacs, parfois fort jolis, mais on ne peut pas transformer toute la plaine en lac.

Les exploitations diverses

Sporadiquement, des exploitations tirèrent profit de couches particulières. Ainsi des carrières entamèrent les quartzites dominant Saint-Léonard pour en broyer le matériel à des fins industrielles (verre et abrasif). Ainsi les calcaires magnésiens de Beauregard, au flanc du Gorbetsch, au-dessus de Sierre, permirent-ils, pendant la guerre, de se procurer le magnésium indispensable aux alliages légers de l’aluminium. La liste de ces exploitations exceptionnelles n’est pas close.

Bibliograhie

  • Marcel Burri, Les roches, Martigny, 1994

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