Graphie commune pour les patois - Principes généraux

De Wikivalais

Sauf indications contraires, les caractères ont la même valeur qu'habituellement en français. C'est le cas dans : (Riddes) mu, mûr; (Évionnaz) fou, pigeon sauvage ; (Lourtier) cha, sac ; (Évolène) za, déjà.

Sommaire

Accent du mot

On signale la place de l'accent du mot avec soin. Dans les mots de plus d'une syllabe, la voyelle accentuée est toujours garnie d'un signe diacritique. Sur les voyelles précédentes, les signes diacritiques sont optionnels. Une voyelle finale non accentuée n'a jamais de signe diacritique. Ainsi, c'est toujours la dernière voyelle garnie d'un signe diacritique qui porte l'accent du mot. Dans les mots d'une seule syllabe, le signe diacritique est optionnel. Voici deux paires illustratives :

Accentué sur la première syllabe Accentué sur la seconde syllabe
(Torgon) pòrta, porte (Ayer) portà, porter
(Liddes) pàrten, nous partons (Liddes) partèn, partant

Liaison

En général, la liaison se rend par l'ajout de la consonne de liaison : (Le Châble) grant ê, grand air. Dans les mots se terminant par une voyelle nasale, deux cas de figure s'opposent. Si la voyelle perd sa nasalité dans la liaison, on ajoute simplement le n de liaison : (Chermignon) bónn ovrí, bon ouvrier ; (Le Levron) bounn apètí, bon appétit ; (Mission) bonn ann, bonne année. Si la voyelle conserve sa nasalité, on sépare le n de liaison par un trait d'union : (Évolène) bon-n ovrí, bon ouvrier. Les consonnes de liaison z et j sont notées entre deux tirets : (Saillon) li-z-an, les années ; (Évolène) no-j-ann balyà, ils nous ont donné ; (Savièse) tèn-j-ën tèn, de temps en temps.

Élision

L’élision d’une voyelle est notée par l’apostrophe : (Champéry) l'ârbèro, l’arbre ; (Trient) d’îvoue, de l’eau ; (Lourtier) oùna grànt' adichyòn, une grosse addition.

Sources

  • L'Ami du Patois, année 36, n° 143 (septembre 2009), p. 93-103.

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