Fédération cantonale valaisanne des amis du Patois

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Principale association active en Valais pour la sauvegarde du patois, elle a été créée en 1954. Elle a au cours de ses activités, regroupé de nombreuses personnalités, dont : Maurice Zermatten, Adolphe Défago, Ernest Schüle ainsi que les pères capucins Tharsice Crettol et Zacharie Balet.

Consciente que le premier canal de valorisation et de sauvegarde de la mémoire du patois passe par la mise par écrit d’une culture essentiellement orale, la Fédération cantonale des amis du patois organise régulièrement des concours littéraires. Elle cherche ainsi à stimuler la créativité et à constituer une littérature régionale à part entière. Très active, la fédération dispense également des cours de graphie, de versification et de musique pour les chants en patois ou des cours sur la manière de construire une pièce de théâtre et d’en amener la chute. Néanmoins, la Fédération cantonale valaisanne des amis du patois ne serait rien sans les associations locales qui assurent aujourd’hui l’essentiel de la valorisation du patois local, dans la mesure où, comme le souligne Emile Dayer, « chaque région a ses particularités ». Depuis 1958, le nombre de sections locales ne cesse d’augmenter. La fédération regroupait seize sections en janvier 1977 et en compte vingt à l’heure actuelle – dont trois hors canton, à Vevey (La Remointse), à Lausanne (Le Consortadze dè Patoèzan) et à Genève (La Comona Valèjana). Leurs activités, relativement diversifiées, sont les rencontres interrégionales, « veillées » et autres manifestations culturelles au cours desquelles le chant, le théâtre (pièces et sketches) et la narration de contes et légendes constituent les modes d’expression privilégiés.

A ces associations de patoisants proprement dites, il faut joindre d’autres sociétés, généralement des groupes folkloriques, qui à leur manière soutiennent aussi la cause du patois. S’il ne s’agit pas d’associations de la défense du patois à proprement parler, certaines de ces sociétés composent effectivement leurs chants en patois, exercice qu’ils accomplissent avec la conscience de participer à la sauvegarde d’un patrimoine oral, d’une tradition en voie de disparition. La Chanson de la Montagne, groupe folklorique nendard membre de la Fédération des Amis du Patois, a ainsi une partie de son répertoire composée en patois et va jusqu’à mettre en scène et jouer des pièces de théâtre. Dans les communes de Fully ou d’Orsières des initiatives similaires sont également à recenser.

Dans le même esprit, signalons l’activité de la Fondation Anne-Gabrielle et Nicola-V. Bretz-Héritier, créée pour la sauvegarde du patrimoine de Savièse, « en fixant par l'écrit, l'image et le son, tout ce qui concerne Savièse, son histoire, […], ses traditions, son patois… ». La Fondation, se voulant le « témoin de témoins », possède sa propre maison d’éditions qui compte déjà 22 publications à son actif, dont dix tomes consacrés au Patois de Savièse parus entre 1996 et 2009.

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