Evolution du patriciat au XVIIIe siècle

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Les conditions de vie

Celles des patriciens sont bonnes. Les intérieurs, avec leurs meubles rustiques de fabrication locale, sont confortables, sans être luxueux. Ils n’ont cependant rien à voir avec le raffinement de l’élite vaudoise et neuchâteloise.

Arbre généalogique de la famille de Preux

Une fortune essentiellement terrienne

La fortune de l’aristocratie valaisanne repose avant tout sur la terre. Les vignes occupent toujours une place de choix. Les plus vieilles familles possèdent encore des droits d’origine seigneuriale et féodale, notamment dans le Bas-Valais, mais ces derniers représentent un revenu faible comparé à celui du loyer de la terre payé par les paysans, lorsqu’ils n’ont pas la chance d’être propriétaires, ou lorsque leurs lopins de terre sont trop exigus pour faire vivre leurs familles. On voit ainsi que le patriciat contrôle la vie rurale.

La fortune et les charges du patriciat

Pour l’ensemble du patriciat du pays, les revenus des rentes ou obligations n’occupent qu’une place secondaire dans les fortunes. Très souvent, les patriciens manquent de liquidités et doivent emprunter aux rares personnes en possédant, les marchands. En fait, une part appréciable de l’argent liquide du patriciat provient du service étranger.

Grâce à leur pouvoir économique, les patriciens contrôlent les communautés où ils possèdent des terres, ainsi que les villes où ils résident. Les différentes charges sont concentrées au sein des mêmes familles car ils veulent assurer à leurs fils les plus hautes charges de l'Etat. Pour ce faire, ils verrouillent l'entrée dans le Conseil de la Bourgeoisie, en particulier à Sion, par la mise en place d'un savant jeu de classes où l'on doit choisir les candidats. Ainsi ceux-ci ne sont plus élus par l'assemblée des bourgeois. La vie politique s'en trouve bloquée. Or, même si les exigences financières de plus en plus élevées rendent l'accès difficile au statut de bourgeois, un certain nombre de nouveaux élus, enrichis par le commerce et dont la fortune peut rivaliser avec celle des vieilles familles du patriciat, attendent impatiemment de pouvoir participer au gouvernement des villes et de l'Etat. Plusieurs de ces nouvelles familles quittent le commerce pour les professions libérales s'alliant souvent par mariage avec les familles patriciennes.

Bibliographie

  • Histoire du Valais, Annales valaisannes 2000-2001, Sion, 2002

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