Erosion des pouvoirs

De Wikivalais

Sous les poussées simultanées de la mobilité, de la circulation d’argent, de l’émancipation et de l’affirmation de l’individu, les pouvoirs sont contraints à renouveler leur façon de s’insérer dans l’existence quotidienne des personnes.

Sommaire

L'église en repli

Les rapports entre l’Eglise et la société se modifient suite à des transformations, notamment structurelles. L’emprise religieuse sur les mentalités (sanctification du dimanche, messes, édifices religieux…), encore très présente, tend à s’atténuer sous l’impulsion d’une société où les loisirs occupent une place grandissante. Afin de continuer à promouvoir le spirituel, l’Eglise évolue et de s’ouvre. Quant aux rapports entre l’Eglise et l’Etat, ils demeurent importants en Valais, notamment en ce qui concerne le financement des paroisses et l’enseignement religieux dans les écoles. Progressivement, on assiste à une modification du sentiment religieux due à divers facteurs comme la mise en avant de la vie familiale, l’activité professionnelle et les loisirs.

La vie politique

Les représentations liées à la vie politique, elles, n’ont pas intégré les importantes mutations en cours dans la vie matérielle et la société. L’idéologie conservatrice se maintient et est valorisée, notamment en raison de la persistance de références rurales dans le canton. A partir des années 1965-1985, on assiste en Valais à l’émergence de nouvelles catégories de citoyens. Après le social, c’est la politique qui est marquée de l’empreinte de la jeunesse. Un renouvellement des forces politiques se fait alors sentir et on note l’introduction du suffrage féminin en 1970. De 1985 à 1997, s’opère une marche vers le pluralisme. Les minorités socialistes et radicales gagnent des sièges. La fondation de nouveaux partis, comme ceux libéral, chrétien social ou écologiste, élargit le choix électoral et libère les individus d’un certain conformisme local. Dans la vie politique, une autre tendance voit le jour : du parti on passe à la personnalisation. Désormais, l’individu cherche de moins en moins à conforter une identité collective. Finalement, divers facteurs comme la mobilité, la diffusion des informations par les médias, une meilleure formation, l’urbanisation, le développement des loisirs, jouent un rôle dans la mise en question des héritages politiques.

Les prérogatives communales s'affaiblissent

La représentation identitaire de la commune peine à résister à la pression de la croissance économique et aux changements qu’elle introduit dans tous les domaines. On assiste alors à une redistribution des compétences. Le canton et l’Etat confirment leur influence au détriment de la commune. La Confédération devient elle aussi une instance d’exécution dans des domaines de plus en plus nombreux.

Les autres pouvoirs

Profitant de l’affaiblissement de certains pouvoirs, d’autres, représentés notamment par les milieux économiques et les médias, se renforcent. Ces pouvoirs drainent de plus en plus l’intérêt du public. Le citoyen s’émancipe et a désormais à sa disposition une panoplie d’outils d’information qui le rendent plus critique.

Bibliographie

  • Histoire du Valais, Annales valaisannes 2000-2001, Sion, 2002

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