Erable

De Wikivalais

Les forêts d’érables sycomores se rencontrent surtout en Bas-Valais, mais aussi dans quelques endroits isolés, par exemple dans la région d’Aletsch ou en rive droite de la Borgne, entre les Haudères et Ferpècle. Elles sont étroitement liées à des pentes d’éboulis présentant un microclimat humide. Le sol est pauvre en terre fine, mais fertile malgré tout.

  • Les érablaies à langue de cerf sont les plus célèbres; elles couvrent les bas de pentes dans le Chablais et remontent parfois jusqu’à l’étage montagnard. La langue de cerf permet de les reconnaître à coup sûr: cette belle fougère étale partout parmi les blocs ses belles gerbes de feuilles entières, toutes luisantes sous la pluie. Elle pousse exceptionnellement en Valais central, aux alentours de la source d’eau chaude de Saillon, profitant probablement de l’humidité des vapeurs. L’érable sycomore s’accompagne de frêne, de tilleul à feuilles larges et d’orme champêtre.
  • Les érablaies à sorbier alisier existent à l’état de massifs isolés sur des pentes séchardes, à l’étage montagnard et même plus haut. La région de Tanay-Torgon en offre quelques exemples, passablement dégradés par l’homme et le bétail. Plusieurs plantes de prairies profitent de la lumière pour s’installer en sous-bois.
  • Les érablaies à orme se rencontrent dans la même région, sur des versants, moins ensoleillés, plus frais et plus humides. Elles se caractérisent par des plantes hautes, comme l’aconit paniculé et la rare campanule à larges feuilles, parfois cultivée dans les jardins.

Bibliographie

  • Philippe Werner, La Flore, Martigny, 1988

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