Epoque romaine

De Wikivalais
Bagues-sceaux en argent

L’époque romaine dans les Alpes s’inscrit dans le cadre général d’une amélioration climatique amorcée au Second Age du Fer. Marquée par un retrait glaciaire prononcé, une remontée de la limite de la forêt et une régression de la sédimentation, elle est, malgré des fluctuations périodiques et régionales, favorable aux passages transalpins.

Les Romains considèrent les Alpes comme une barrière contre les peuples établis au-delà de leur massif. Même après la conquête de la Gaule méridionale, l’annexion des vallées alpines n’est pas un objectif prioritaire. D’ordinaire, plutôt que d’employer la force, les Romains choisissent la négociation avec des notables ou des dynastes locaux en vue d’obtenir un droit de passage. Le recours aux armes n’est utilisé qu’exceptionnellement, comme lors de la bataille d’Octodure en 57 avant J.-C. ; il s’agit alors de contrôler les chemins du Grand-Saint-Bernard et non pas d’annexer de nouveaux territoires.

Les vestiges archéologiques ne font état d’aucune rupture au moment de l’intégration du Valais à l’Empire romain, les sites d’implantation restent les mêmes. Les quatre peuples indigènes demeurent tout d’abord des entités distinctes formant la Vallée poenine (du nom du dieu indigène Poeninus, honoré au Grand-Saint-Bernard). Les Romains mènent une politique d’intégration efficace : pour asseoir leur autorité, ils procurent de multiples avantages aux notables indigènes. De cette manière, le mode et le cadre de vie romains – habitudes vestimentaires et alimentaires, confort, construction… – sont adoptés en douceur et sans contrainte. L’impact de Rome n’est cependant pas uniforme en Valais : les fouilles ont révélé que les sites les plus romanisés se trouvent, naturellement, sur la voie du Grand-Saint-Bernard. Ailleurs, la vie n’a pas beaucoup changé par rapport à la période précédente.

Bibliographie

  • Histoire du Valais, Annales valaisannes 2000-2001, Sion, 2002

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