Eau minérale et thermale
De Wikivalais.
Grâce au marketing efficace de la Migros, le nom d'Aproz se trouve maintenant lié à des eaux minérales connues dans toute la Suisse. La minéralisation provient, comme presque partout, du voisinage des assises du Trias avec ses évaporites facilement solubles. D'autres sources essaient de se placer sur ce marché d'avenir puisque les habitants des villes peuvent de moins en moins consommer leurs eaux chlorées. La plus originale de nos sources est sans doute celle de Sembrancher, riche en fluor, qui a entraîné, dit-on, un taux de caries dentaires particulièrement bas dans la région.
Nos eaux les plus minéralisées sont aussi thermales, La composition des eaux de Loèche-les-Bains montre qu'elles ont dû lessiver le Trias: sulfates et carbonates de calcium, magnésium, sodium, strontium, etc., n'abondent que dans les évaporites triasiques. Leur température élevée résulte du voyage de ces eaux vers des profondeurs où la température est forte. Elles jaillissent à 50°C; supposons qu'elles auraient donc atteint 55°C. Or on sait, par des travaux souterrains, que la température augmente en moyenne de 1°C pour 30 m d'enfouissement: c'est ce qu'on appelle le degré géothermique. Les eaux de Loèche ont donc dû descendre jusqu'à 1700 m de profondeur, puisqu'elles se sont infiltrées dans des montagnes vers 2000 m d'altitude à la température de zéro ou guère davantage. Il n'y a rien d'impossible à cela.
Presque toutes les sources thermominérales jaillissent, comme celles de Loèche-les-Bains dans des socles ou à leur voisinage: vallée de la Borgne, en amont de Vex, qui a, elle aussi lessivé le Trias: Matthieu Schiner a tenté d'en extraire du sel pour se rendre indépendant des Italiens.
Bibliograhie
- Marcel Burri, Les roches, Martigny, 1994
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