Combustibles

De Wikivalais

Voilà encore une richesse qui se trouve assez bien répartie dans tout le Valais, mais parcimonieusement. Le charbon se présente dans les Alpes sous forme d'anthracite, à savoir un charbon qui a subi un léger métamorphisme accompagné de la perte d'éléments volatils. Roches sédimentaires donc, les charbons sont déposés en couches qui peuvent être fines ou épaisses. Hélas, chez nous, elles sont plutôt fines. Et comme toutes nos couches sédimentaires, elles ont subi les contrecoups des plissements alpins: cassées, plissées, étirées, dilacérées, elles ont tout pour compliquer la tâche du mineur dont le travail consiste à suivre la couche productrice.

Les moins déformées de ces couches se trouvent dans les socles externes qui, nous l'avons vu, n'ont pas trop souffert du plissement alpin. Les niveaux de charbon du Lötschental se révélèrent plus pauvres que ceux du massif des Aiguilles-Rouges où une exploitation assez florissante resta en fonction même un peu après la dernière guerre. A mi-pente, dominant Dorénaz, les importantes bâtisses de l'ancienne mine perpétuent dans un impressionnant décor tout de gris et de noir le souvenir de cette activité.

Les gisements qui jalonnent la zone houillères du val Ferret, jusque dans la région de Sierre, sont bien plus irréguliers, ayant subi l'intense déformation pennique. Lors du dernier conflit cependant, les mines d'Aproz, de Chandoline et de Grône produisirent un charbon qu'on se disputait malgré sa mauvaise réputation. Il faut dire que roche stérile et charbon, toujours pour la même raison tectonique, étaient intimement mélangés et difficilement séparables l'un de l'autre, d'où la grande quantité de cendres (pierres) que laissait la combustion de cette anthracite.

Bibliograhie

  • Marcel Burri, Les roches, Martigny, 1994

Article connexe


Outils personnels