Christine Arnothy

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Sommaire

Années de naissance et de décès

1934-


Biographie

Née à Budapest le 20 novembre 1934, elle s'installe plus tard (en 1956) en France avec ses parents. En 1980, elle s'établit provisoirement à Martigny et obtient la bourgeoisie en 1991. Elle devient membre actif RP à l'Association de la presse valaisanne dès 1983. Elle est lauréate du prix Interallié en 1980. Elle crée en 1984 la Fondation Claude Bellanger (nom de son mari décédé en 1978), présidée par son fils François: collection de journaux, manuscrits, livres (+ 80'000 pièces) relative à la presse française et internationale. Le but de la Fondation est que Martigny soit doté d'un centre de recherche d'intérêt mondial en ce domaine.

Elle collabore avec plusieurs journaux comme le Parisien libéré en tant que critique littéraire depuis 1968 ou La Suisse depuis 1979.

Un site internet nous fournit plus d'information [1]:

Christine Arnothy, écrivain français, est née à Budapest en 1934 d'un père austro-hongrois et d'une mère germano-polonaise. Dès son enfance, elle est confrontée à trois langues : l'allemand, le français et le hongrois. L'atmosphère francophile de la famille l'attache dès son adolescence à la France. Le choix définitif de la langue écrite, adoptée dans un sens symbolique comme " maternelle ", est décrit puis analysé pour la première fois dans Embrasser la vie.

Pendant le siège de Budapest (occupé par les Allemands et encerclé par l'armée soviétique), réfugiée avec ses parents dans la cave de l'immeuble où ils habitent, elle tient un journal quotidien de cette guerre pour une ville, dont certains quartiers, au bout de deux mois et demi, ne sont plus que des ruines. Après son départ clandestin de Hongrie en compagnie de ses parents, Christine Arnothy se réfugie en Belgique. En 1954, elle gagne avec son journal de guerre le Grand Prix Vérité d'un quotidien français, Le Parisien libéré, et entre ainsi dans les lettres françaises. Le récit est publié à Paris en 1955 sous le titre J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir et, en quelques mois, connaît un succès retentissant dans le monde entier.

Un second texte autobiographique - Christine Arnothy l'appelle la "petite" suite -, intitulé Il n'est pas si facile de vivre (Fayard), paraîtra en 1957. Les deux récits font le tour du monde. J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir et Il n'est pas si facile de vivre sont réunis en une édition reliée en 1964 (Fayard) et publiés en 1969 dans Le Livre de Poche (rien qu'en langue française, plus de trois millions d'exemplaires à ce jour). Ce journal est devenu lecture classique souvent conseillée aux lycées et est régulièrement réimprimé.

Près de vingt-six pays ont acheté les droits et publié J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir

Tout en poursuivant une carrière internationale, elle a épousé en 1964 le directeur général du quotidien Le Parisien libéré, Claude Bellanger. Depuis le décès de son mari (en mai 1978), Christine Arnothy partage son temps entre Paris et Genève.

Sa fille Anne, issue d'un premier mariage, vit à Paris et a créé un centre de communication.

Le fils de Christine Arnothy et de Claude Bellanger, François Bellanger, suivant les traditions de ses ancêtres lillois - tous des magistrats - est avocat, spécialiste des droits européens et professeur en droit administratif à l'Université de Genève.

La collection de presse de Claude Bellanger, environ 80 000 documents (d'un premier exemplaire de Renaudot jusqu'aux très rares exemplaires de la presse clandestine), faute d'avoir pu être installée à la Bibliothèque Nationale de France, a été transportée en Suisse. Elle est devenue la Fondation Claude Bellanger à Martigny (en Valais). François Bellanger gère cette collection, périodiquement enrichie de nouvelles acquisitions. Le 15 septembre 1989, le Président de la République française, François Mitterrand, a rendu une visite privée à Christine Arnothy, à Martigny. Il a inauguré par la même occasion la première exposition de la Fondation Bellanger. Il a alors fait l'éloge de Claude Bellanger, grand journaliste, résistant de la première heure, vice-président de l'Agence France-Presse et président de la Fédération Internationale des Editeurs de journaux.


A collaboré à

  • La Suisse
  • Parisien libéré
  • Le Figaro
  • Elle
  • Paris-Match


Sources

  1. http://www.editions-fayard.fr/Nouveaute/FrNouveaute.asp?Base=/Nouveaute/Nouv_AoutSept04/Sept04_1.htm
  • Association de la presse valaisanne
  • Gazette Martigny, 38 (1980), p. 2.
  • Nouvelliste, 71 (1991), p. 32.
  • Gazette Martigny, 51 (1980), p. 11.
  • Nouvelliste, 90 (1984), p. 38.
  • Gazette Martigny, 51 (1980), p. 11.
  • Confédéré, 8 (1987), pp. 6-7.
  • Nouvelliste, 90 (1984), p. 38.


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