Chevalier guignette

De Wikivalais

Là, le jeune fleuve encore fougueux héberge quelques couples du rare chevalier guignette, un petit échassier qui installe son nid à l’abri de la végétation pionnière, tout juste hors de portée des crues annuelles, et recherche sa nourriture sur les graviers et les sables blancs. De petite taille et peu nombreux, les guignettes se signalent par leurs appels perçants qui dominent le grondement des eaux et attirent le regard sur leurs longues ailes pointues, barrées d’une ligne claire. D’un vol rapide aux battements saccadés, ils changent d’îles, se posent sur le rivage, y courent un moment avant de se figer, l’œil aux aguets. L’espèce se fait rare en raison des endiguements.

Au-dessus des crues annuelles, la frange de rive inondée tous les dix à vingt ans permet l’installation d’une brousse des saules, de myricaires et d’argousiers. Entre 1000 et 2000 m, c’est le domaine des fauvettes des jardins, des pouillots véloces et des troglodytes. Plus loin encore du cours principal, une aulnaie remplace la brousse. Ici, des eaux plus calmes, bras morts ou ruisseaux de sources, accueillent les pontes des grenouilles et les baignades des cerfs.

Bibliographie

  • Pierre-Alain Oggier, La Faune, Martigny 1994

Article connexe



Outils personnels