Charles-Louis de Bons

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Sommaire

Années de naissance et de décès

1809-1879


Biographie

Charles-Louis de Bons est né à Saint-Maurice le 17 juillet 1809. C'est dans sa ville natale qu'il poursuit ses études, avant d'aller à Sion pour l'Ecole de Droit. En 1829, il obtient ainsi le diplôme de notaire.

En 1834, il épouse Amélie de Rivaz, petite-fille du Grand Baillif et historien Charles-Emmanuel de Rivaz.

Homme public, il a été député du Grand Conseil, conseil d'Etat, vice-président puis président du Grand Conseil, secrétaire d'Etat, président et vice-président du Conseil d'Etat, juge au Tribunal d'Appel, président du Tribunal du district de Saint-Maurice puis juge instructeur. Charles-Louis de Bons a refusé en 1848 une élection comme conseiller aux Etats.

Homme de Lettres, il est connu pour ses romans historiques et ses essais. Il publie en 1836 son premier roman, Blanche de Mans, peinture du Valais épiscopal. En 1841, il rédige plusieurs publications périodiques traitant entre autre d'actualités et de questions d'utilité publique, notamment l'Almanach du Village (nouvelle édition en 1842 et 1856), dont Le Villageois est la continuation.

En 1857, il publie son premier recueil de poèmes, Les Hirondelles. Il fait paraître dans la Revue de la Suisse catholique nombre de fables et dans la Gazette du Valais ses "Profils sionnais". En 1872, paraît dans la Revue de la Suisse illustrée son dernier roman historique, Aimon de Savoie.

Marie Trolliet considère que c'est à Charles-Louis de Bons "qu'il faut rattacher le mouvement littéraire qui s'est manifesté en Valais depuis la seconde moitié de ce siècle.(XIXe)".[1]

Journaliste, il collabore à des revues agricoles et fonde un journal pédagogique, l'Ami des Régents (1845 et 1855) dont il était un des seuls rédacteurs. Ses chroniques valaisannes paraissent dans la Revue Suisse. Il collabore également pendant quatre ans (1847 - 1850) au Courrier du Valais. Jules-Bernard Bertrand lui attribuait à tort un feuilleton intitulé "Le grand-oncle et le petit-neveu", signé sous le pseudonyme d'Alphonse Cordier et paru dans l' Observateur[2].

Charles-Louis de Bons est également membre fondateur de la Société d'Histoire de la Suisse romande.

Il décède à Saint-Maurice le 1er septembre 1879.


Bibliographie

Une sélection d'ouvrages:

  • Blanche de Mans ou découverte des eaux de Loëche, Lausanne : Impr. M. Ducloux, 1836
  • Le livre du village ou Almanach du Valais, Sion : Schmid et Murmann : Ganioz, 1842-1856
  • Les hirondelles [...] ; et Divicon [...],Paris : L. Hachette ; Genève : M. Mehling, 1857
  • Une exécution au château de Loèche : chronique valaisanne de 1627, Vevey : Imp. Gschwind [etc.], 1864

Découvrez et empruntez les œuvres de Charles-Louis de Bons disponibles à la Médiathèque Valais


A collaboré à


Pour en savoir plus

  • Jules-Bernard Bertrand, Le Valais: étude sur son développement intellectuel à travers les âges, Sion : C. Mussler, 1909, pp. 158-163; 191-193.
  • Mario, "Quelques mots sur la Littérature en Valais", dans: Bibliothèque populaire de la Suisse romande, année 4(1885), août, pp. 105-110.


Sources

  1. *Mario, "Quelques mots sur la Littérature en Valais", dans: Bibliothèque populaire de la Suisse romande, année 4(1885), août, p.104
  2. Jules-Bernard Bertrand, "D'un Prince Evêque, d'un Cordier et d'un tribunal exceptionnel", dans Annales valaisannes, 1940, vol. 4, n° 3, p. 100-103.(version numérisée dans le catalogue RERO Doc)

Frédéric Giroud, "Bons, Charles-Louis de", in Dictionnaire Historique de la Suisse

  • Marie-Gabrielle Dufour, "Charles-Louis de Bons", dans Annales valaisannes, 1 (1946), p. 1-37.
  • Annales valaisannes, 3 (1940), p. 100-103.
  • Gazette Valais, 75 (1879), p. 1-2
  • Henri Bioley, Les poètes du Valais romand; anthologie, Lausanne : Imprimerie J. Couchoud, 1903, pp. 41-51.
  • Jean-Marc Biner, Autorités valaisannes, 1848-1977/79 : canton et confédération, Sion, 1982, coll. «Vallesia», p. 260.




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