Austroalpin - socle

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Le socle Dent-Blanche comprend deux ensembles de roches gneissiques et magmatiques: celui d'Arolla et celui de la Valpelline. Inutile d'indiquer où aller pour observer les roches de l'ensemble d'Arolla! Vous y trouverez des gneiss divers, le plus souvent très feuilletés, quartziques, verdâtres, en touts points identiques aux sédiments permiens décrits dans le Pennique. Des niveaux charbonneux renforcent encore l'hypothèse d'un âge Primaire supérieur pour ces gneiss. Dans ces gneiss, il y a de grandes masses basiques, tel le Mont-Collon entièrement fait de gabbro. Des roches plus acides accompagnent les gabbros; voilà qui est pour le moins curieux: en même temps des magmas basiques (gabbros) et des magmas acides (granites). Normalement, la présence de l'un devrait exclure l'autre ou, à la limite, ils devraient se mélanger: on ne peut conserver dans la même bouteille, du rouge et du blanc!

L'explication que l'on donne à ce phénomène fait entrer en jeu les différences de températures de ces magmas, celle du magma basique étant beaucoup plus élevée. Imaginez maintenant qu'un magma basique se mette en place et commence à cristalliser; la chaleur qu'il apporte est capable de fondre les roches acides (dont le point de fusion est bas) qui l'entourent et le magma acide qui provient de cette fusion ne peut guère se mélanger au magma basique déjà fortement solidifié. Les granites nés de cette manière abondent dans les séries d'Arolla. Les séries de la Valpelline diffèrent de celles d'Arolla par le degré de métamorphisme. Les mêmes roches se retrouvent: gneiss, gabbros et granites, mais toutes montrent les traces d'un métamorphisme très intense qui les a profondément modifiées, y compris quelques niveaux calcaires maintenant sous forme de marbre. Il résulte de toutes ces modifications, des roches souvent belles et riches en minéraux un peu particuliers.

Hélas, on ne sait rien de l'âge de ces assises. Leurs relations avec les séries d'Arolla restent mystérieuses. Curieusement, elles se trouvent toujours au-dessus des gneiss d'Arolla sur lesquels elles sont probablement charriées. Le Cervin illustre cette relation.

Bibliographie

  • Marcel Burri, Les roches, Martigny, 1994

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