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Méthodologie(s) de la recherche sur les pratiques festives et carnavalesques. Délai d'envoi : 31 octobre 2018

la Société Française d'Ethnoscénologie (SOFETH), le Laboratoire Interdisciplinaire Récits et Sociétés (LIRCES), le Centre Français du Patrimoine Culturel Immatériel et l'European Research Council (ERC), ARTIVISM organisent un colloque sur le thème des méthodologies de la recherche sur les pratiques festives et carnavalesques les 12 et 13 avril 2019 au Centre Français du Patrimoine Culturel Immatériel - Prieuré des Bénédictins - 2 rue des Bénédictins à Vitré.


Le carnaval est un phénomène festif protéiforme. Les travaux scientifiques qui abordent cet objet d’étude sont issus non seulement des sciences sociales comme l’anthropologie, la sociologie et l’ethnographie mais aussi, d’une manière plus générale, des sciences humaines incluant les sciences de l’art, l’histoire, la littérature, la philosophie, les sciences politiques ou même encore le droit et l’économie. Le carnaval semble mettre en relief les multiples facettes de l’humanité et, de ce fait, la pensée en carnavologie apparaît comme éminemment pluridisciplinaire. Les chercheurs/euses se contentent-elles/ils de se restreindre aux méthodologies proposées par leurs propres disciplines ou s’essaient-elles/ils à des combinaisons de protocoles et d’outils de recherche appartenant à différentes disciplines ? Ces associations créent-elles de nouvelles méthodologies ou sont-elles de simples « bricolages » ?


En plus d’être protéiforme le carnaval est polymorphe et se manifeste sous des latitudes et des temps différents poussant parfois les limites mêmes de sa propre définition. Du carnaval s’articulant autour de Mardi gras au carnavalesque incluant toutes formes de mascarades populaires (Gay pride, supporters de foot, Halloween, zombie walk, fausse manifestation de droite, etc.) en passant par le carnaval importé et exposé (carnaval tropical de Paris), le carnaval oblige-t-il cependant à des méthodes de recherche similaires ? Existe-t-il une approche méthodologique du carnaval en soi dont la pluridisciplinarité serait inhérente et cohérente ?


Ce colloque s’articulera autour de trois axes thématiques :


Axe 1 : La pluridisciplinarité : une source d’innovation

La combinaison d’outils et de méthodologies de recherche pluridisciplinaires conduit parfois à des assemblages inattendus. La rencontre de ces méthodologies donne-t-elle de nouvelles perspectives à la recherche ? Offre-t-elle de nouveaux paradigmes ? Existe-t-il des problèmes spécifiques à la pluridisciplinarité ? Ou des incompatibilités entre certaines disciplines que les chercheurs/euses en carnavologie rencontrent ? Le croisement des disciplines permet-il de contourner ou d’aller au-delà des limites des méthodologies propres à chaque domaine ?


Axe 2 : Carnival studies ou carnavologie : une science à part entière

La carnavologie est-elle une science pluridisciplinaire ou une science à part entière qui nécessiterait l’élaboration d’une définition propre à elle-même incluant une mise en avant de sa propre méthodologie ? D’un point de vue comparatiste, les carnavologues, aussi divers que soient leurs domaines respectifs, se rejoignent-ils/elles sur certaines approches ? Le carnaval, bien que polymorphe, induit-il cependant une méthodologie unifiée ? Existe-t-il une hiérarchie des méthodologies à laquelle chaque carnavologue semble se soumettre ? Cette hiérarchie est-elle nécessaire ou sclérosante ?


Axe 3 : Théories post Bakthine

Cet axe abordera l’histoire des études sur le carnaval et ses pratiques. La recherche sur les expressions carnavalesques a-t-elle évolué et comment ? D’où tire-t-elle son origine et quelle est son évolution ? Existe-t-il des paradigmes ou des branches, des écoles dans son domaine ? Les théoricien.ne.s du carnaval qui ont laissé leur empreinte peuvent-ils/elles être dépassé.e.s et comment ? Comment passer de la diversité des études sur les pratiques festives et carnavalesques à la construction d’une perspective commune aux Carnival studies, et en quoi une telle perspective pourrait-elle se distinguer d’autres champs d’étude thématique qui voient actuellement le jour à l’exemple des Gender studies ou des Performance studies ?


L’objectif de ce colloque est d’explorer les limites, les taxonomies, les définitions afférentes à une ou des méthodologie(s) de la recherche sur les pratiques festives et carnavalesques. Il offrira un espace d’échanges et de discussions autour des pratiques de recherche et de leurs innovations. Modalités de soumission


Les propositions de communication, d’une longueur maximale de 500 mots sont à envoyer à l’adresse suivante : colloque.carnaval2019@orange.fr avant le : 31 octobre 2018

Le colloque aura lieu les 12 et 13 avril 2019 au Centre Français du Patrimoine Culturel Immatériel - Prieuré des Bénédictins - 2 rue des Bénédictins à Vitré (35).


Contacts

  • Monika Salzbrunn courriel : colloque.carnaval2019[at]orange.fr
  • Nathalie Gauthard courriel : colloque.carnaval2019[at]orange.fr


MVSi2 (discussion) 21 septembre 2018 à 09:26 (CEST)


Critiques de la démocratie, autoritarismes, populismes en Europe : Quelles continuités et ruptures entre l'entre-deux-guerres et aujourd'hui ? Délai d'envoi : 30 septembre 2018

Face au sentiment de "crise" de la démocratie de ces dernières années, amplifié par la montée des mouvements populistes, la comparaison avec l’entre-deux-guerres est récurrente dans le débat politique de nombreux pays européens. Est-elle pour autant pertinente pour comprendre les enjeux démocratiques spécifiques aux deux périodes? Tel est le point de départ de la journée d’étude inaugurant le Programme formation recherche Quelle(s) démocratie(s)? Réflexions sur la crise, la modernisation et les limites de la démocratie en Allemagne, en France, en Angleterre et en Europe centrale entre 1919 et 1939 soutenu par le Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’Allemagne (CIERA). La journée d’études, qui se conclura par une table-ronde interdisciplinaire interrogeant le concept de populisme dans une perspective historique, vise à discuter de la comparabilité du contexte politique actuel avec celui de l’entre-deux-guerres et des avantages heuristiques que cette analogie peut offrir à l’analyse historique. Les communications pourront s’articuler autour des axes suivants:


Permanence des phénomènes et des concepts

  • Critiques de la démocratie représentative: Quels échos des débats de l’entre-deux-guerres retrouve-t-on dans les critiques actuelles de la démocratie représentative?
  • Autoritarismes d’hier et d’aujourd’hui: La comparaison avec l’entre-deux-guerres pour comprendre les tentations autoritaires contemporaines est-elle pertinente?
  •  » Nouveauté« des populismes contemporains? Le concept de populisme peut-il aider à comparer l’opposition du »peuple« et des »élites«, récurrente dans les deux périodes?


Pertinence et instrumentalisations de la comparaison historique et géographique

  • Vertus de la comparaison en histoire et sciences sociales: A quelles conditions une comparaison entre démocraties de différentes périodes est-elle pertinente pour en saisir les enjeux?
  • Instrumentalisations politiques des comparaisons historiques: Comment comprendre la récurrence des références aux années 1930 dans le débat européen contemporain? Quels positionnements vis-à-vis de la situation politique actuelle viennent-elles appuyer?


Modalités de soumission

Les propositions pourront présenter des études de cas portant sur un ou plusieurs pays (de préférence l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, la Pologne ou l’ancienne Tchécoslovaquie) ou encore apporter une réflexion méthodologique ou épistémologique à la question de la comparabilité. Les propositions de jeunes chercheuses et chercheurs sont particulièrement les bienvenues. Les langues de travail seront le français, l’allemand et l’anglais.

Les propositions de communication (titre, résumé, courte biographie) d’une page maximum (ou 3000 signes) sont à envoyer d’ici le 30 septembre 2018 à l’adresse critiquedemocratie[at]dhi-paris.fr. La sélection des communications sera communiquée au plus tard fin octobre. Le cas échéant, les frais de transport et d’hébergement seront pris en charge sous réserve de financements.


Contacts

  • Zoé Kergomard courriel : zkergomard[at]dhi-paris.fr
  • Anneke Viertel courriel : presse[at]dhi-paris.fr


MVSi2 (discussion) 21 septembre 2018 à 09:19 (CEST)


Gestion intégrée des eaux : enjeux entre société et nature. Délai d'envoi : 28 septembre 2018

L’Institut de géographie et durabilité (IGD) et l’Institut des dynamiques de la surface terrestre (IDYST) de l’Université de Lausanne organisent dans le cadre de la plateforme Société-Nature et la CUSO un colloque interdisciplinaire le 6 et 7 décembre 2018 sur le thème Gestion intégrée des eaux : enjeux entre société et nature.


L’organisation de cette journée sur l’eau combinant sciences sociales et sciences naturelles, mais aussi scientifiques et acteurs vise à favoriser les échanges entre spécialistes de l’eau et définir les caractéristiques essentielles des prochaines recherches appliquées aux relations sociétés-ressources en eau. Ce colloque se déroulera sur deux jours. La première journée s’articulera autour de conférences, données par des invité.e.s issu.e.s des milieux académiques, institutionnels et associatifs, et d’ateliers pratiques. La seconde journée s’ouvrira par des conférences données par des scientifiques invité.e.s puis la parole sera donnée aux chercheur.euse.s juniors et confirmé.e.s.


Les inscriptions sont ouvertes auprès de christelle.monnet[at]unil.ch d’ici au 15.11.2018. Les personnes intéressées à présenter une communication orale lors de la seconde journée sont invitées à envoyer un résumé. La date limite de l’appel à communication a été prolongée jusqu'au 28 septembre 2018. Tous les détails sont consultables sur le site de l'Université de Lausanne


Papillon de la manifestation (PDF)


MVSi2 (discussion) 20 septembre 2018 à 08:49 (CEST)


Patrimonialiser l’habiter. Quand les usages deviennent-ils patrimoine ?. Délai d'envoi : 1er septembre 2018

Les activités scientifiques du Réseau LIEU« Habiter la patrimonialisation » ont montré que les processus de patrimonialisation ont des effets importants sur l’habiter : précarisation, gentrification, reconstructions identitaires, transformations de certaines pratiques urbaines, etc.


Lors de cette nouvelle rencontre qui poursuit la réflexion autour des impacts des processus de patrimonialisation sur l’habiter - réflexion engagée notamment lors de la rencontre organisée en 2017 à Paris au sujet de l’articulation entre patrimonialisation et précarité - nous proposons de questionner des contextes où le fait d'habiter devient en soi « patrimoine ».


Si depuis deux ou trois décennies le phénomène de la patrimonialisation concerne des objets de plus en plus divers relevant d’échelles multiples, est-ce que l’habiter même, en tant qu’action, serait devenu un objet de patrimonialisation ? Nous nous intéresserons aux processus qui font de l’anodin de la vie quotidienne, et des espaces qui la caractérisent, une expérience unique et représentative, capable d’identifier, qualifier et/ou protéger des lieux à valeur patrimoniale (patrimoine classé, inscrit, ordinaire, bien commun, etc.).


Trois axes de réflexions sont proposés :

  • Le patrimoine est aujourd'hui une « réalité évolutive et dynamique» qui dépasse la dimension savante et restreinte pour glisser vers « un engagement collectif, ne serait-ce que par délégation ». Face à ce glissement, pouvons-nous considérer que ce sont les formes de l’habiter ordinaire qui deviennent patrimoine ? Quelle est leur relation à la production du cadre spatial qui permet de conserver des usages, des pratiques et des mémoires ?
  • Les formes d’habiter font l’objet de fictions qui peuvent alimenter la mise en récit et la représentation, parfois détournée, du patrimoine. Si les productions fictionnelles questionnant le devenir d’un lieu peuvent être un moyen de construire une narration sur un héritage volontaire de la ville, quel est leur rôle face à la patrimonialisation de l’habiter ?
  • Si les manières d’habiter deviennent un élément de patrimonialisation, quelles sont les conséquences socio-spatiales, notamment dans les quartiers populaires en transformation ? Quelles « formes de citadinité » sont associées à la mise en récit patrimoniale des manières d’habiter ? Quelles formes d’exclusion peut produire ce processus ?

Plusieurs objets de recherche et cas d’études pourront nourrir cette rencontre : des formes de mise en récit collectif du « bien commun » ; des expériences de réhabilitation spontanée de lieux patrimoniaux abandonnés ou désaffectés ; des formes de patrimonialisation éphémères (graffitis, fêtes, etc.) ; des usages, pratiques et compétences considérés comme indispensables pour la reconnaissance d'un patrimoine ordinaire ; des fictions questionnant le patrimoine ordinaire ; des processus d’exclusion et de vulnérabilisation des citoyens dans des contextes de patrimonialisation de l’urbain ordinaire.


Conditions de soumission

Les propositions de communication ne devront pas dépasser les 1500 signes (bibliographie exclue) et être accompagnées par une courte biographie des auteurs. L’événement sera bilingue français/anglais. Les auteurs peuvent répondre en anglais ou en français en spécifiant s’ils peuvent communiquer dans une seule des deux langues du colloque ou dans les deux.


Les réponses sont à envoyer à l’adresse mail reseaulieu.archi[at]gmail.com au plus tard le 1erseptembre 2018

Sélection du comité scientifique : 15 septembre 2018.

À la suite de la rencontre les contributions feront l’objet d’une publication sur la revue du réseau LIEU : État des lieux http://www.reseau-lieu.archi.fr/La-revue-Etat-des-lieux


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MVSi2 (discussion) 24 août 2018 à 10:03 (CEST)


Cinquièmes Journées suisses d’histoire, 5 au 7 juin 2019. Délai d'envoi pour le CFP : 31 août 2018

Le Call for Panels pour les Cinquièmes Journées suisses d’histoire a rencontré un fort écho. Environ 70 panels ont été retenus par la Commission Journées suisses d’histoire de la Société Suisse d'Histoire pour le programme de la manifestation. Le thème « Richesse » sera traité dans les panels selon différentes perspectives. La manifestation promet donc d’être éminemment diversifiée, dense et intéressante !


Dès maintenant et jusqu’au 31 août 2018 se déroule désormais le CALL FOR PAPERS : les chercheuses et chercheurs ont ainsi la possibilité de soumettre leur propre proposition afin d’intégrer un panel. Pour cela, nous rendons publics les résumés de panels acceptés, ainsi que les adresses e-mail des personnes responsables de panel. Veuillez prendre contact avec elles si vous êtes intéressé et intéressée à participer à un panel. Nous vous conseillons de vous tourner assez tôt vers les personnes correspondantes avec une courte description de votre idée d’intervention. Ces personnes pourront alors vous communiquer quelles autres informations leur sont nécessaires et quelles sont les chances d’admission dans le panel.

La décision sur l’admission d’une proposition dans un panel se fait indépendamment des institutions organisatrices et est prise par la personne responsable du panel ou par son équipe.


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MVSi2 (discussion) 23 août 2018 à 14:31 (CEST)


Enfants en habitat : situation précaire et éducation. Délai d'envoi : 15 octobre 2017

La revue Spécificités s’associe au Collectif pour le droit des enfants Roms à l’éducation (CDERE) afin de consacrer un dossier thématique à la précarité des enfants et des jeunes, en particulier du point de vue des questions liées à l'éducation. Cet appel à articles, qui vise à favoriser un échange entre des perspectives scientifiques et professionnelles, propose d’analyser l’enfance et la jeunesse précaire sous l’angle particulier de l’habitat.


Produire de la connaissance sur la précarité est une opération complexe à plus d’un titre. C’est d’abord la « volatilité » des connaissances sur la précarité qui peut poser problème. Les résultats de recherches portant sur les mêmes objets peuvent en effet fortement varier en fonction des démarches mobilisées pour analyser la précarité. Il convient d’également mentionner l’application des connaissances produites sur la précarité dont la mise en œuvre est particulièrement ardue. L’étude de la précarité mobilise par ailleurs une dialectique propre qui appelle à la conciliation d’approches globales, multidimensionnelles et d’éclairages particuliers.


Cet appel à articles, qui vise à favoriser un échange entre des perspectives scientifiques et professionnelles, propose d’analyser l’enfance et la jeunesse précaire sous l’angle particulier de l’habitat. Cette perspective, qui fait l’objet d’une dense littérature pour les enfants et les jeunes vivant dans les pays du Sud (enfants de et dans la rue, enfants des bidonvilles, enfants sans-abris), mérite un éclairage particulier dans le contexte français et européen. En effet, non seulement le nombre de personnes privées de logement personnel est très élevé en France et celui des personnes mal-logées ou fragilisées par rapport au logement beaucoup plus important encore, mais les sollicitations des familles avec enfants pour un hébergement d'urgence sont en forte croissance et la précarité des enfants s'intensifie, avec des conséquences graves en termes de difficultés émotionnelles, comportementales, alimentaires et sanitaires.


Les articles proposés pour ce dossier pourront ainsi aborder divers aspects :


Dimensions scolaires

Les contributions pourront aussi bien traiter de l’accès à l'école, de l’offre et de la demande scolaire, des apprentissages, du décrochage et du raccrochage, de l’orientation, de la pédagogie, de l’accès au marché du travail, des parcours et trajectoires scolaires, des relations entre école et familles, des relations entre l’école et le territoire.

Si c’est principalement la ségrégation résidentielle plus que l’école elle-même qui explique mécaniquement la ségrégation sociale et ethnique au sein des établissements scolaires, et si l’organisation scolaire, la sectorisation et les dérogations formulées par les parents et acceptées par l’institution scolaire portent une partie de responsabilité, quels sont les effets de la concentration des personnes en habitat précaire ou en errance sur les dispositifs et sur la gestion des établissements ? Sur le traitement des élèves qui sont catégorisés comme précaires, ou ethnicisés au sein de ces établissements ? Avec quelles conséquences sur l'accès aux activités périscolaires des enfants sans vrai logement, ou sur l'adaptation des pratiques pédagogiques face à l'impossibilité matérielle et sociale d'une poursuite des démarches éducatives hors de l'école ?


Les acteurs institutionnels et les stratégies des familles

Le point de vue des professionnels et des chercheurs peut apporter un éclairage complémentaire sur la place de l'enfant en situation précaire dans les dispositifs, sur les pédagogies adaptées à la grande pauvreté, sur les problématiques des enfants à la rue, sur les modalités d’accompagnement et d’intervention des médecins, assistants sociaux et psychologues scolaires dans un contexte de moyens de plus en plus contraints, sur la fonction possible de dispositifs innovants comme la médiation scolaire ou d'autres « passeurs d'école » institutionnels, militants et associatifs (antennes scolaires mobiles, maraudes, parrainages, etc.).

Est-on du côté de l'aide sociale ou du droit commun ? Un accompagnement limité à la dimension scolaire a-t-il un sens ? Quels objectifs s'assignent concrètement les professionnels : réussite scolaire de l'enfant, maintien à l'école, non-délinquance ? Nos institutions sont-elles réellement capables d'une approche globale dépassant les cloisonnements politiques traditionnels ?

En l'absence des caractéristiques d'un « vrai » logement (FEANTSA : espace physique suffisant, espace social favorisant l'accès aux services publics et la vie familiale et professionnelle, espace sécurisé et pérenne), il paraît intéressant de mieux comprendre les stratégies familiales articulant gestion de l'urgence, recherche d'une stabilisation résidentielle, et parcours scolaire. Faut-il repenser les interventions et l'accompagnement en fonction de ces stratégies familiales - et du moindre intérêt pour l'institution scolaire qui peut éventuellement les accompagner ?

Les textes proposés dans cette thématique pourront notamment s’intéresser aux stratégies scolaires (qu’elles soient effectives, empêchées, souhaitées) mises en place par ces familles, dans l’accompagnement de la scolarité, dans la gestion des devoirs à la maison, etc.


Les politiques d’inclusion, citoyenneté

Dans le cas de publics en conditions de logement très précaires, les politiques scolaires, nationales et locales (municipalités, circonscriptions), sont fortement affectées par d'autres politiques publiques : la domiciliation, les expulsions des bidonvilles, le déni de citoyenneté à l'encontre des enfants en habitat précaire (rue, squat, hôtel social, bidonville...). On peut rappeler qu'en moyenne, les familles sans logement changent 2,7 fois de commune de résidence chaque année et 1,7 fois de département de résidence. Dans ce contexte, l'école est souvent le seul lieu d'attache, la porte d'entrée dans la citoyenneté.

Dans le cadre des débats actuels sur la géographie de l'inclusion/exclusion et autres zones rurales/périurbaines/urbaines, intégrées ou non à la mondialisation, quel rôle joue l'exclusion/l'inclusion par l'école des enfants et des adolescents en situation très précaire ?


La précarité du logement au quotidien

Une vaste littérature traite des frontières symboliques et des frontières sociales qui peuvent fonder et légitimer l’exclusion sociale. Les éclairages prenant en compte le quotidien de la précarité au prisme des conditions d'habitat (foyer, hôtel social, squat, bidonville, rue, logement indigne, « marchands de sommeil », etc.) sont beaucoup plus rares Ces formes d'habitat, souvent provisoires, souvent inadaptées, et tout aussi souvent incontournables, donnent lieu à des modes de gestion très variés, avec de degrés de contrainte ou d'ouverture sur l'extérieur très différents, et sont liées à des réseaux de sociabilité eux-mêmes complexes et mal connus. Les contributions pourront porter notamment sur la place de l'école dans le cadre de modes de vie instables, informels, gouvernés par l'urgence, sur le territoire vécu de l'habitant du squat, du bidonville, sur l'école de la rue et dans la rue, sur la conciliation école/urgence économique, sur la situation des réfugiés et des mineurs étrangers non accompagnés, sur les approches possibles face aux jeunes « inéducables », etc.


La revue s’adresse aux chercheurs, aux étudiants, aux professionnels. Ceux-ci ont naturellement vocation à y contribuer. Il existe deux types d’articles :

  • Les articles de chercheurs. Ces articles sont expertisés par deux enseignants chercheurs : l’un de l’équipe l’autre extérieur à l’équipe.
  • Les articles d’étudiants et de professionnels. Ces articles sont expertisés par le comité de rédaction de la revue, qui peut engager un travail d’accompagnement rédactionnel à la demande des auteurs.


Les propositions (30000 signes environ) devront être remises avant le 15/10/2017.

Les propositions doivent être adressées au coordonnateur du numéro 11 de la revue : Olivier Brito, olivierbrito[at]gmail.com, obrito[at]u-paris10.fr


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MVSi2 (discussion) 21 septembre 2017 à 17:59 (CEST)


Bibliothèques et musées en Suisse : histoires croisées (XVIIIe-XIXe siècles). Délai d'envoi : 31 août 2017

La présence d’objets, voire de véritables cabinets de curiosités, dans l’enceinte des bibliothèques caractérise bon nombre de bibliothèques d’Ancien Régime. Depuis le XVIIe siècle, l’interaction entre livres et objets est en effet thématisée comme un enjeu bibliothéconomique primordial : monnaies, médailles, instruments scientifiques, échantillons naturels et artéfacts exotiques sont appelés à dialoguer avec les livres afin de nourrir le projet de connaissance encyclopédique de la bibliothèque. À la fois ornements et compléments du savoir livresque, ils mettent en scène une confrontation entre le discours et la dimension matérielle, voire palpable de ce même discours.


À la suite de la Révolution française, qui décrète le musée espace public aux fins didactique, patrimoniale et civique, ces objets se voient cependant progressivement expulsés de l’enceinte des bibliothèques et soutiennent, dans de nombreux cas, la naissance d’institutions muséales. Entre la fin du XVIIIe siècle et tout au long du siècle suivant, innombrables sont en effet les musées qui se créent sur la base de collections « éjectées » de l’espace de la bibliothèque. Les causes de cette autonomisation forcée sont souvent pratiques, ces collections ayant atteint une ampleur qui ne leur permet plus de demeurer intégrées aux surfaces prévues pour les livres. Mais des raisons d’ordre politique, scientifique voire épistémologique entrent également en ligne de compte. Il n’en reste pas moins que, dans cette perspective, les bibliothèques, et notamment les bibliothèques publiques, apparaissent comme des antichambres des musées et la condition sine qua non de l’émergence d’un panorama muséal régional et national.


La Suisse et ses villes illustrent clairement la fécondité de cette articulation. Les collections des cabinets de la bibliothèque de Genève, de la bibliothèque de l’Académie de Lausanne ou encore de la Bibliothèque de la Bourgeoisie de Berne, pour n’en mentionner que quelques-unes, provoquent et alimentent dans un premier temps la création des muséums d’histoire naturelle de leurs villes respectives, puis dans un second temps celles des musées d’art, d’histoire et d’ethnographie de ces lieux.


Malgré son importance, cette interdépendance ne semble pas avoir stimulé l’intérêt des chercheurs. Au contraire, un certain cloisonnement disciplinaire persiste entre les spécialistes de l’histoire des bibliothèques et de l’histoire des musées. Si les premiers attribuent aux cabinets un rôle fondamentalement mineur dans le programme de connaissance de la bibliothèque des Lumières, les seconds ne concentrent leur regard que sur le musée dès le moment où celui-ci acquiert une existence autonome. C’est cette lacune que le colloque propose de combler. Dans le but d’élaborer une réflexion interdisciplinaire, la rencontre souhaite réunir historiens des collections et professionnels du monde des bibliothèques et des musées pour présenter une série de cas d’étude. Le colloque se focalisera essentiellement sur la Suisse afin de faciliter la délimitation géographique de la problématique. Cependant, des propositions concernant d’autres territoires nationaux seront les bienvenues dans la mesure où elles contribueront à la formulation de principes méthodologiques.


Quatre axes de réflexion structureront les échanges :

  • il s’agira d’abord de problématiser le statut des collections d’objets de bibliothèques pour saisir les modalités sous-jacentes de leur arrivée et de leur arrangement. De même, nous chercherons à comprendre comment ces objets négocient leur cohabitation avec les collections livresques ;
  • nous soulèverons également la question de leur émancipation par rapport aux livres : qu’est-ce qui motive cette émancipation ? Qui en sont les acteurs ? Qu’est-ce que ces remaniements impliquent au sein même de la bibliothèque ? Comment le rapport entre le musée naissant et la bibliothèque se pense-t-il ? Comment s’entretient-il ? Pourquoi se dégrade-t-il ?
  • nous aborderons ensuite le problème de la perte de sens souvent provoquée par la répartition des objets dans des collections spécialisées, perte qui se répercute sur les politiques de gestion des collections ;
  • des questions méthodologiques retiendront enfin notre attention : est-ce qu’une histoire croisée des bibliothèques et des musées est véritablement réalisable ? Quels types de sources peuvent la soutenir ? Et qu’en est-il aujourd’hui de l’articulation bibliothèques/musées dans la gestion d’institutions culturelles ? Conditionne-t-elle les politiques patrimoniales contemporaines ?


La période prise en compte est celle allant du XVIIIe siècle à la fin du XIXe siècle ; des communications portant sur le XXe seront toutefois acceptées si elles dialoguent avec des pratiques ou des discours hérités des siècles précédents.


Les communications individuelles seront limitées à 25 minutes, celles en tandem à 40 minutes. Les propositions, en français, en allemand, en italien ou en anglais comprendront environ 300 mots. Elles sont à adresser à Rossella Baldi (rossella.baldi[at]unine.ch) et à Valérie Kobi (valerie.kobi[at]uni-bielefeld.de). Délai pour l’envoi des propositions : 31 août 2017. Les réponses seront envoyées dans le courant du mois d’octobre 2017.


Lieu de l'événement : Musée historique de Lausanne, Place de la Cathédrale 4, 1005 Lausanne


MVSi2 (discussion) 21 juin 2017 à 12:38 (CEST)


Enjeux et apports des recherches en humanités numériques. Délai d'envoi : 23 août 2017

Le numérique a envahi notre quotidien, de la sphère professionnelle, il s’est rapidement propagé vers notre sphère privée. Il semble communément admis que la révolution numérique est en marche. Si nul ne sait quand celle-ci atteindra son point culminant ni prédire quels en seront les effets – les discours sont pour le moins dichotomiques sur le sujet – il est incontestable que son omniprésence opère une transformation de nos dynamiques sociales et culturelles et propulse nos sociétés occidentales dans une « culture numérique » laissant subséquemment entrevoir les possibilités d’ « humanités numériques ». Les résistants aux injonctions de cette culture numérique sont considérés – au mieux –comme des marginaux ne souhaitant pas rejoindre cette culture ouverte de l’information, cette culture numérique du partage, à la fois participative, citoyenne et porteuse de nouveaux espoirs.


Force est de constater que sans application numérique il n’existe ni culture ni humanité numérique. Or ces applications relèvent des sciences de la computation ou de l’informatique, l’une des seules « nouvelles sciences » à s’être élevée au rang d’industrie. Les technologies de l’information et de la communication seraient d’ailleurs vectrices d’une troisième révolution industrielle . Pour Babinet « la révolution numérique en cours va transformer le monde plus fortement que ne l'a fait la révolution industrielle », d’où l’intérêt accru des politiques pour ces phénomènes émergeants et les inlassables prescriptions pour prendre le « tournant numérique ». Réponses à la communication politique ou réel engouement pour les humanités numériques, les projets sur le sujet ne cessent d’émerger depuis une dizaine d’année. Quels sont-ils, peut-on les caractériser ? Quelles sont leurs finalités ? Comment sont-ils conduits, selon quelle(s) méthode(s) ? Ces projets d’humanités numériques ont-ils réussi à dépasser le cloisonnement disciplinaire des sciences face aux technologies de l’information et de la communication ? Quels sont les apports épistémologiques, théoriques, méthodologiques issus de ces recherches ?


Car si l’on ne s’en tient qu’à l’intitulé – et passant outre les définitions qui se bousculent sur les humanités numériques – ces recherches sont censées reposer sur une intelligence collective inter voire trans-disciplinaire, laquelle serait plus à même d’étudier et de construire des technologies de l’intelligence. C’est-à-dire des technologies permettant à l’Homme d’accroître ses facultés de raisonnement, de mieux comprendre la complexité de nos sociétés . Pour de nombreux courants théoriques, l’intelligence serait l’aptitude d’un acteur à résoudre les situations problématiques en les appréhendant sous de nouvelles perspectives à travers la réorganisation de son système de pertinence, de son cadre d’expérience. Or, comme Akrich l’a souligné dans ses travaux, il est nécessaire d’anticiper les comportements et les usages lors de la conception de dispositifs techniques. Quels sont-ils lorsque l’on souhaite développer des technologies de l’intelligence ? Comment sont-ils mis en œuvre, pour quels résultats ?


Alors que certains soutiennent une « organologie du numérique », d’autres observent une « anthrobologie » laquelle mènerait inexorablement vers un « transhumanisme ». La frontière entre technologies de l’intelligence et technologies intelligentes est mince. L’une permet à son utilisateur de construire de nouveaux schèmes de pensée, la seconde se substitue à la raison humaine par le développement d’une intelligence artificielle et, de fait, une indépendance décisionnelle sur laquelle nous nous déchargerions de toute activité mémorielle . Dès lors, l’intelligence artificielle ne serait-elle pas contre-productive pour l’évolution humaine ? A moins que le tournant numérique auquel nous assistons ne soit que prémices à la symbiose voire la fusion entre la dimension technologique et humaine ? Les recherches en humanités numériques mèneraient-elles à terme au développement d’une humanité cognitivement et physiologiquement augmentée ?


Calendrier

  • Remise des articles : 23 août 2017
  • Réponse aux auteurs: 23 septembre 2017
  • Remise de la version finale : 23 octobre 2017


Consignes aux auteurs

Les propositions d’article, texte intégral uniquement en version électronique au format word, sont à envoyer à lise.verlaet[at]univ-montp3.fr. Les articles, rédigés en français, font une vingtaine de page.


Site web de la revue


MVSi2 (discussion) 21 juin 2017 à 12:35 (CEST)


Colloque Eau et tourisme (9 – 10 novembre 2017), Institut de géographie et durabilité de l'UniL. Délai de candidature : 15 juillet 2017

Un colloque intitulé Eau et tourisme, organisé par l’Institut de géographie et durabilité (IGD) de l’Université de Lausanne et l’Institut Tourisme de la HES-SO Valais-Wallis, aura lieu les 9 et 10 novembre 2017.


OBJECTIFS

Ce colloque a pour but de faire le point sur les relations entre tourisme et gestion de l’eau. Il est organisé en trois sessions explorant trois facettes de ces relations :

  • l’eau, une ressource pour le tourisme
  • les impacts du tourisme sur la gestion de l’eau
  • tourisme, eau et changements climatiques


PROGRAMME

  • 9 novembre : sessions scientifiques, Sion (site de l’UNIL)
  • 9 novembre (soirée) : repas officiel, Sion
  • 10 novembre (matin) : sessions scientifiques, Sierre (site de la HES-SO Valais-Wallis)
  • 10 novembre (après-midi) : excursion « Gestion de l’eau dans la station de Crans-Montana »


SESSION 1 : « L’EAU, UNE RESSOURCE POUR LE TOURISME »

L’eau, sous ses différentes formes (eau thermale, neige, glace, plan d’eau, élément du paysage…) constitue souvent une ressource clé de l’attractivité touristique des territoires. L’objectif de cette session est de discuter de l’évolution des différentes valeurs (économique, écologique, paysagère, patrimoniale…) attribuées à l’eau dans sa mise en tourisme. Les contributions attendues peuvent porter tant sur la déclinaison contemporaine de la valorisation touristique de cette ressource que sur une approche plus historique.


SESSION 2 : « LES IMPACTS DU TOURISME SUR LA GESTION DE L’EAU »

Le tourisme provoque d’une part une concentration spatio-temporelle de population temporaire et d’autre part il génère certains usages spécifiques (eau pour les activités de loisirs, enneigement artificiel, irrigation des golfs, mise en valeur des paysages aquatiques pour le tourisme). Le tourisme peut également créer ou exacerber des conflits d’usages de l’eau. Nous attendons particulièrement des contributions sur les usages spécifiques, sur les rivalités d’usage et sur la gouvernance de l’eau en station.


SESSION 3 : « TOURISME, EAU ET CHANGEMENTS CLIMATIQUES »

Selon la saisonnalité, l’altitude et la situation géographique des stations touristiques, les changements climatiques représentent une contrainte supplémentaire (par ex. diminution de l’enneigement, montée du niveau des mers, conflits d’usages de l’eau) ou constituent une opportunité de développement (par ex. diversification de l’offre 4-saisons). Dans ce contexte, cette session vise à explorer les conséquences potentielles des changements climatiques sur les activités touristiques et les ressources en eau ainsi que les moyens mis en oeuvre par les populations des destinations touristiques (autorités politiques, acteurs du tourisme, société civile) pour y répondre.


APPEL À CONTRIBUTIONS

Les personnes intéressées à présenter leurs travaux au travers d’une communication orale ou d’un poster sont invitées à envoyer un résumé d’une page A4 (français ou anglais,format Word) à Christelle.Monnet[at]unil.ch avant le 15 juillet 2017, en précisant la session concernée.


DÉLAIS

  • Soumission des propositions : 15 juillet / July 2017
  • Notification de l’acceptation : 30 août / August 2017
  • Deuxième circulaire : 30 septembre / September 2017
  • Délai d’inscription (paiement) : 15 octobre / October 2017


Papillon de la manifestation (PDF)


MVSi2 (discussion) 21 juin 2017 à 10:52 (CEST)


Enjeux sociaux et politiques de la marche en ville. Délai d'envoi : 15 juillet 2017

L’urbanisme du xxe siècle, qu’il soit régi par l’État ou par le marché, a assigné à la marche à pied deux fonctions, déployées très différemment dans les espaces urbains. D’une part, la marche a été appréhendée comme un mode de déplacement auxiliaire, ne servant plus qu’à accéder aux véhicules individuels ou collectifs permettant d’emprunter les infrastructures de circulation à l’échelle d’une agglomération ou de sa région. Ce système a favorisé des distances que seuls les transports rapides peuvent couvrir tout en contribuant à la ségrégation socio-spatiale. Il a aussi créé des obstacles majeurs au cheminement (coupures, insécurité routière, nuisances, entre autres) qui ont réduit la performance à courte portée du déplacement pédestre. Dans les villes contemporaines, l’accessibilité piétonne est ainsi devenue très inégalitaire selon les localisations (centre dense, banlieues structurées par les grands axes ou rocades, périphéries d’urbanisation récente, etc.) et les contraintes personnelles (personnes à mobilité réduite, dépendance à l’automobile, rareté, absence ou coût du transport collectif, etc.).


D’autre part, la marche a été inversement conçue comme un loisir pour lequel des lieux spécifiques ont été aménagés en fonction de certains publics. La popularisation de « l’art de la promenade » (Solnit, 2001) a impliqué dès la Renaissance d’ouvrir au public des parcs et des jardins qui seront ensuite intégrés comme « espaces verts » dans l’urbanisme fonctionnaliste. La déambulation souvent familiale dans les artères commerçantes, sur les boulevards ou les ramblas, tout comme le développement du tourisme, ont justifié d’élargir des trottoirs pour le lèche-vitrines, d’ouvrir des « passages », de piétonniser certaines rues dans les centres historiques ou de créer des circuits pédestres pour valoriser le patrimoine. Le récent « retour de la marche en ville » (Thomas, 2004 ; Papon et Solère, 2010) s’exprime dans un corpus littéraire et médiatique valorisant la flânerie, l’épanouissement personnel ou l’exploration urbaine et justifie une nouvelle « ludification » (Latouche et Laperrière, 2001 ; Monnet, 2012) d’espaces déjà centraux : voies dites piétonnes, partagées ou apaisées, places réaménagées pour y réduire la circulation ou le stationnement des véhicules, berges réservées aux activités pédestres, etc.


Ainsi, la marche à pied n’apparaît pas simplement comme le moyen d’accès le plus universel aux ressources qu’offre une ville, mais révèle et reproduit aussi, dans les pratiques, les représentations et les aménagements, des rapports de force, des visions politiques, des centralités ou des marginalités, des ségrégations et des inégalités. Nous invitons à analyser ces différents enjeux en répondant, entre autres, aux questions suivantes :

  • La distinction entre la marche-loisir et la marche-déplacement rend-elle compte de comportements sociaux hétérogènes ? On pourra s’interroger sur le rôle de la ségrégation des espaces et de la spécialisation des aménagements dans la disjonction des pratiques pédestres et sur l’existence d’identifications collectives différenciées qui permettent la constitution de groupes d’intérêt. Peut-on vérifier empiriquement l’hypothèse que la marche utilitaire donne peu prise à une « logique d’action collective » (Olson, 1965) alors que la marche-loisir s’y prête mieux ? Qu’est-ce qui détermine qu’un-e citadin-e s’identifie comme automobiliste, cycliste ou usager-e des transports en commun plutôt que comme piéton-ne ? Comment évoluent ces identifications avec le développement de pratiques ludo-sportives pédestres (visite, randonnée, jogging, etc.) ou pas (vélo…) et avec les nouveaux engins de mobilité individuelle (trottinette, skate, rollers, gyropodes…) ?
  • Nous nous intéresserons aussi aux stratégies et aux tactiques des marcheurs ou marcheuses face à leur environnement et aux inégalités qu’elles révèlent ou produisent. Quel est l’impact des caractéristiques personnelles et des positions sociales (catégories aisées ou populaires, personnes âgées, enfants, femmes, touristes étrangers ou groupes cibles du racisme ou du harcèlement policier, travailleurs de la rue, etc.) ? Quelle est la place de la peur de se perdre, de se retrouver dans un endroit qui a mauvaise réputation ou, plus généralement, de la capacité d’orientation ? Jusqu’à quel point les inégalités d’accès ou la dépendance à la marche sont-elles entérinées ou modifiées par l’introduction de nouveaux outils de télécommunication ? Notamment, il s’agira de montrer comment on s’organise dans les espaces urbains où il n’y a pas d’autre option que la marche pour circuler : escaliers, rues trop étroites pour les véhicules, secteurs piétonnisés pour une mise en valeur patrimoniale, touristique et/ou commerciale, zones d’autoconstruction précaire sans voirie, autres espaces enclavés. Existe-t-il des formes d’entraide ou d’exclusion spécifiques ? Quel est le bilan de plusieurs décennies decréation de rues piétonnes, en Europe et ailleurs ? Dans quelle mesure la vie de quartier est-elle renouvelée par cette politique ?
  • Quelles connaissances apportent des recherches empiriques sur les dimensions collectives des déplacements pédestres ? La circulation pédestre est-elle un indicateur de la (dis-)continuité du tissu urbain ? Peut-on parler de « dépendance piétonne » pour accéder aux services et aux transports collectifs ? Qui sont les piéton-ne-s dépendant-e-s ? A quels espaces sont-elles/ils restreint-e-s ? Les recherches peuvent montrer que la présence ou l’absence de piéton-ne-s, et la coprésence de différents types d’usages (résidence, travail, transit, achats, tourisme…), sont révélatrices de régulations formelles et informelles du partage de la voirie ou de l’espace public. Dans quelles conditions les foules (dans les gares, marchés, grands magasins, hauts-lieux etc.) sont-elles attractives ou répulsives pour la marche ? Dans quels environnements urbains les indicateurs de qualité de la marche (walkscore, indice de marchabilité, etc.) sont-ils pertinents, et quels acteurs les développent, avec quel(s) agenda(s) politique(s) ?
  • Quelles sont les valeurs collectives associées à la marche en ville et comment sont-elles définies ou circonscrites ?Au nom de quoi et dans quelles conditions la marche devient-elle objet de mobilisation collective, de militantisme et/ou d’action publique ? Il faudrait déterminer les acteurs qui sont à l’origine ou relayent un mouvement, quelles sont leurs visées sociales, politiques ou économiques, quels sont les conflits et les expressions des rapports de pouvoir. On pourra donc s’intéresser à la construction d’un problème public autour de la marche ou de sa reconnaissance (Hassenteufel, 2010 ; Honneth, 2004), et aux motivations autour desquelles se mobilisent les intéressé-e-s : lutte contre l’insécurité routière et la défense de catégories considérées comme vulnérables, promotion des modes « doux » ou « actifs », protection de la santé et/ou de « l’environnement », revendication du « droit à la ville » ou à la mobilité… Comment sont représentés la marche et le piéton dans les réglementations ou chez les acteurs patentés de la production urbaine, et comment évoluent ces représentations ? Quelle est la place de la marche dans les politiques de transport ou de planification urbaine, et notammentpour lutter contre la précarité ou l’exclusion ? A quelles négociations ces objectifs conduisent-ils au sein des communautés urbaines ou métropolitaines ?


Pour compléter ces questions, nous invitons aussi les auteur-e-s à soumettre toute autre proposition touchant aux enjeux et à l’impact social et politique de la marche en ville, quels que soient l’approche disciplinaire, la méthodologie ou le terrain. Ce dossier suivra strictement la ligne éditoriale de la revue en faveur de résultats de recherche originaux, présentés de façon précise mais compréhensible pour un lectorat pluridisciplinaire et international.


Modalités de soumission

  • 15 juillet 2017 : date limite de remise des articles complets
  • 15 octobre 2017 : information des auteurs
  • Mars ou septembre 2019 : publication du dossier


Adresse pour la correspondance exclusivement en version électronique par courriel à l’adresse suivante : es.marchenville[at]laposte.net


Attention :

  • La revue ne demande pas de propositions d’articles, mais directement les articles,
  • Les articles ne dépassent pas 42 000 signes (espaces compris) en incluant : texte, notes, références bibliographiques, annexes, mais hors résumés.


MVSi2 (discussion) 21 juin 2017 à 13:01 (CEST)


Colloque Annuel de la SSE : Norms and Alternatives. Anthropological approaches to practices and narratives of change. Délai de candidature : 30 juin 2017

The Scientific Commission of the Swiss Anthropological Association (SSE-SEG-SAA) convenes once a year a major conference around thematic panels. This year, the annual meeting of the SSE-SEG-SAA will address the topic of Norms and Alternatives. Anthropological approaches to practices and narratives of change


While the end of the 20th century has often been described as the end of history with the triumph of the Western democracies model, the last two decades have been characterized by renewed narratives of change, which turn around a sense that our global system of production and consumption has reached its limits. Within the civil society, and amongst certain key economic and political players worldwide, an increasing number of actors are promoting “alternatives” either to bring about, in the name of sustainability or social justice, smooth institutional change within existing paradigms (e.g. fair trade certification), to contest in a more radical way a society based on mass consumption and productivism (e.g. degrowth movements, alter-globalization, etc.), or to get already prepared to what is described as imminent and unavoidable collapse (as with “resilient” strategies for coping with climate change). These so-called alternatives are as open-ended as are the debates about the exact nature of change, its goals, and the ways to implement it. Although they are not new and often rearticulate in new ways long-lasting practices, they are enjoying a growing celebrity with a large coverage in the media. Accusations of naïve utopianism are directed to the most radical propositions. At the same time, more consensual initiatives are criticized for their proximity with dominant models, often characterized as neoliberal, postcolonial or simply nefarious.


The conference aims to encourage critical approaches to the concept of alternative and its materializations in concrete human projects. This idea of “alternatives” rests on the existence of supposedly dominant norms , and generally defines itself in opposition to them as if there were two separate "worlds". It produces a range of binaries that shape our understanding of reality: power -vs- oppression; conventional -vs- alternative; sustainable -vs- unsustainable, market economy -vs- social economy, etc. Anthropological perspectives challenge such simplifications: beyond normative categorizations, they look at the concrete and lived experience of humans in specific social contexts and highlight the always processual, plural and contested nature of norms and categories that regulate their activities. They invite us to understand alternatives less in their opposition and more in their relation and interaction with the so-called dominant norms, thus looking at the diverse ways in which they engage with the dominant social order. While highlighting the messiness and diversity of practices they may uncover, anthropological approaches can also help gain a better understanding of how such "alternatives" may still bring about social change, sometimes in subtle ways by diversifying existing institutions, or on the contrary, how they may unexpectedly reinforce the wider social order. Furthermore, the problem of justice and the critique of inequality, prejudice and violence are central to the discipline’s trajectory (be it from a human right based or a power oriented perspective), suggesting both the complexity and ambiguity of these processes and the difficulty we may have evaluating their social value. Related to the conference theme then is the question: what role can and should anthropologists play in the construction and de-construction of “dominant” norms and their “alternatives”?


Papillon de la manifestation (PDF)


MVSi2 (discussion) 21 juin 2017 à 10:59 (CEST)


Les intellectuels au Moyen Âge : soixante ans d'un anachronisme fondateur Hommage à Jacques Le Goff. Délai d'envoi : 10 juin 2017

L’année 2017 coïncide avec le 60e anniversaire de la publication des Intellectuels au Moyen Âge de Jacques Le Goff (Seuil, 1957). Lors de sa parution, l’ouvrage constituait – avec Marchands et banquiers au Moyen Âge (Puf, 1957) – l’un des volets du diptyque consacré au « travail au Moyen Âge », sujet d’une thèse esquissée et restée inachevée. Cette étude fondatrice, construite sur l’emploi d’un anachronisme assumé par son auteur – le substantif intellectuel n’apparaissant en français qu’avec l’affaire Dreyfus à la fin du XIXe siècle –, arracha l’histoire des élites intellectuelles médiévales du seul domaine de l’histoire des idées, où elle avait été longtemps cantonnée, pour la faire entrer dans le champ de l’histoire sociale et culturelle. Si le caractère heuristique de l’usage du terme d’« intellectuels » pour le Moyen Âge a généralement été salué par l’historiographie, son caractère anachronique a pourtant souvent détourné les historiens de son emploi au profit d’autres concepts qui ne recouvrent pas exactement le même sens[1]. Surtout, l’intégration de la réflexion d’Antonio Gramsci sur la catégorie des « intellectuels organiques », dans la préface que livra Jacques Le Goff à la réédition de 1984, a souvent été ignorée, alors qu’elle constitue une inflexion essentielle de la réflexion du médiéviste. Soixante ans après cette publication, il convient donc de s’en saisir à nouveau, comme d’un hommage au grand médiéviste, mais aussi pour en souligner l’actualité renouvelée dans le champ historiographique.


Trois types de questionnement seront au cœur de cette relecture collective de son œuvre :

  • Le premier consistera à dresser, plus de vingt ans après celui proposé par Alain Boureau[2], un bilan de la réception de l’œuvre de Jacques Le Goff auprès des historiens et des spécialistes des sciences sociales, d’en circonscrire les lectures et les relectures, voire d’en mesurer l’écart parfois avec l’intention initiale de son auteur.
  • Le second axe entend reprendre la question de la pertinence du concept d’« intellectuel » pour la période médiévale et d’en discuter les contours à la lumière d’une historiographie renouvelée. Pour Jacques Le Goff, cette catégorie sociale était née de l’« alliance de la réflexion personnelle et de sa diffusion dans un enseignement »[3]. L’historien avait d’abord conçu « ses intellectuels » comme des enseignants-chercheurs, dominés par la figure du maître des XIIe-XIIIe siècles, même si, de son propre aveu, il n’avait pu se résoudre à écarter les « littérateurs », pour peu que ceux-ci fussent frottés de culture universitaire[4]. La préface de 1984 proposait néanmoins quelques inflexions et envisageait de « nouveaux intellectuels » médiévaux[5] : l’« intellectuel autorisé » qui prétendait « participer aussi du pouvoir ecclésiastique » et « s’arroger une influence politique », ou l’« intellectuel marginal » – réservé à Rutebeuf – qui affichait au contraire son mépris pour les honneurs, jusqu’aux « intellectuels organiques » – selon l’acception établie par Gramsci –, produits de la recomposition du paysage social, de l’émergence de nouvelles catégories auxquelles ils sont liés, et dont ils sont amenés à définir et à légitimer le rôle social en critiquant l’ordre établi et en endossant le rôle de véritable « organisateurs de la société »[6]. Au gré d’un « repentir », Jacques Le Goff rejoignait l’acception qui s’était progressivement imposée, depuis l’affaire Dreyfus, et qui voyait justement dans l’intellectuel « quelqu’un qui se mêle de ce qui ne le regarde pas » (J.-P. Sartre), qui use de ses fonctions créatrice et médiatrice hors de son champ d’activité traditionnel, pour les mettre au service d’une cause, généralement politique, ou d’un public large[7]. Ainsi, l’étude des relations entretenues par les intellectuels médiévaux avec le(s) pouvoir(s) sera-t-elle privilégiée.
  • Le troisième axe souhaiterait proposer un nouvel examen des nombreuses intuitions historiques et pistes d’interprétation ouvertes par J. Le Goff, dont certaines constituent des terrains de recherche toujours fructueux pour les historiens. Il serait ainsi l’occasion de s’interroger sur la chronologie médiévale de la naissance et de l’affirmation des intellectuels : ne peut-on envisager des intellectuels avant le XIIe siècle ? Quel rôle la professionnalisation des universitaires au XIVe siècle joua-t-elle dans leur rapport avec le pouvoir politique[8] ? L’humanisme est-il un « anti-intellectualisme » ? Par ailleurs, le lien entre le cadre urbain et la fonction intellectuelle que mettait en évidence Jacques Le Goff est-il irréductible ? Ne peut-il y avoir d’intellectuels au village ? On invitera également à examiner la variété des situations géographiques pour déterminer ou non l’existence de spécificités locales dans la définition d’un profil des intellectuels : ainsi, l’« intellectuel laïc » est-il une exception italienne[9] ? Dans cette perspective, on se montrera particulièrement attentif aux conditions sociales et matérielles des intellectuels : conditions de travail ; moyens et niveaux de rémunérations, réelles ou symboliques ; stratégies de distinctions déployées.


Les propositions de communication, comprenant un titre, un résumé d’environ 3 000 signes et une courte présentation biographique, doivent être adressées avant le 10 juin 2017, à antoine.destemberg@univ-artois.fr.


Contacts : Nathalie Cabiran (nathalie.cabiran[at]univ-artois.fr) et Sophie de Clerck (sophie.declerck[at]univ-artois.fr)


Le colloque aura lieu les 19 et 20 octobre à l'Université d'Artois, Maison de la recherche - 9 rue du Temple, Arras, France


MVSi2 (discussion) 19 mai 2017 à 13:29 (CEST)


Femmes et migrations, XIXe-XXe siècles. Délai d'envoi : 31 mai 2017

Pour son numéro 35, la revue ILCEA, publiée par les Ellug souhaite explorer les différentes facettes de l’émigration féminine au XIXe et au XXe siècle, qu’elle ait été individuelle ou de groupe, assistée ou forcée. Il s’agira pour cela d’analyser les différents types de migration, les raisons socio-économiques qui les motivent, ainsi que leurs conséquences.


L’émigration, qu’elle ait été individuelle ou de groupe, assistée ou forcée, a à la fois joué un rôle central dans le processus de construction de certains empires et dans la gestion de certaines populations considérées comme indésirables en métropole, entre le XVIIIème et le XIXème siècle. Elle est également centrale à la construction des États-Unis. Depuis un demi-siècle, enfin, le sens des déplacements migratoires s’est, dans certains cas, inversé et ces derniers sont sources de nouvelles problématiques.


Si les hommes ont souvent été ceux qui partent en premier, qu’ils soient célibataires sans attaches ou bien en couple et pères de famille dans l’attente d’être rejoint par leurs compagnes et leurs enfants, les femmes ont de tous temps participé aux mouvements migratoires. Cette émigration féminine a pu toutefois se dérouler, par le passé tout comme à l’époque actuelle, selon des modalités distinctes qu’il convient d’analyser.


Pour cerner les différentes facettes des mouvements migratoires féminines (qui peuvent concerner à la fois les mouvements d’un pays à l’autre -émigration/immigration- et les migrations internes à un territoire), il s’agira d’analyser les différents types de migration, les raisons socio-économiques qui les motivent (push et pull), ainsi que leurs conséquences. Le regard sera aussi porté plus particulièrement sur les migrantes elles-mêmes, sur la façon dont elles peuvent/ont pu être affectées par leur passage d’un territoire à un autre, percevoir leur voyage et être perçues dans leur nouvel environnement. Les modalités institutionnelles, sociales et humaines de leur migration et, le cas échéant, les mécanismes d’appropriation des nouveaux territoires et/ou espaces sociaux feront enfin l’objet d’étude.


Cela impliquera différentes réflexions, autour, notamment (mais non exclusivement), des problématiques suivantes :

  • L’évolution des migrations féminines
  • Les moyens mis en œuvre (émigration assistée, forcée…)
  • Le discours sur la mobilité féminine
  • Le profil des migrantes.
  • L’expérience d’une nouvelle vie
  • Les conséquences économiques, juridiques, littéraires et linguistiques de l’émigration féminine.


Modalités de soumission

Les auteurs devront envoyer leur proposition d’article, en français ou en anglais, avant le 31 mai 2017 à Véronique Molinari : veronique.molinari[at]univ-grenoble-alpes.fr. Les articles définitifs sont attendus avant le 18 novembre 2017 pour une publication en janvier 2019.


Contacts : Véronique Molinari, courriel : veronique.molinari[at]niv-grenoble-alpes.fr


MVSi2 (discussion) 19 mai 2017 à 13:06 (CEST)


Générations sorcières ! Délai d'envoi : 31 mai 2017

Balais, chapeaux pointus, chaudrons magiques caractéristiques de nos sorcières multiséculaires envahissent aujourd’hui les productions culturelles consommées massivement par l’ensemble de nos sociétés occidentalisées.


Cette prégnance transgénérationnelle de la sorcière la positionne dans nos imaginaires comme un reflet, un miroir envoûté des problématiques sociétales étudiées déjà par Jules Michelet ou Jean Palou : la sorcière et ses pouvoirs apparaissent à certains moments privilégiés comme une potentialité forte de contre-pouvoir et une réponse magique au dénuement social, « l’expression mentale d’un aspect social particulier et qui n’est autre que la Misère créatrice de souffrances, de désespoirs » (Jean Palou, 1957).


Étudier la sorcière sous cet angle, c’est comprendre par son exemple le renouvellement tant des schèmes de la sorcellerie (à la manière dont Guy Bechtel distingue deux types de sorcellerie), que de l’histoire culturelle dans son ensemble.


D’un genre à l’autre, d’un média à l’autre, naissent vieilles sorcières et belles envouteuses, qui prennent corps cagneux, fripés, éthérés ou sensuels dans les textes et dans les arts visuels. Dès lors, comment analyser et mettre en relation les sorcières de Bergerac et sa Lettre contre les sorciers, La Sorcière de Barthes dans sa préface à Michelet, et plus récemment, les jeunes sorciersde J.K. Rowling ? Des Quatre sorcières d’Albercht Dürer au Vol des sorcières de Goya, en passant par les personnages maléfiques de la firme Disney, la sorcière subit de nombreuses mutations : Evil Queen en Méchante Sorcière dans Snow White (1937), ou l’horrible Maléfique de Sleeping Beauty (1959) en belle Maleficent (2014) incarnée par Angelina Jolie. Et si Régina Mills (Once Upon a Time), La Sorcière Blanche (Narnia) ou La Suprême dans American Horror Story: Coven sont sémantiquement proches par le pouvoir politique qu’elles portent, leur esthétisation et leurs caractères affectifs les positionnent toutefois différemment dans une généalogie de l’imaginaire magique.


Le colloque se propose donc de mettre en relation sorcières et enjeux générationnels, du point de vue de la production, de la réception, mais aussi comme une construction qui crée socialement du lien, et qui accompagne la construction psychique et identitaire. En ce sens, les propositions d’intervention pourront être dirigées selon les trois axes suivants :


Esthétique anthropologique. Quelle société pour quelle sorcière ?

Issue du paganisme, agissant grâce aux forces du monde naturel, la sorcière devient le symbole du lien avec le démon lorsque l’Église catholique s’installe dans toute l’Europe. Son esthétique et ses caractéristiques évoluent de concert dans les discours et dans les récits. Il s’agira de s’intéresser ici à la manière dont le contexte anthropologique agit sur ses représentations, et de s’interroger sur l’actualité ou la réactualisation de ces images.

Les lieux de l’exercice de la sorcellerie ou du rite du sabbat, par exemple, visent à affirmer une filiation à un passé choisi : ruines médiévales ou antiques sont ainsi préférées aux espaces contemporains, tant dans la fiction que dans l’histoire des « pratiques magiques ».

Cette figuration de la sorcière permet, en outre, de porter un regard sur les mécanismes de la production culturelle par le biais de la transmission d’esthétiques marquées anthropologiquement dans l’espace mondialisé. Pensons par exemple aux productions des studios Ghibli, où la sorcière mélange des esthétiques diverses, avant d’être diffusée globalement. Les groupes de jeunes sorcières dans Little Witch Academia (2013), reprenant les emblèmes archétypaux de la sorcière classique (Bewitched, 1964), questionnent de même ces attaches esthétiques aux contextes sociaux en mutation.


Réception. Quelle sorcière pour quel public ?

La sorcière est, plus encore, construite par le public qu’elle vise : c’est un personnage récurrent et central de l’imagination enfantine, de La Sorcière de la rue Mouffetard à l’album La Sorcière est amoureuse. Elle apparaît parfois aussi comme un antagoniste parfait, une altérité dans la construction psychique de l’enfant. La formule magique qu’elle prononce – du célèbre Abracadabra aux envoutements plus farfelus – devient tout à fait ludique : elle apprend à jouer avec les mots comme elle enseigne le pouvoir qu’ils portent. Mais destinée à un public plus adulte, elle porte d’autres discours. Dans le film d’épouvante, de Suspiria (1977) à Blair Witch Project (1999), ou plus près de nous, The Witch (2015) quatre fois récompensé, la sorcière se métamorphose en figure cathartique.

Surtout, la sorcière apparaît comme une mise en image de la découverte de la sexualité féminine, portant de fait un regard sur les questions de genre puisque la sorcière est principalement femme (« Pour un sorcier, dix mille sorcières », Michelet, 1862), agissant dans l’ombre des sociétés patriarcales.

Du prescripteur vers l’enfant, ou d’un groupe adolescent à l’autre, la transmission culturelle de la sorcière participe ainsi à la construction identitaire de groupes générationnels.


Narrer la sorcière : Quelle sorcière pour quel récit ?

Le colloque seraencore l’occasion de se pencher sur une “transmission résiduelle” contaminant les images de la sorcellerie. En effet, la sorcière se mêle à des représentations variées, de la fée ou du druide dans la féérie, voire du lycanthrope ou du monstre sans visage. Il faudra par exemple questionner le rôle de l’imagerie religieuse ou des échanges culturels plus récents. Le symbole de la pomme empoisonnée rappelle ainsi la source du mal originel provoqué par Ève : le Malum, qui contient la peste dans la série télévisée Salem, est justement sculpté pour ressembler à une pomme.

Narrativement, les pouvoirs magiques maîtrisés par les sorcières sont également des indices de différentes générations de sorcières, et d’une hiérarchie possible entre elles. Elles peuvent être complémentaires dans Charmed, ou en rivalité dans American Horror Story: Coven. Leurs pouvoirs se transmettent souvent de manière héréditaire – réaffirmant la force de la filiation magique –, ou par initiation. Modalités de participation


Interdisciplinaire, ce colloque accueillera les jeunes chercheurs en Lettres, Arts, Sciences humaines et sociales. Les propositions de communication (titre et résumé de 300 mots, accompagnés d’une courte notice biobibliographique) devront être envisagées pour une communication de vingt minutes et seront à soumettre au comité organisateur (jeuneschercheurslis2017@gmail.com) avant le 31 mai 2017.


Contacts : Lucie Groetzinger, courriel : jeuneschercheurslis2017[at]gmail.com


MVSi2 (discussion) 19 mai 2017 à 13:02 (CEST)


La face cachée des cartes. Délai d'envoi : 29 mai 2017

L’UMR Gouvernance, risque, environnement, développement (UPVM3 / IRD), et plus précisément l’axe 4, transversal, « Modélisation et représentations spatiales pour l’aide à la décision en aménagement » propose un colloque international « La face cachée des cartes » les 18 et 19 décembre 2017, à Montpellier (Université Paul-Valéry, site Saint Charles, Auditorium - Rue du Professeur Henri Serre).


« La face cachée des cartes » c’est tenter de mettre au grand jour l’incroyable nombre de réflexions, gestes et opérations « dissimulés », « non dits », véritables « boîtes noires », pourtant nécessaires à la réalisation de toute carte géographique.


Cet approfondissement sera articulé autour de trois thèmes majeurs :

  • La face cachée de la conception, afin, non seulement de préciser la démarche, mais surtout d’approfondir la réflexion autour de la « face cachée » de toute construction cartographique : carte statique ou dynamique, objet hybride entre réalités physiques et visions humaines, « artefact » ou « acteur » (Akrich et al. 2006) ;
  • Le sens caché des cartes, conscient ou inconscient : axe structuré autour des différents processus (choix, traitement et modélisation des données, types de projection, échelles, variables visuelles....) menant à la production cartographique, en exposant et interrogeant les limites, les choix, conscients ou non, qui peuvent mener à des représentations erronées ou tendancieuses. Afin d'éviter les redondances avec ce qui a déjà été étudié (notamment Monmonnier, 1991), une analyse critique des nouvelles données (crowdsourcing...) et des nouveaux types de représentation (géoportails, googlemaps, punaises...) pourra être proposée ;
  • Des cartes au service de finalités cachées : les cartographes sous influence ? Cet axe, davantage orienté vers les applications, avec la contribution de cas d'études exposant des exemples de biais cartographiques dans des domaines variés à forts enjeux (écologie, foresterie, risques, transports, santé...), pourrait permettre d'enrichir ce questionnement sur des aspects plus appliqués.


La thématique de « La face cachée des cartes » n’a guère été abordée si ce n’est par le biais des « mensonges » (Monmonier, 1991), de la propagande (Bord, 2003) ou du pouvoir des cartes (Harley, 1995). Mais il s’agit ici d’aller plus loin dans la réflexion. La carte est d’abord un objet à voir (Bertin, 1967), un instrument de communication (Jacob, 1992), une interprétation du monde qui témoigne de (des) vision(s) de son (ses) auteur(s), mais nombre d’opérations et de gestes participent à sa réalisation. Cette succession d’ajustements et de bricolages est bien souvent de l’ordre du « caché », volontairement ou non, c’est-à-dire de boîtes noires qui sont indispensables, certes, inévitables dans les étapes de la construction avec des choix multiples à opérer, mais qui restent encore peu explorées. C’est cette « partie cachée » de la représentation cartographique que l’on se propose de mettre à jour, d’expliciter et d’interroger. Il s’agira de mettre en lumière et contextualiser les choix cartographiques, conscients ou non, revendiqués, assumés ou occultés. A l’heure où le rôle des cartes ne cesse de croître dans un monde de communication et d’échanges instantanés, une approche critique de la cartographie et de ses usages, à travers ses acteurs, leurs relations passées et actuelles, le poids des héritages, peut s’avérer utile. Les inévitables distorsions entre réalités, faits géographiques et les cartes réalisées pour rendre compte de ces faits peuvent-elles être analysées comme des opérations de « traduction » et les cartes comme des « artefacts », voire comme des « acteurs » dans le sens donné à ces termes par Akrich, Callon, Latour (2006) ?


Ces distorsions, matérialisées et territorialisées dans les cartes, peuvent répondre à des objectifs précis qui orientent alors les choix cartographiques en amont de la réalisation des cartes. Elles peuvent être liées à des contraintes techniques et matérielles ou se construire peu à peu en fonction des jeux d’acteurs et des contextes scientifiques, politiques, sociétaux. Mais ces distorsions, liées aux choix cartographiques, peuvent également en retour influencer les représentations que les différents acteurs (scientifiques, gestionnaires, élus, décideurs, grands organismes internationaux, ONG, opinions publiques…) se font du monde ou de tel ou tel phénomène cartographié. En cela, elles peuvent être amenées à peser sur des décisions scientifiques, politiques, sociétales ; accélérer ou ralentir des prises de conscience, faciliter ou non des processus d’instrumentalisation…


Au-delà de la carte « traditionnelle » (sur supports papier ou numérique), on souhaite intégrer à la réflexion les représentations visuelles utilisées aujourd’hui couramment : Géoportails, images satellites avec Google par exemple, Système d’Information Géographique, etc. On peut ainsi interroger le développement de nouveaux outils ou interfaces cartographiques liés à de nouveaux usages (cartographies en temps réel pour gestionnaires de crise, cartographies inédites de certains territoires vécus, perçus…). Les nouvelles formes de cartes sont à relier aux nouvelles formes d’échanges (mondialisés, en temps réel, etc.) entre ceux qui les font, ceux qui les lisent et les voient, ceux qui les utilisent. Quelle articulation entre ces nouveaux outils, ces nouvelles pratiques et des difficultés anciennes toujours d’actualité, comme le passage d’une échelle à une autre, l’intégration et la structuration des données-source et des métadonnées, la qualité des données, la gestion de l’incertitude ? Modalités de participation


L’appel à participation propose de fournir des résumés longs de communication ou des résumés d’intentions de posters, pour le 29 mai 2017.

La soumission se fait en ligne sur le site de la rencontre : https://cartocachee2017.sciencesconf.org

Les actes de la rencontre seront publiés dans le numéro 236 - juin 2018 - de la revue Cartes et Géomatique du Comité Français de Cartographie.


Contacts : Jean-Paul Bord, courriel : j-p-bord[at]wanadoo.fr et Monique Gherardi, courriel : monique.gherardi[at]univ-montp3.fr


MVSi2 (discussion) 19 mai 2017 à 12:48 (CEST)


Que reste-t-il de nos stations de montagne ? Diversification des pratiques touristiques et sportives en montagne et reconfiguration territoriale en France et en Suisse. Délai d'envoi : 30 avril 2017

Les chercheurs de l’axe Sport et territoires touristiques de la plateforme de recherche sur le sport de l’université de Lausanne (issus de l’Institut des sciences du sport et de l’Institut de géographie et durabilité) et l’Equipe SYSTER de l’Unité de Recherche Développement des Territoires Montagnards d’Irstea Grenoble, organisent un séminaire de recherche le 21 juin 2017 à Sion (IUKB, Chemin de l’Institut 18 à Bramois). Ce séminaire se destine à la présentation de travaux autour des trajectoires de développement des stations de montagne. La thématique retenue pour cette journée se conçoit comme une invitation à repenser le rôle des stations de montagne dans la dynamique territoriale en Suisse et en France au travers d’approches ancrées à la fois en géographie, en sciences du sport, en aménagement du territoire, en économie ou en science politique.


Comme le rappelle Vlès (1996), l’origine du terme station, vient du latin stare, le lieu où s’arrête le voyageur et, en conséquence, dans lequel s’organise leur accueil pour une durée plus ou moins longue. Dans ce sens l’équipe MIT proposait en 2008 une définition, inspirée par Knafou et al. (1997), considérant la station comme une combinaison de fonctions interdépendantes « un lieu urbain où l’activité touristique est dominante, qui a des fonctions touristiques et urbaines peu ou pas diversifiées ». Dès lors, peu de choses distinguent clairement la ville de la station (Stock, 2001).


Néanmoins, tel que le démontre Cuvelier (1997) dans son analyse du développement touristique dans le cadre du contrat de régulation fordiste, la recherche d’économies d’échelle conduit à la rationalisation et à la spécialisation de la production. Les stations sont ainsi qualifiées comme des ensembles hyperspécialisés par Levy et Lussault (2003), faisant plus référence aux loisirs constitutifs de l’attractivité de la station, notamment sportifs, qu’à l’ensemble des fonctions qu’elle remplit. De fait, ce qui distingue la station des destinations touristiques fondées sur des territoires « ordinaires », quel que soit leur niveau de renommée ou de « touristicité », c’est bien leur construction autour d’un motif de fréquentation particulier, qu’il s’agisse de la mer en été ou de la montagne en hiver.


L’organisation de la fréquentation touristique s’articule alors autour d’une activité centrale. Sur le littoral il s’agit de l’accès à la plage ou à la baignade, en altitude cela concerne le domaine skiable et la pratique du ski de descente. Force est de reconnaître que l’implantation de remontées mécaniques se prête à la fois à la concentration de l’offre dans un nombre de lieux limités, afin d’atteindre une densité suffisante pour assurer la ventilation des skieurs sur un domaine assez vaste, et à une organisation fonctionnelle de l’espace pour organiser le séjour à leur proximité. Telle est la logique adoptée en France pour la mise en œuvre de la Doctrine neige soutenue par l’Etat dans les années 1960 (François, 2007, François and Marcelpoil, 2012) et qui a abouti au schéma type de la station dite de Troisième génération, dont la rationalité est une évidence (Cumin, 1970), et au modèle décrit par Debarbieux (Debarbieux, 1995 ). En Suisse, si le modèle français a pu faire des émules, la dynamique d’aménagement, bien qu’en partie soutenue par la Confédération dans le cadre de la politique régionale, demeure le fruit d’une multiplicité d’initiatives privées (Clivaz and George-Marcelpoil, 2015, Herbin, 1987). Le rapport Rolland (2006) met ainsi en avant les risques associés au manque de consolidation de l’offre suisse, en miroir des rigidités du modèle de la station intégrée d’altitude à la française. Ces formes de développement héritées de logiques parfois dépassées demeurent un objet de questionnements actuels (Vlès and Bouneau, 2016).


Autant, dans le cas de la Suisse, le concept de station peut cacher des formes de développement d’intensité diverses, où la centralité des remontées mécaniques n’est pas le seul critère constitutif, autant la faible plasticité de l’exemple français interroge la persistance de cette forme de développement et sa capacité d’adaptation. Ainsi, la notion de diversification de l’offre touristique pose clairement ce problème des frontières conceptuelles de la station, notamment quand elle propose un changement d’échelle pour appréhender plus globalement la destination touristique (par exemple, celle des espaces valléens en France) ou un changement profond de la nature des offres sportives suite à des situations économiques systématiquement déficitaires. Dès lors, quelles seraient les principales différences ou similitudes entre la Suisse et la France en matière de diversité des offres sportives en montagne, de rôle central joué par les sports d’hiver et par le ski, ou encore du rôle structurant des investissements locaux dans les remontées mécaniques ? Existe-t-il un gradient de la diversité de l’offre touristique inversement proportionnel à l’intensité de l’équipement en remontées mécaniques ?


D’un point de vue territorial, nous pouvons aussi nous poser la question des limites de la station. Depuis de nombreuses années, le territoire n’est en effet plus invoqué comme un simple support de station, mais comme un véritable actif touristique dans le cadre d’une transition d’un mode de développement générique à un mode de développement spécifique (Achin, 2015, François, 2007). Dans quelle mesure, cette recherche de ressources complémentaires remet-elle en cause l’unité spatiale de la station ? Comment cette dernière participe-t-elle à l’organisation de l’offre sur le territoire ? Cette question se pose avec d’autant plus d’acuité que les recherches sur les activités sportives de nature ont montré l’importance économique de ces activités (Langenbach, 2012) alors même qu’elles ont leur logique propre de répartition sur le territoire, en fonction de sites favorables au regard de la pratique, plutôt qu’en fonction d’une polarisation autour d’équipements structurants. L’oxymore est consommé quand la « Station de Trail »TM est inventée pour désigner le lieu d’accueil donnant l’accès à une diversité d’itinéraires, parfois relativement éloignés. Cette offre repose à la fois sur la capacité d’accueil du territoire, la station comme lieu de séjour, et la possibilité de pratiquer le trail rapidement et facilement, mais elle s’affranchit de la dimension organisationnelle propre au concept de la station. Suivant cet exemple, la station touristique ne serait-elle plus qu’une porte d’entrée sur le territoire ? Avec quelles retombées économiques pour les acteurs locaux ? Quel apport pourrait avoir la station sur la structuration de l’offre de loisirs sportifs ? Dans le cadre de ces mutations organisationnelles (rôle du territoire) mais aussi fonctionnelles (rôle des sports de nature notamment), quels nouveaux modes de fréquentation des destinations touristiques confrontées au développement des court-séjours et au zapping des clientèles ?


Toutes ces questions se posent avec d’autant plus d’intérêt qu’elles sont de nature à remettre profondément en cause la capacité d’accueil des stations. La moindre valorisation de l’immobilier par le tourisme ouvre la porte à la résidentialisation, d’autant que l’attractivité touristique du territoire, la présence d’aménités et le développement de l’offre de loisirs contribuent également à l’attractivité résidentielle (François and Marcelpoil, 2007). Ce paradoxe du tourisme comme outil d’aménagement du territoire a également été étudié dans le cas de l’exclusion des populations locales n’ayant plus les moyens d’accéder à un foncier sur-valorisé par le tourisme. Alors même que le développement touristique se justifie par un apport de revenus sur le territoire permettant aux acteurs locaux d’y demeurer, il se retrouve in fine rejeté aux marges des stations. Dans une logique similaire à la réorganisation territoriale de l’offre touristique, ici c’est l’unité de l’organisation productive qui est interrogée (Vlès, 2014). Dans quelle mesure le bon fonctionnement des stations dépend-il d’un territoire élargi ? Comment d’autres formes de tourisme plus orientées sur l’offre culturelle ou la valorisation du patrimoine peuvent-elles trouver leur place dans cette (ré)organisation ? Quels phénomènes de recomposition territoriale (partenariats, fusions, créations de réseaux, etc.) l’évolution des stations implique-t-elle ? La définition d’une offre touristique à une échelle plus large implique-t-elle une reconfiguration des acteurs et partant une transformation des modes de gouvernance ? Et enfin, dans ce contexte, quels seraient les effets des dispositifs de régulation telle que la limitation du nombre de résidences secondaires proposée par la Lex Weber (Clivaz, 2013) ?


L’objectif scientifique de ce séminaire est donc de comparer les situations suisses et françaises afin d’en tirer des enseignements croisés et de prendre du recul par rapport à la notion même de station (1) telle qu’elle s’est co-construite en France au croisement des objectifs politiques et de l’approche scientifique et (2) en Suisse où l’organisation de l’offre touristique a essentiellement été confiée aux initiatives privées en l’absence de ligne directrice étatique. Ces différences de modes de construction conduisent-elles à des divergences fondamentales entre les modèles de stations en Suisse et en France et impactent-elles durablement leur évolution ? Nous chercherons ici à décliner cette question au travers de plusieurs thèmes : les nouvelles formes de la station ; les nouveaux modes de gouvernance ; la place des activités sportives (de nature) dans le tourisme en montagne ou encore le rôle de la diversification touristique sur l’économie locale.

Cette journée de présentations sera conclue par une intervention du prof. Vincent Vlès (Université Toulouse – Jean Jaurès) qui les mettra en perspective avec les résultats de ses propres travaux.


Pour participer


Les communications devront durer 20 minutes et elles seront suivies d’un moment d’échanges de 10 minutes environ.


Toutes les informations sur ce séminaire ainsi que la procédure de soumission d’une proposition de communication se trouvent à l’adresse : https://sem-station.sciencesconf.org/.


Les propositions de communication se feront sous la forme d’un résumé d’une page maximum (environ 2000 signes) et devront être déposées jusqu’au 30 avril 2017. Une réponse quant à l’acceptation de votre communication vous parviendra d’ici au 15 mai 2017. Pour toutes questions spécifiques vous pouvez contacter Marc Langenbach par e-mail (marc.langenbach[at]unil.ch).


La participation à ce séminaire est gratuite et le repas sera pris en charge par l’organisation. Les frais de déplacement et d’hébergement sont à la charge des participant.e.s. Cette journée se déroulera le mercredi 21 juin de 8h30 à 17h sur le site de Sion de l’Université de Lausanne (ex-IUKB à Bramois, VS).


Comité d’organisation

  • Christophe Clivaz (christophe.clivaz@unil.ch) : Professeur associé à l’Institut de géographie et durabilité de l’Université de Lausanne, site de Sion
  • Marc Langenbach (marc.langenbach@unil.ch) : Premier assistant à l’Institut des Sciences du Sport de l’Université de Lausanne
  • Hugues François (hugues.francois@irstea.fr) : Ingénieur de recherche à l’IRSTEA de Grenoble
  • Emmanuel Bayle (emmanuel.bayle@unil.ch) : Professeur associé à l’Institut des Sciences du Sport de l’Université de Lausanne


MVSi2 (discussion) 26 avril 2017 à 17:39 (CEST)


L’histoire de la médecine et la biographie entre le XVIe et le XXe siècle. Délai d'envoi : 30 avril 2017

À l’occasion de la Réunion de la Société suisse d'histoire de la médecine et des sciences naturelles, l’objectif sera d’interroger l’impact potentiel du travail biographique sur notre connaissance de l’histoire de la médecine. En quoi des faits biographiques informent-ils de manière spécifique les pratiques et les réalités du passé ? Une étude biographique sérieuse est-elle encore une biographie ? Les organisateurs sont particulièrement intéressés par des présentations dans lesquelles des questions méthodologiques sont abordées.


Les biographies de grands médecins des siècles passés sont, aux yeux d’historiens de métier, des entreprises téléologiques comportant des présupposés naïfs sur ce qu’était la médecine dans le passé. Les biographies rédigées dans le but de contribuer à la connaissance historique sont rares et quand elles sont publiées, elles sont souvent lues pour leurs qualités littéraires plutôt que pour leurs apports historiques. Et pourtant, les historiens ne manquent pas de rencontrer des fonds biographiques et parfois des textes réflexifs rédigés par des individus marquants. Ces sources ouvrent des pistes de recherche intéressantes et de nouvelles perspectives historiographiques. Comment pratiquaient et pensaient les docteurs au quotidien? Quelle était la compréhension médicale de soignants individuels? Comment interprétaient-ils leur propre rôle? D’un point de vue historiographique, l’objet biographique permet d’une part d’interroger les idées reçues sur la figure du médecin et les pratiques médicales du passé et d’autre part de rassembler des conceptions corporatistes du passé de la discipline et des interprétations académiques du même champ.


Organisation et contact pour l'envoi des résumés : Philip Rieder, Institut Ethique Histoire Humanités (UNIGE) philip.rieder[at]unige.ch.


MVSi2 (discussion) 26 avril 2017 à 17:34 (CEST)


Transnationale Geschichte der Schweiz. Délai d'envoi : 28 avril 2017

La Journée annuelle de la Société suisse d’histoire économique et sociale aura lieu le 29 Septembre 2017, à la Haus der Universität, Schlösslistrasse 5, à Bern.


L’histoire de la Suisse a longtemps été placée sous le signe de la spécificité, du Sonderfall Schweiz. En cela, l’historiographie helvétique ne diffère pas fondamentalement de celle d’autres pays. Les différentes historiographies nationales ont ceci en commun qu’elles semblent prises dans le carcan d’un certain nationalisme méthodologique. Ces dernières années, cependant, un nombre croissant d’historiens et historiennes ont tenté de s’en affranchir en mettant l’accent sur les « circulations », en adoptant des approches « transnationales », « globales », « connectées », « croisées », « comparées », « partagées », « coloniales », ou encore « post-coloniales ».


La Société suisse d’histoire économique et sociale (SSHES) consacrera sa journée annuelle 2017 à ces différentes approches appliquées à l’histoire de la Suisse. Cette journée sera l’occasion d’une réflexion collective sur les apports, les chantiers et les perspectives futures de ces démarches d’histoire connectée. L’accent sera mis sur des études de cas qui illustrent cette (ces) histoire(s) transnationale(s) de la Suisse. La journée a également pour ambition de rassembler des historien-ne-s des diverses époques (médiévale, moderne et contemporaine). Elle vise enfin à faire dialoguer les spécialistes d’histoire économique, sociale, politique et culturelle à partir de terrains concrets et d’études empiriques.


Pour cette journée, les organisateur-trice-s appellent de leurs vœux tout type de contributions qui mettent en œuvre des démarches d’histoire transnationale. Trois grands axes de questionnements pourraient notamment être abordés :

  • Le premier axe pourrait rassembler des études sur le rôle global de la Suisse dans différents domaines. L’histoire des organisations internationales ou celle de la finance en constituent des exemples connus. Quels sont les autres domaines dans lesquels la Suisse a joué un rôle global? Dans quels contextes, à quelles époques et pour quelles raisons ce rôle s’explique-t-il? Quelle est la fonction de certaines villes ou régions dans les connexions transnationales?
  • Un deuxième axe pourrait rassembler des contributions (ré)examinant de manière critique certains éléments perçus comme spécifiques à la Suisse. Dans quelle mesure les approches d’histoire transnationale permettent-elles de comprendre les structures sociales et économiques de la Suisse sous un autre angle que celui du Sonderfall Schweiz ? Le passage du statut de pays d’émigration à pays d’immigration (ou de nation pauvre à nation riche) peut-il faire l’objet d’une compréhension plus profonde une fois remis dans un contexte global ?
  • Le dernier axe est de nature historiographique. Quels sont les enseignements, pour l’histoire économique et sociale de la Suisse, de vingt ans d’approche transnationale ? Quels objets et quelles méthodes ont été privilégiés, et quels domaines ont été négligés? Où se situe l’historiographie suisse (francophone et germanophone) au regard de celles d’autres contextes linguistiques ou nationaux? Quels sont les objets, les périodes ou les questionnements les plus prometteurs pour de futures recherches?


La journée est organisée par la SGWSG/SSHES en collaboration avec le réseau « Transnational History».


Les propositions de contributions (maximum 3’000 signes) sont à envoyer d’ici au 28 avril 2017 à Nathalie Büsser (nathalie.buesser[at]hist.uzh.ch). Les décisions quant à la participation à la conférence seront notifiées jusqu’au 10 mai 2017. À la suite de la journée d’étude, et sous réserve d’une évaluation anonyme des articles (peer review), un ouvrage collectif sera édité par la SSHES.


MVSi2 (discussion) 26 avril 2017 à 17:24 (CEST)


Histoires matérielles du temps : Objets et pratiques, XIVe - XVIIIe siècles. Délai d'envoi : 21.04.2017

L'Université de Neuchâtel et l'Université Ludwig Maximilian de Münich organise un colloque intitulé Histoires matérielles du temps : Objets et pratiques, XIVe - XVIIIe siècles qui aura lieu à La Chaux-de-Fonds, au Musée international d’horlogerie, du 30 novembre au 1er décembre 2017


L’historiographie de la mesure du temps se caractérise traditionnellement par une dichotomie entre des recherches consacrées à l’évolution des dispositifs techniques et d’autres qui concernent les cultures et les usages du temps. Les premières s’intéressent au perfectionnement des mouvements mécaniques des horloges, des pendules et des montres portatives, à la biographie des grands horlogers, à l’étude des savoirs techniques et de l’organisation de la production. Les secondes examinent les formes d’organisation et de coordination temporelles et leur intériorisation. Une des conséquences majeures de cette dichotomie est la rareté des études prenant en compte l’influence des facteurs sociaux et culturels sur la configuration des dispositifs techniques, ou interrogeant à l’inverse les cultures et les pratiques de la mesure du temps à partir de l’analyse des objets. L’étude de la consommation des montres de poche et des horloges s’est en outre développée autour de la question du luxe, tandis que les gestes, les pratiques et les interactions sociales inhérentes à l’usage de ces dispositifs matériels étaient généralement négligés.


Le colloque entend contribuer à réunir ces deux approches en prenant horloges de table, montres portatives, chronomètres de marine, montres de carrosse, réveils, montres à tact, sonneries et aiguilles, etc., comme point de départ d’une réflexion conjointe entre les spécialistes de l’histoire de l’horlogerie et ceux qui étudient l’histoire sociale et culturelle du temps.


Cette histoire du temps par l’objet est susceptible d’ouvrir de nouvelles perspectives à propos des processus d’innovation ou de coordination temporelle via la mise en relation de dispositifs matériels, d’individus, de savoirs et d’institutions. Il ne s’agit donc pas de restituer les étapes d’une marche modernisatrice du temps mécanique, mais d’interroger la diversité des temporalités. Les objets permettent de saisir concrètement comment la mesure du temps organise les pratiques quotidiennes de coordination temporelle et informe les modes d’observation des phénomènes naturels ; ils permettent de comprendre les rapports entre les horlogers et leurs clients à travers l’analyse des archives de la production et de la consommation, d’attirer l’attention sur les modes d’intériorisation et de communication du temps à travers l’étude des formes des boîtes, des images qui les ornent, et des dispositifs visuels, sonores et tactiles qui signalent l’heure.


Le colloque se propose d’aborder ces questions dans une perspective de longue durée, depuis l’apparition des premiers systèmes mécaniques de mesure du temps au Moyen Âge jusqu’aux prémisses de l’industrialisation au XVIIIe siècle. On explorera aussi la manière dont les dispositifs mécaniques cohabitent avec d’autres techniques de détermination du passage du temps, comme les cadrans solaires, avec lesquels ils peuvent entrer en tension ou générer des hybridations, et on adoptera une perspective globale permettant de saisir les interactions entre les différentes cultures et techniques de la mesure du temps.

Seront privilégiées les propositions associant les analyses techniques, culturelles et sociales des dispositifs de mesure du temps et de leur usage, par exemple autour des thèmes suivants :

1) Production et valeurs d’usage : comment les valeurs d’usage sont-elles identifiées et intégrées par les horlogers dans la conception des montres ? Comment horlogers et consommateurs négocient-ils ? Comment les propriétés des montres et leurs usages sont-ils présentés dans les prospectus techniques et dans la littérature de consommation qui accompagnent la commercialisation des montres ?

2) La montre, un objet sensible : comment formes, images, sonneries et modes de portage nous informent-ils sur les usages et la réception des montres ?

3) Mesure du temps et pratiques quotidiennes : comment réveils, montres de poche et horloges de table ont-ils participé à la mise en place de coordinations temporelles ? Dans quelles pratiques remarque-t-on l’usage de dispositifs de mesure du temps (travail, cuisine, voyage, administration, etc.), et comment ces pratiques ont-elles contribué à l’élaboration des « complications » horlogères ?


Les propositions (max. 1000 signes) accompagnées d’un CV devront être envoyées au plus tard le 21 avril à gianenrico.bernasconi[at]unine.ch et susanne.thuerigen[at]kunstgeschichte.unimuenchen.de.


MVSi2 (discussion) 24 mars 2017 à 11:02 (CET)


Parole(s) des enfants et droits des enfants (XXe-XXIe siècle). Délai d'envoi : 10 avril 2017

Le programme pluridisciplinaire « EnJeu[x] Enfance et Jeunesse » organise un colloque international sur les paroles et les droits des enfants aux XXe et XXIe siècles. Sont attendues, d’une part des interventions proposant une réflexion sur les sources, les corpus, l’accès aux données, les méthodes et les procédures des chercheurs en sciences humaines et sociales et des praticiens autour du recueil de la parole de l’enfant ; d’autre part des monographies et études de cas à différentes échelles présentant des avancées dans les connaissances.


Le XXe siècle a été vu comme celui d’un progrès dans la prise en considération et la valorisation de la parole de l’enfant. La Convention Internationale des Droits de l’Enfant de 1989 a proclamé le droit d’expression, le droit d’opinion et le droit d’association (articles 12 à 15). Le recueil et le respect de la parole de l’enfant sont des enjeux forts pour l’avenir. À l’occasion du 25e anniversaire de la CIDE (2014), estimant la parole de l’enfant « innovante et nécessaire », l’UNICEF avait donné la parole à des enfants du monde afin qu’ils puissent dire leurs rêves et leurs souhaits. Le présent colloque vise à interroger la place de la parole des enfants et des jeunes dans la définition et la construction de leurs droits. Le respect de la parole de l’enfant


Les enfants doivent être perçus comme acteurs et non pas seulement en tant qu’objets d’étude, comme cela a été le cas pendant longtemps. Ils représentent une source d’information importante (leur parole, mais plus généralement leur point de vue, leur ressenti) qui doit être prise en compte dans la recherche académique afin de mieux comprendre leurs réalités vécues. Ils ont été trop perçus comme des êtres passifs, dépendants ou incomplets. Ils sont maintenant perçus par les chercheurs comme des membres à part entière de la société et pour ce qu’ils sont en tant qu’enfants aujourd’hui, non pas seulement pour ce qu’ils seront demain... La perception par l’enfant et l’expression de l’enfant sur son environnement, sur son bien-être ou mal-être, sont des clés de compréhension que doivent activer les sciences sociales. Protection et citoyenneté


Aujourd’hui, la parole d’enfants victimes ou témoins peut être déterminante dans le déclenchement d’interventions de type médico-psycho-social, comme dans le déroulement de procédures judiciaires. Or, le recueil de la parole des enfants, et notamment des plus jeunes, n’est pas aisé. Les souvenirs de l’enfant peuvent en effet être altérés par de nombreux facteurs contextuels (caractéristiques propres à l’interrogatoire) et individuels (personnalité et aptitudes cognitives des enfants). Leur connaissance et leur prise en compte lors du recueil de la parole sont indispensables dès lors que l’on souhaite rendre compte de la réalité des faits.


La dimension citoyenne de la parole de l’enfant est de plus en plus sollicitée par exemple dans les conseils municipaux d’enfants ou des structures équivalentes. L’expression des enfants dans les lieux d’éducation, tout au long de leur parcours scolaire, et la prise en considération de cette expression est un chantier en construction qui pose de nombreuses questions. Parole de l’enfant en institutions


Dans les institutions éducatives, après avoir longtemps été confinée, étouffée et crainte, depuis les années 1950, des experts de la jeunesse prêtent l’oreille à la parole des enfants. Cette attention comporte des effets paradoxaux : libération de la parole par les sciences du psychisme et le métier d’éducateur, mais aussi intrusion dans l’intimité des enfants et adolescents. Quoi qu’il en soit, cette valorisation de la parole juvénile ouvre la voie à une réflexion sur la construction des subjectivités, la fabrication des identités, et plus généralement sur la prise en considération de la jeunesse comme groupe social dans les sociétés. La parole est également au cœur de la question mémorielle à l’égard de l’expérience de l’institutionnalisation, qui prend de l’ampleur dans les sociétés occidentales. Longtemps contenue, l’expression d’une mémoire douloureuse de l’enfermement dans les institutions de protection de la jeunesse a surgi, depuis plusieurs années, dans le débat public.


Conditions de soumission


Sont attendues, d’une part des interventions proposant une réflexion sur les sources, les corpus, l’accès aux données, les méthodes et les procédures des chercheurs en sciences humaines et sociales et des praticiens autour du recueil de la parole de l’enfant ; d’autre part des monographies et études de cas à différentes échelles présentant des avancées dans les connaissances. Les langues du colloque seront le français et l’anglais.


Les propositions de communication (400 mots maximum, en français ou en anglais) accompagnées d’une présentation biographique et bibliographique de leurs auteurs sont à envoyer conjointement à yves.denechere[at]univ-angers.fr et blandine.charrier[at]univ-angers.fr avant le 10 avril 2017.


Contact : Blandine Charrier ; courriel : blandine.charrier[at]univ-angers.fr


MVSi2 (discussion) 24 mars 2017 à 12:20 (CET)


Féminismes religieux et spiritualités féministes. Délai d'envoi : 3 avril 2017

NQF organise une journée d’études sur le thème "Féminismes religieux et spiritualités féministes" qui se déroulera à l’Université de Lausanne le 28 novembre 2017 et qui se prolongera par la parution, début 2019, du numéro 38/1 de NQF consacré à cette même thématique. Le présent appel vaut donc à la fois pour la journée d’études et pour le numéro 38/1 de NQF. Nous encourageons fortement les communications avec proposition d’un article, toutefois il est également possible de proposer uniquement une communication ou un article.


Dénoncées comme systèmes fondamentalement oppressifs pour les femmes, les religions monothéistes ont fait l’objet de vives critiques de la part des mouvements féministes en Occident. Les traditions principalement visées par ces critiques furent d’abord celles dont la plupart des féministes occidentales étaient issues, soit le christianisme et le judaïsme (notamment en Amérique du Nord). Quant à la thématique islam-féminisme, elle se pose aujourd’hui en termes particulièrement complexes car le sujet de la place des femmes au sein de l’islam a été très tôt fortement instrumentalisé dans le contexte colonial. Si les trois monothéismes ont été critiqués pour promouvoir une organisation sociale et des valeurs discriminatoires pour les femmes au sein de la société civile, leur fonctionnement interne a également été mis en cause (difficulté voire impossibilité pour les femmes d’occuper des positions d’autorité au sein des institutions religieuses, mais aussi d’accéder aux textes et aux lieux de culte, de même qu’à certains rites).


A partir de ces critiques – mais dans un contexte beaucoup plus vaste de remise en cause de la religion – s’est imposée l’idée qu’une véritable avancée du féminisme supposait de renoncer à toute forme de croyances et de pratiques religieuses ou spirituelles, considérées comme nécessairement aliénantes. Dans cette optique, la cause des femmes ne saurait avancer sans un fort recul, voire une disparition de toute religion. Aussi, pour beaucoup, le féminisme occidental apparaît avoir eu à la fois comme condition de possibilité, mais aussi comme effet, la sécularisation, c’est-à-dire une perte d’influence sociale de la religion au sein des institutions modernes ainsi qu’une baisse significative des appartenances et des pratiques religieuses.


En lançant un appel à contributions scientifiques consacrées aux "féminismes religieux et aux spiritualités féministes", NQF souhaite recevoir des propositions analysant les formes et les enjeux d’un engagement féministe au sein des trois monothéismes (judaïsme, christianisme, islam) ainsi qu’au sein des nouveaux mouvements religieux.


Les langues de la journée d’études sont le français et l’anglais. Les articles du numéro 38/1 de NQF seront publiés en français. Il est toutefois possible d’assurer le processus d’évaluation et de corrections des articles pour des textes qui seraient rédigés en anglais, en allemand voire en italien. En ce cas toutefois, la traduction et le financement de celle-ci devront être assumés par l’auteur-e de l’article.


Merci d’envoyer vos propositions de communication et/ou d’article (1-2 pages) par courriel à Amel Mahfoud (amel.mahfoudh[at]hevs.ch) en fichier word d’ici au 3 avril 2017. L’évaluation des propositions se fera courant avril et une réponse sera donnée début mai 2017.


L’acceptation d’une proposition de communication et/ou d’article ne signifie pas que l’article sera accepté au final. En effet, chaque texte est confié pour évaluation à deux relectrices ou relecteurs. Sur cette base, il peut être "accepté tel quel", "accepté à condition de modifications" ou "refusé".


Contact : Amel Mahfoudh, amel.mahfoudh[at]hevs.ch


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MVSi2 (discussion) 24 mars 2017 à 10:57 (CET)


Les métiers de la vigne, du vin et des alcools. Délai d'envoi : 15 mars 2017

Les mondes du vin, comme ceux de l’art, sont multiples, intégrant une diversité d’acteurs. Au-delà de la figure du vigneron « indépendant », de nombreux professionnels œuvrent en aval et en amont de la viticulture et de la viniculture ; ils s’intègrent à cet univers professionnel et complexifient sa texture. Au fil des dernières décennies, de nouvelles divisions du travail ont accompagné la redéfinition des modèles productifs, la rationalisation de la production à la vigne et au chai, la nécessité de s’adapter à des marchés évolutifs et mondialisés… Une transformation des métiers sous l’angle des savoirs et des savoir-faire en a découlé.


Conseils aux auteurs

Les propositions pourront venir des diverses disciplines des sciences humaines et sociales, et s’inscrire soit dans une approche monographique soit dans une perspective intégrant plusieurs métiers, mais elles devront toujours aborder la vigne, le vin ou les alcools sous l’angle du métier, des savoirs et savoir-faire, des organisations professionnelles. En d’autres termes, un métier bien précis (ou plusieurs) doit toujours être au centre de la communication. Les études portant sur des contextes dépassant l’hexagone sont évidemment les bienvenues ainsi que les travaux comportant une dimension comparatiste.

Comme tout colloque scientifique, ces rencontres s’adressent d’abord aux chercheurs du monde académique, mais avec la volonté d’intéresser et d’associer à la réflexion les très nombreux professionnels de la filière vitivinicole qui cherchent à mieux comprendre les logiques à l’œuvre dans la transformation de leurs métiers. Modalités de soumission

Les propositions de contribution (entre 1000 et 1500 signes présentant clairement l’objet et l’angle d’analyse) sont à envoyer aux deux adresses suivantes : charles.gadea@gmail.com & stephane.olivesi@uvsq.fr. avant le 15 mars 2017

Le colloque aura lieu du 23 au 24 novembre 2017 dans le cadre de l’Université Versailles Saint-Quentin.


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MVSi2 (discussion) 22 février 2017 à 15:46 (CET)


Paysage(s) et agriculture(s). Pratiques, projets et politiques dans les territoires ruraux et périurbains. Délai d'envoi : 10 mars 2017

L’agriculture marque les paysages et participe à leur aménagement, à leur gestion, à leur entretien et à leur transformation. Forts de cette caractéristique, des travaux en agronomie, en géographie, en histoire de l’environnement, etc., ont contribué à construire et à enrichir la connaissance des interactions entre paysage(s) et agriculture(s). D’autres recherches, orientées vers l’action, ont mobilisé la notion de projet (agricole, territorial, paysager…) et ont mis l’accent sur des attentes sociétales à l’adresse du monde agricole. C’est dans cette double perspective et en se centrant sur les territoires ruraux ou périurbains que se place le présent appel à contributions.


Modalités de soumission

Un résumé de 2 pages (soit environ 6 000 signes), comprenant une bibliographie indicative, 5 mots-clés et la mention du champ disciplinaire,devra être envoyé le vendredi10 mars 2017 au plus tard à Emmanuelle Passerieux-Gibert : emma.passerieux[at]editographie.com ;

  • une sélection sera faite à partir de ces résumés et la commande des textes aux auteurs sera envoyée le vendredi 24 mars 2017 ;
  • les textes devront impérativement être envoyés le vendredi 7 juillet 2017 au plus tard à Emmanuelle Passerieux-Gibert : emma.passerieux[at]editographie.com ;
  • pour la présentation des textes et les consignes à suivre, veuillez impérativement consulter le site Internet de la revue à l’adresse suivante : http://www.projetsdepaysage.fr/fr/conseils_aux_auteurs.


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MVSi2 (discussion) 22 février 2017 à 15:43 (CET)


Les mariages mixtes dans les sociétés européennes, XVIIIe-XXIe siècle. Pour une histoire sociale de la mixité matrimoniale. Délai d'envoi : 1er mars 2017

Les migrations contemporaines et les interrogations croissantes sur les juxtapositions de groupes religieux ou ethniques différents ont stimulé ces dernières décennies un intérêt évident pour la question de la mixité matrimoniale dans le monde d’aujourd’hui, mais aussi dans les sociétés anciennes. Dans le champ historique, cet intérêt a été en outre renforcé par le développement spécifique de plusieurs axes de recherches : l’histoire des migrations, des réseaux marchands, des diasporas, des sociétés urbaines, ou encore des sociétés coloniales. L’ensemble de ces thématiques conduisent à interroger à un certain niveau la mise en relation de populations aux caractéristiques non seulement variables mais présentant des antagonismes (religieux, ethniques, etc.) constituant des sources de blocage pour la réalisation d’unions matrimoniales. Un certain nombre de travaux démographiques se sont attachés à décrire le niveau de cette mixité matrimoniale dans les sociétés anciennes. D’autres recherches se sont plutôt concentrées sur la dimension juridique, politique et institutionnelle de la mixité matrimoniale, par exemple du point de vue des institutions religieuses, notamment au Moyen Âge et à l’époque moderne, quand le mariage dépendait essentiellement des Églises ou d’un État confessionnel.


La rencontre scientifique se propose d’aller plus loin dans le sens d’une histoire sociale de la mixité matrimoniale dans les sociétés européennes, en favorisant tout d’abord le dialogue entre les deux perspectives précédentes. La question des mariages mixtes, qu’ils soient interconfessionnels, interethniques ou internationaux, ne peut être pleinement appréhendée par la démographie historique, l’histoire de la famille ou encore l’anthropologie de la parenté qu’en intégrant les contextes juridiques, culturels, sociaux, économiques et politique plus larges qui les encadrent. À cet égard, il paraît opportun de réfléchir à cette question pour le début de la période contemporaine, relativement peu étudiée par les historiens. À partir de la fin du XVIIIe siècle, en effet, avec des temporalités nationales multiples, les évolutions législatives qui tendront progressivement à séculariser l’institution du mariage en créant un mariage civil subsidiaire, optionnel ou obligatoire, mais aussi la construction d’États nationaux souvent porteurs d’une émancipation des populations minoritaires internes ont profondément modifié le cadre de réalisation des unions mixtes et leur définition même. Sur certains plans, la mixité matrimoniale a perdu son caractère exceptionnel, ce qui conduit à s’interroger sur les identités sociales, culturelles, religieuses, et nationales, ou encore sur les processus d’acculturation et d’assimilation de populations considérées jusqu’alors comme « étrangères » au corps social.


La réunion scientifique comportera dès lors trois axes qui paraissent avoir été sinon négligés, du moins insuffisamment étudiés pour la période contemporaine.


I – Quantifier les mariages mixtes : quelles sources, quelles méthodes ?

La première session s’interrogera sur les sources disponibles et sur les catégories retenues pour appréhender les mariages mixtes. Cette question complexe se pose avec acuité en Europe occidentale avec la montée des États sécularisés et la prise en charge du mariage par l’État. Registres religieux et registres civils coexistent et offrent des perspectives larges de caractérisations des unions mixtes. Si les mariages interconfessionnels existent bien avant la période contemporaine, en particulier dans les zones de frontières religieuses (entre chrétiens orientaux et latins ; entre catholiques et protestants, voire entre chrétiens et musulmans), l’État sécularisateur garantit la possibilité des mariages inter-confessionnels et en étend donc la pratique, en les rendant cependant parfois opaques au plan de l’enregistrement. Mais le champ des mariages mixtes s’étend aussi à la question des unions inter-ethniques dans les environnements où cette forme d’appartenance est reconnue institutionnellement : mariages entre « nationalités » dans le cas des empires (Autriche-Hongrie) mais aussi des sociétés totalitaires (URSS, démocraties populaires). À l’inverse, dans le contexte colonial, l’État, soucieux de garantir le cloisonnement des différentes populations (colons, indigènes, esclaves) pour des raisons de maintien de la domination ou de quête de la pureté biologique de la Nation, s’oriente souvent vers une logique d’interdiction (par exemple dans l’Empire africain allemand avant 1914 ou dans l’Afrique italienne après 1938) : l’enregistrement des unions mixtes, leur reconnaissance et leur visibilité deviennent plus problématiques pour les acteurs, mais aussi pour les historiens.

Des communications pourront enfin s’interroger sur le rôle du concubinage ou des solutions « allégées » d’unions civiles comme forme d’unions mixtes, posant ainsi différemment la question de la quantification du phénomène de mixité matrimoniale.


II – Autour du mariage mixte

La deuxième session cherche à rassembler des contributions traitant de la cérémonie même du mariage mixte et de ses appendices. Comment s’opèrent, dans ce genre de circonstances, les préparatifs et la rencontre des familles ? Observe-t-on des jeux entre mariage civil et cérémonie religieuse, en fonction des environnements sociaux et des groupes concernés ? Quelles sont les spécificités liturgiques de ces cérémonies et leurs évolutions éventuelles ? Recourt-on à des doubles voire triples cérémonies (une cérémonie civile plus deux cérémonies religieuses dans le cas des mariages interconfessionnels, par exemple) ? Observe-t-on des choix particuliers dans le ou les lieux de célébration ? Comment s’opèrent les arrangements économiques propres aux alliances entre conjoints et entre familles (contrats de mariage, dots, etc.) ? Comment se mobilisent les entourages sociaux et familiaux des conjoints (choix des témoins de mariage, présence des invités à la cérémonie et aux festivités) ?


III – Le mariage et après : pérennité des alliances et devenir des enfants

Le mariage mixte ne se réduit pas au moment de sa formation. Il s’inscrit dans une durée, qui est rarement envisagée en tant que telle dans les études historiques. Deux axes structureront donc cette troisième session : le devenir des alliances et la question des enfants. Dans le premier cas, on s’interrogera sur la fragilité supposée des unions mixtes : constate-t-on en particulier un recours plus fréquent à la séparation de corps ou au divorce ?

Concernant les enfants issus des mariages mixtes, on pourra s’intéresser aussi bien à ce qui est dit à leur propos dans la littérature juridique (civile et religieuse) et dans les systèmes de représentations, qu’à leurs parcours de vie concrets. Ainsi, les liens entre orientation confessionnelle et sexe des enfants, leurs parcours éducatifs, leurs devenirs nuptiaux (part du célibat et choix du conjoint), leurs trajectoires sociales et leur mobilité géographique devront faire l’objet d’études approfondies.


Le colloque se propose d’aborder ces questions à l’échelle des sociétés européennes. Les propositions pourront donc porter sur n’importe quel pays ou région d’Europe, ou encore sur les territoires coloniaux sous domination européenne. L’arc chronologique retenu est la période contemporaine, de la fin du XVIIIe siècle à nos jours. Le colloque s’adresse aux historiens comme aux sociologues et anthropologues. Les travaux comparatifs ou portant sur la longue durée seront privilégiés, mais sans exclusive. Modalités de soumission


Le colloque se déroulera sur une journée et demi et comportera trois sessions successives (pas de sessions parallèles), chacune de 4 communications. Chaque session comportera un discutant pour commenter les communications. Les textes seront donc attendus pour le 1er mars 2017 pour permettre aux discutants de préparer les séances et aux différents intervenants de lire en avance leurs contributions respectives.


Contacts : merci d’envoyer vos propositions à l’adresse suivante : mariagesmixtes2017@gmail.com


Le Colloque aura lieu à l'École française de Rome, Piazza Navona 62 à Rome.


Contacts : Michaël Gasperoni michael.gasperoni27[at]gmail.com


MVSi2 (discussion) 22 février 2017 à 15:25 (CET)


Regards portés sur la petite enfance en Europe (Moyen Âge-XVIIIe siècle). Délai d'envoi : 28 février 2017

Le propos de ce dossier thématique sera d’explorer, dans un cadre chronologique large (du Moyen Âge à la fin du XVIIIe siècle), les conceptions et les représentations que l'on se fait des très jeunes enfants dans différents espaces européens. Si la définition de la petite enfance, selon les époques et les lieux, peut donner lieu à des interprétations diverses, on retiendra – sauf cas particulier qui pourra alors faire l'objet d'une étude au titre d'exception révélatrice – la période qui va de la naissance à environ sept ans, soit l'âge dit de raison et surtout d'entrée, pour les catégories populaires, dans le monde du travail ou de début d'une éducation clairement différenciée en fonction du genre pour les catégories sociales plus aisées. Ainsi, c'est la période charnière qui va de la naissance à l'acquisition d'une certaine autonomie qui sera préférentiellement abordée, en tant que période de grande fragilité, mais aussi de construction d'un être social, dont le rôle futur peut parfois être déjà tout tracé. Pourront, par exemple, être retenus des travaux portant sur les conceptions philosophiques, religieuses ou politiques de la petite enfance, sur la place dévolue à ces très jeunes enfants au sein du groupe familial ou de la société au sens large, ainsi que sur les rites et rituels en lien avec cette période de la vie. De même, l'intérêt que les contemporains ont pu porter ou non à la prise en charge des nourrissons et très jeunes enfants, par le biais d'institutions, de structures, de réseaux d'accueil ou de métiers dédiés (nourrices, gouvernantes, pédagogues...), la diffusion de conseils médicaux spécifiques ou d'ouvrages pédiatriques, ainsi que les limites, limitations ou dérives liées à cette prise en charge pourront faire l'objet de contributions soit centrées sur une aire géographique ou une époque précise, soit comparatives entre époques ou espaces distincts. On pourra également envisager d'aborder cette thématique sous l'angle des mentalités, des attitudes ou sensibilités, ou encore en mettant en évidence la/les image(s) et représentation(s) de la petite enfance dans la littérature ou l'iconographie.


Même si des travaux ont été consacrés à la naissance et à l'enfance, apportant une attention toute particulière à l'espace curial, l'originalité de ce dossier thématique résidera dans la multiplicité des angles d'approche – tous les domaines de recherche étant acceptés à condition de respecter les bornes chronologiques – des méthodologies, des espaces – géographiques comme sociaux – et des sources traitées. Le fait d'inscrire ce dossier dans une perspective pluridisciplinaire et sur la longue durée, nous paraît le plus sûr moyen d'avoir la vue d'ensemble à la fois la plus large et la plus fine, avec les nuances que chaque champ de recherche pourra révéler de ces regards portés sur la petite enfance en Europe du Moyen Âge à la fin du XVIIIe siècle.


Les articles qui formeront le numéro peuvent porter sur l'Espagne, la France, l'Italie, le Portugal, l'espace germanique ou l'Angleterre. Comme précisé ci-dessus, toutes les spécialités de recherche sont les bienvenues, à condition de respecter les bornes chronologiques. La revue Histoire culturelle de l’Europe se voulant non seulement pluridisciplinaire mais aussi plurilingue, des contributions en langues étrangères sont acceptées, à condition d’être accompagnées d’un résumé en français. Modalités pratiques d'envoi des propositions


Les articles (40000 à 60000 signes maximum) devront être remis pour le 30 juin 2017,et seront soumis à une double expertise anonyme, pour laquelle il sera fait appel aux membres du comité scientifique et du comité de lecture de la revue et éventuellement à des experts extérieurs.


Pour l'heure, les propositions de contributions (titre et résumé d’une quinzaine de lignes), accompagnées d’un bref CV, doivent être adressées pour le 28 février 2017 à :

  • Sarah Pech-Pelletier sarah.pelletier[at]univ-paris13.fr
  • Alexandra Merle alexandra.merle[at]unicaen.fr
  • Eric Leroy du Cardonnoy ducardonnoy[at]gmail.com


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MVSi2 (discussion) 22 février 2017 à 15:16 (CET)


L’émigration politique en Suisse au XXe siècle : pratiques, réseaux, résonances. Délai d'envoi : 31 décembre 2016

Le 9 février 2017, le Centre Interdisciplinaire de Recherche sur les Langues et la Pensée (CIRLEP, Reims), en coopération avec le Centre d’Histoire « Espaces et Cultures » (CHEC, Clermont-Ferrand), organise à Reims une journée d’études dont l’ambition sera d’explorer les différentes facettes de l’émigration politique en Suisse au XXe siècle. Les actes de cette manifestation seront publiés aux EPURE (Reims) à la fin de l’année 2017. Pour enrichir le volume et diversifier les approches, les organisateurs souhaitent intégrer des contributions supplémentaires, rédigées en français ou en allemand.


Même si l’émigration politique n’a pas constitué la part la plus importante des flux humains dont la Suisse a été le point d’arrivée au cours du XXe siècle, il n’en demeure pas moins un élément marquant de son histoire et, par ricochet, de notre histoire récente. Tributaire des vicissitudes politiques et de l’évènement, il a certes connu « de soudaines pulsations. »3 Dans les faits, il s’est manifesté et poursuivi tout au long du siècle.


A la différence des émigrés venus chercher du travail ou entendant prendre un nouveau départ, l’émigré politique se distingue par sa volonté de rentrer dans son pays d’origine. A ce titre, le temps passé à l’étranger, le « temps suspendu », est rarement du « temps perdu. » Qu’elle soit choisie ou contrainte, cette mobilité est en effet souvent le lieu de pratiques censées hâter la chute du régime abhorré et ce faisant, poser les bases à un monde nouveau. La réflexion que nous nous proposons de mener entendra faire valoir et analyser la singularité de ces expériences du « dehors du monde. »4 Il ne s’agira pas de s’appesantir sur les conceptions politiques, les dispositions juridiques et institutionnelles concernant l’entrée et l’établissement de cette « émigration de cadres »5 sur le territoire helvétique – balisée par de nombreuses études, la question est maintenant bien étudiée6 – mais bien de montrer l’importance du « moment suisse » dans des trajectoires individuelles et collectives. A cet endroit, diverses questions pourront servir de fil conducteur à la réflexion :

  • les émigrés politiques forment-ils nécessairement ce que Bertolt Brecht a nommé une « légion vaincue » ? Sont-ils de fait condamnés à n’obtenir que des succès de prestige ?
  • quelles relations entretiennent-ils avec « l’espace investi »7 ? Avec le pouvoir en place ? Avec les groupes d’opposition ? Avec la société d’accueil ?
  • dans quelle mesure sont-ils perçus comme une alternative crédible au régime en place ?
  • en quoi leurs pratiques sont-elles productrices de liens, au-delà parfois des appartenances politiques ou nationales initiales ? Quelles connexions permettent-elles d’établir ? A quel niveau, à quelles fins et selon quelle logique ? Quel rôle jouent-elles lorsque l’utopie du changement devient le lieu du possible ?
  • comment sont-elles investies voire instrumentalisées par l’étranger ? A quelles formes de remémoration donnent-elles lieu ?


A côté de ce premier « type » de mobilité, il conviendra de prendre en considération d’autres formes d’émigration politique, d’autres trajectoires. Que l’on songe à ce titre à ces « errants perpétuels »8 pour qui la Suisse ne fut qu’un lieu de transit, une étape avant l’installation dans le pays d’accueil final. Que l’on songe encore à ces individus qui, après s’être compromis dans leur pays, y cherchèrent un nouveau départ ou y attendirent leur jugement.

Si le XXe constituera le point nodal de la réflexion, une réflexion que nous souhaitons ouverte et résolument interdisciplinaire, nous accepterons également des contributions ayant trait au XXIe siècle. Comme pour la journée d’études, nous encourageons les collègues spécialistes de pays non européens à nous soumettre leur proposition.


Les propositions de contributions (environ 300 mots), assorties d’une brève notice bio-bibliographique, sont à adresser conjointement à Landry Charrier (landry.charrier[at]univ-bpclermont.fr), et Thomas Nicklas (thomas.nicklas[at]univ-reims.fr) jusqu’au 31 décembre 2016. Vous serez notifié de l’acceptation de votre proposition au 15 janvier 2017. Les contributions devront être envoyées pour le 15 mai 2017.


Contact : Landry Charrier landry.charrier[at]univ-bpclermont.fr


MVSi2 (discussion) 25 novembre 2016 à 09:41 (CET)


Les nouveaux enjeux de la conservation du patrimoine documentaire. Délai d'envoi : 20 décembre 2016

Le Quatrième congrès mondial de l’Association Internationale Francophone des Bibliothécaires et Documentalistes (AIFBD) et Réunion satellite de la Section Préservation et conservation (P&C) de l’IFLA, en collaboration avec la Médiathèque Valais aura lieu à Sion, Valais, Suisse du 16-17 août 2017


L’Association internationale francophone des bibliothécaires et documentalistes (http://www.aifbd.org) organise son quatrième congrès à Sierre en Suisse, avec l’appui de la Section Préservation et Conservation de l’IFLA et de la Médiathèque Valais.


Thème et problématique

Les développements documentaires, technologiques, législatifs, économiques, sociopolitiques et environnementaux représentent un enjeu stratégique pour les bibliothèques. Elles doivent se positionner afin de pouvoir mettre en œuvre les mesures de conservation appropriées selon les priorités et ressources disponibles.


Ce thème a été choisi en mémoire de Madame Danielle Mincio, présidente de l’AIFBD élue en 2014 et décédée en cours de mandat. Madame Mincio fut également présidente de la Section Préservation et Conservation de l’IFLA. Elle a toujours démontré un grand intérêt pour la conservation et a œuvré de nombreuses années à la Bibliothèque cantonale et universitaire (BCU) de Lausanne en Suisse. Nous souhaitons par ce colloque scientifique lui rendre hommage en faisant un appel à communication autour des thèmes suivants :

  • Conservation du patrimoine documentaire (analogique / numérique) : gestion / politique / stratégie / formation
  • Gestion des risques et les plans d’urgence
  • Les métadonnées et la conservation
  • Sauvegarde de la tradition orale
  • Équilibre entre les mandats de conservation, de diffusion et de valorisation / marketing
  • La coopération nationale et internationale


Le comité scientifique international souhaiterait recevoir des propositions à caractère scientifique portant sur des considérations théoriques, mais également sur la mise en œuvre des solutions (expériences concrètes et bonnes pratiques).


Comment soumettre une proposition de communication ?

Les personnes intéressées sont invitées à soumettre une proposition avant le 20 décembre 2016 pour une communication d’environ 20 minutes. La proposition devra contenir au plus 500 mots (1 page), être soumise en format électronique (Word ou PDF, police Times New Roman 12), et être accompagnée d’un bref curriculum vitae du ou des auteurs (1 page maximum). Veuillez noter que l’acceptation d’une proposition n’engage en rien le comité scientifique quant au financement de la participation au congrès : les auteurs dont la communication sera acceptée devront financer leur participation et frais de déplacement.


Le texte final accepté devrait contenir 3000-6000 mots et être un texte original (qui n’a pas été publié ailleurs). En adéquation avec la politique de l’accès libre de l’IFLA, les textes devront être disponibles sous la licence Creative Commons paternité 3.0. Les auteurs seront invités à signer le formulaire d’auteur de l’IFLA.


Les propositions doivent être envoyées à : Réjean Savard, Président du comité scientifique : rejean.savard[at]umontreal.ca


MVSi2 (discussion) 25 novembre 2016 à 09:46 (CET)


Nuits et montagnes. Délai d'envoi : 1er décembre 2016

L’alternance jour-nuit a structuré la vie sur terre, conditionné le fonctionnement de nos sociétés et l’ensemble de nos rythmes individuels et collectifs. Depuis l’origine, l'Homme n'a eu de cesse d’échapper aux rythmes de Dame nature, pour étendre son emprise sur l'ensemble de la planète. Dans cette conquête du système monde aujourd'hui à peu près achevée, la nuit – comme la montagne marquée par les saisonnalités et la pente – est longtemps restée un espace-temps peu investi par l'activité humaine, un temps d’arrêt et un monde à explorer. Mais les temps changent. Depuis une vingtaine d’années, on assiste à une colonisation progressive de la nuit par les activités économiques et sociales. L’éclairage se généralise et sa fonction change progressivement de fonction, de la sécurité à l'agrément, de l’éclairage aux illuminations. De nombreux équipements fonctionnent en continu et le travail de nuit se banalise. La tendance générale est à une augmentation de la périodicité, de l’amplitude et de la fréquence des services. Les nocturnes sont de plus en plus nombreuses. L'offre de loisirs nocturnes se développe. Les nuits thématiques font recette. Le couvre-feu médiatique est terminé et Internet permet de surfer toute la nuit. Conséquence : nous dormons une heure de moins que nos grands-parents et dans les métropoles, la nuit est désormais réduite à trois petites heures de 1h30 à 4h30. Ces mouvements d’expansion de l’activité économique et sociale au-delà de la limite du jour, cette « nocturnalisation » de la société et cette « diurnisation » de la nuit, sont désormais bien étudiés dans les villes et métropoles occidentales. Elles sont moins explorées hors des zones urbaines et particulièrement en montagne.


L’hypothèse centrale de l’appel à articles est que les montagnes ne sont pas épargnées par cette extension du domaine du jour et qu’elles deviennent des territoires de tensions, d’investigation, de créativité et d’expérimentation qui nous obligent à repenser nos modes d’habiter en y intégrant la dimension nocturne et temporelle. La nuit en montagne a toujours été investie dans des zones non touristiques ou touristiques par les paysans voire les ouvriers paysans qui travaillaient en plus du jour la nuit avec les bêtes, par les saisonniers (déneigement, et plus récemment enneigement artificiel, etc.), par les randonneurs à ski, les alpinistes, etc. L’importation du modèle de la nuit en ville a-t-elle des conséquences sur la requalification de la nuit en montagne en y apportant une dimension plutôt touristique / patrimoniale et/ou en la rendant plus visible ?


Il suffit de se promener en montagne pour constater que la nuit est désormais une ressource exploitée : paysages transformés par la lumière, pistes de ski illuminées, nouvelle offre de loisirs, fonctionnement nocturne des équipements sportifs et touristiques, nouveaux usages, nouvelles représentations, nouvelles identités pour les territoires et marketing nocturne. Des stratégies d’exploitation touristiques se déploient grâce à la mise en lumière, au développement de l’offre de services et d’activités au delà du jour, voire au déploiement de politiques touristiques centrées sur la nuit. A contrario des stratégies de développement s’esquissent à partir d’une patrimonialisation de la nuit et de la voûte étoilée.


Mieux, les montagnes sont sans doute des espaces où se jouent de manière plus exacerbée et lisible les conflits d’usages économiques et symboliques entre exploitation et protection, continuité et arrêt, artificialisation et nature. En ce sens la nuit a beaucoup de choses à dire au jour. On peut également imaginer que les transformations de la nuit ont des effets sur le jour.


Les nuits de montagne sont également des territoires d’innovation. Elles nous invitent à repenser nos identités sociales et culturelles et celles de nos territoires. La nuit n’est pas une ressource comme une autre. Ces évolutions bien marquées en montagne sont révélatrices des dynamiques et des paradoxes qui traversent la société contemporaine et ouvrent de nouvelles perspectives scientifiques. Quelles sont ces évolutions ? Quels sont les secteurs et territoires touchés ? Quelles formes de sociabilités et quelles identités émergent ? Quelles sont les innovations en cours ? Quelles perspectives et quelle prospective ? Ce sont quelques questions qui pourront être traitées dans ce numéro.


L’articulation nuit et montagne pourra être abordée dans toutes ses dimensions. Les articles pourront s’attacher à montrer les spécificités de la nuit en montagne et l’évolution de la nuit à différentes échelles spatiales et historiques. Ils pourront mettre en évidence les transformations de l’offre territoriale nocturne, montrer les avancées du front, les résistances et les replis face au temps en continu de l’économie, des techniques et des médias. Ils pourront faire un point sur les nouveaux besoins des résidents, des excursionnistes et des touristes et sur les adaptations et les caractéristiques de l’offre.


Entre nuit blanche et nuit noire, ils pourront mettre en évidence les stratégies différenciées d’exploitation et de patrimonialisation des nuits de montagne entre protection et mise en ressource. Ils pourront repérer et analyser les contradictions entre l’exploitation de la ressource nocturne par sa diurnisation (lumière, ski de nuit, marchés nocturnes…) et l’exploitation par la protection du patrimoine nocturne (« nuit des étoiles », labels « villages étoilés ») de l’autre. Ils pourront interroger les nouveaux conflits d’usages entre habitants permanents et habitants temporaires, entre nouveaux usages et anciennes fonctions, entre technicisation et naturalisation. Ils pourront explorer les différentes formes d’exploitation entre la mise en scène spectaculaire des nuits extra-ordinaires et l’évolution des nuits quotidiennes. Les observations dans l’espace public peuvent naturellement s’étendre à la sphère intime et aux espaces intérieurs. En ce sens, l’évolution des sociabilités nocturnes, l’analyse des rites et des scènes nocturnes sont d’autres pistes possibles. Des analyses comparées sur les nouvelles représentations de la nuit montagnarde, l’esthétisation de ces territoires sont les bienvenues. Les transformations éphémères, saisonnières ou permanentes de l’espace nocturne montagnard seront considérées. Une attention particulière sera portée aux évolutions au sein de périmètres protégés et à l’analyse des hautes et basses saisons touristiques. On pourra également s’interroger sur cette double épreuve de la montagne et de la nuit qui permet d’éprouver ses limites et sur l’émergence d’une « condition nocturne » montagnarde.


Ce numéro spécial se donne pour objectif d’établir et d’interpréter les processus de transformation des nuits de montagne dans leurs différentes dimensions. Il souhaite interroger de manière critique les relations entre la nuit et la montagne dans les dimensions économiques, sociales, culturelles et environnementales. Résolument multiscalaire, il s’appuie sur la montagne pour s’intégrer dans une mise en perspective mondiale du phénomène de transformation de la nuit.


Problématique et thèmes potentiels d’articles


Les propositions d’articles s’attacheront à nourrir la réflexion sur la transformation des nuits en montagne :

  • En quoi et comment les espaces et les sociétés de montagne sont-ils transformés par cette extension du domaine du jour ?
  • Quelles évolutions ?
  • Quelles exploitations ?
  • Quels effets sur la nuit (paysage, société, territoire…) ?
  • Quelles conséquences économiques, politiques, sociales, environnementales, culturelles ?
  • Quels modes de vie et sociabilités se déploient en montagne hors de l’emprise du jour ?
  • En quoi les nuits de montagne sont-elles des temps et des territoires d’innovation ?
  • Peut-on s'en tenir à une approche de la nuit par ses loisirs ? Quid des travailleurs des stations qui travaillent pour les touristes ? Quid de la nuit en montagne hors stations et hors saison ?
  • Quelles perspectives en termes de stratégies territoriales ? Quelle prospective ?


Conditions de soumission

Les propositions d’articles d’environ 600 mots sont à envoyer en français (si auteur francophone) ou en anglais (auteurs d’autres langues)pour le 1er décembre 2016 à Luc Gwiazdzinski luc.Gwiazdzinski[at]univ-grenoble-alpes.fr et william.straw[at]mcgill.ca ainsi qu'à la coordination éditoriale : Olivier Vallade, olivier.vallade[at]msh-alpes.fr ; Sylvie Duvillard, sylvie.duvillard[at]univ-grenoble-alpes.fr ; Coralie Mounet, coralie.mounet[at]univ-grenoble-alpes.fr


Pour plus d'informations


MVSi2 (discussion) 25 novembre 2016 à 14:06 (CET)


Sexualité, parenté, politique et religion. Idées globales, pratiques locales, XVIe-XIXe siècles. Délai d'envoi : 30 novembre 2016

Problématique générale

L’histoire de la sexualité a connu pendant les dernières décennies un développement considérable, qui a été accompagné par une rapide multiplication des angles d’approche et des méthodes de recherche. Toutefois, si le succès des démarches d’inspiration culturelle a été retentissant, nous constatons une certaine difficulté à se renouveler dans le domaine de l’histoire sociale.


Depuis les ouvrages fondateurs de Philippe Ariès, de Jean-Louis Flandrin ou de Michel Foucault, les historien-ne-s se sont souvent interrogé-e-s sur les rapports entre le domaine de la sexualité et les pouvoirs en place. Toutefois, ils/elles l’ont le plus souvent fait de façon très générale, à un niveau très élevé d’abstraction, en proposant - à l’instar de Foucault ou de Thomas Laqueur - des modèles macro-historiques qui se souciaient peu des différences de classes ou des pratiques de groupes spécifiques. Par ce biais les femmes et les hommes concrètement impliqués dans des relations sexuelles tendaient à s’effacer ou à apparaître uniquement comme objets de politiques étatiques, de discours savants ou bien comme des masses réagissant aux évolutions économiques ou sociales. Cela vaut en particulier pour les femmes et les hommes des groupes populaires, pour lesquels les sources sont rares et le plus souvent fragmentaires.

Cette orientation a eu entre autres pour conséquence de négliger les différences entre cultures sexuelles locales, influencées par des facteurs économiques, sociaux, mais aussi politiques, religieux et culturels différents.


De l’autre côté, plusieurs études récentes en histoire, en sociologie et anthropologie ont mis en lumière les interconnexions entre confessions ou idéologies politiques et comportements sexuels, par exemple dans le domaine de l’adoption de la contraception ou des comportements illicites. Comment pouvons-nous approfondir la réflexion sur le rapport entre sexualité, politique et religion, en tenant compte du patrimoine culturel, des expériences et des désirs des acteurs et actrices?


D’un autre point de vue, la sexualité a depuis toujours été liée à certaines conceptions et à certaines pratiques de la famille et de la parenté, qui ont foncièrement des implications politiques et religieuses. Comment pouvons-nous conceptualiser les relations entre ces différents domaines historiques ?


Notre colloque a comme objectif de relancer la réflexion sur les rapports entre politique, religion, parenté et sexualité dans toute leur complexité, en privilégiant une dimension sociale du domaine sexuel, c’est-à-dire en tenant compte des pratiques des groupes observés, de leurs conditions de vie concrètes ainsi que des stratégies subjectives déployées par les acteurs-actrices de la vie sexuelle. Dans cette perspective il est légitime de se demander dans quelle mesure certains comportements sexuels non conformes ou « déviants » ont été des moteurs d’innovations sociales, politiques ou culturelles.


La réflexion autour des articulations entre sphère politique-religieuse et comportements sexuels ne considère donc pas uniquement les interventions de l’Etat ou des Eglises sur les populations - du haut vers le bas - mais devrait mettre en lumière les effets concrets des politiques institutionnelles sur des groupes choisis, en s’interrogeant également sur les interactions entre comportements sociaux, conceptions populaires et action des pouvoirs.

Cette perspective devrait en même temps tenir compte de la diversité des contextes historiques et sociaux, des classes et des milieux.


Angles d’approche et interrogations

Toute contribution est la bienvenue pourvu qu'elle développe une réflexion sur le rapport entre sexualité, politique, parenté et religion. Les thèmes abordés pourraient se rattacher, de manière non exclusive, aux domaines suivants :

  • Quelles sont les sources écrites (ou figurées) susceptibles de nous ouvrir de nouvelles dimensions dans l’histoire de la sexualité et de la parenté, dans leur rapport avec la politique et la religion ?
  • Quelles nouvelles approches et méthodes, centrées sur les acteurs-actrices de la vie sexuelle et tenant compte de la dimension politique, ont fait leurs preuves ?
  • Dans quelle mesure certaines conceptions ou certaines pratiques de la famille et de la parenté sont liées à des comportements ou à des caractéristiques sexuelles spécifiques ?
  • Quels sont les effets concrets des politiques mises en place par les pouvoirs sur des groupes choisis ?
  • Les facteurs idéologiques ou de « mentalité » – soient-ils de nature politique, religieuse ou autre - peuvent-ils contribuer à expliquer les différences entre cultures sexuelles spécifiques ? De quelle façon ces facteurs ont-ils eu une influence sur les comportements sexuels de groupes choisis ?
  • Dans quelle mesure la construction et l’évolution d’identités sexuelles différentes ont-t-elles été liées à des conceptions ou à des allégeances politiques ou confessionnelles particulières ?
  • Dans quelle mesure les stratégies des acteurs et des actrices de la vie sexuelle (par ex. dans le domaine de la sexualité illicite, de la contraception, de l’homosexualité…) ont-elles suscité des réponses politiques ? Dans quelle mesure pouvons-nous parler, à ce propos, d’interactions entre les pouvoirs et des groupes sociaux concrets ? Dans quels cas les politiques sexuelles ont-elles été une réponse à une demande sociale ?
  • La formation de milieux sexuels spécifiques a-t-elle eu des implications politiques (religieuses, culturelles) ?


Informations pratiques

Merci de bien vouloir nous faire parvenir vos propositions (env. 2500 signes) à l’adresse suivante : sandro.guzzi-heeb[at]unil.ch jusqu’au 30.11.2016. Les contributions pourront être présentées en français ou en anglais (éventuellement en allemand).

Le colloque aura lieu les 24 et 25 mars 2017 à Lausanne.


MVSi2 (discussion) 25 novembre 2016 à 10:24 (CET)


Les écrits identitaires historiques et mémoriaux : entre résistance et réécriture ? Délai d'envoi : 30 novembre 2016

Les constructions identitaires sont au cœur des problématiques contemporaines sociétales. Elles interrogent, bien sûr le rapport de soi à soi, mais plus largement, le rapport de soi aux autres. Qui suis-je dans la société ? De plus, s'interroger, questionner, et comprendre les constructions identitaires et ses mécanismes chez l'autre sont autant de façon de l'accepter et de le comprendre. C'est pour ces raisons qu'il nous semble opportun d'interroger la construction identitaire dans une dimension récente et contemporaine, il nous paraît important de voir en l'autre, dans sa culture.


Le caractère historique, comme matière et comme sujet de l’écriture dans la production romanesque sera à même de nous explique, éclaircir des positions. Les enjeux esthétiques, historiques, sociologiques et psychologiques mobilisés par la production littéraire et artistique. Il sera intéressant de montrer comment artistes et écrivains s’emparent de l’expérience de la guerre pour dénoncer les occultations et les non-dits et mettre en scène les difficultés liées à l’écriture de l’histoire. esthétiques et approches comparées. On pourra s’intéresser qu’aux procédés de construction/déconstruction dont elle fait l’objet. Mémoire individuelle et mémoire collective : la manière dont elles affleurent dans les pratiques littéraires.


Dans cet argumentaire, il est question d’observer et d’approcher la dynamique identitaire entre altérité, histoire et mémoire en termes de (re)présentation(s) à travers des supports romanesques à la fois algériens, subsahariens et orientaux d’expression française. « Le concept d'identité explicite une problématique certainement diffuse qui apparaît avec force dans le romantisme et qui se trouve encouragée par les conditions de vie dans la société industrielle : c'est l'époque à laquelle l'individu perd petit à petit l'identité immédiate que lui conféraient les groupes sociaux stables et homogènes auxquels il appartenait »[Pierre-Luigi, Dubied, Apprendre Dieu, Labor et Fides, Genève, 1992, p. 123], raison pour laquelle les sociologues considèrent l’identité comme un processus social qui prend sa source dans le regard de l’autre et l’interprétation que nous en faisons, c’est un processus actif de représentation du à un travail collectif.


Andrée Chedid, conçoit l'écriture comme ce qui permet la sortie vers l'Autre, comme un hors de soi qui ouvre vers l'ailleurs. D'autres, comme Paul Dirkx, diront que l'écriture « est ce qui fait que le signifiant fasse davantage que dénoter son signifié et dépasse donc la transparence de la langue quotidienne (..). L'écriture est ce jeu de connotations qui réfère à un au-delà du langage `normal'. L'histoire sociale de la littérature est par conséquent, selon Barthes, l'histoire de cette résistance aux effets sclérosants des codes de la langue et du style »[Paul, Dirkx, Sociologie de la littérature, Armand Colin, Coll. Lettres Cursus, Paris, 2000].


Les interrogations sont les suivantes :

Comment entre re-connaissance et (re) construction, entre comparaison et différenciation, l’identité, s’appréhende tantôt comme processus, tantôt comme produit d’où sa prise en charge

  • de tout un sens ?
  • Comment est réécrite l’histoire mémorielle de ‘’toute’’ identité? Peut-on parler d’une (im) possibilité et/ou d’une (ré) écriture d’une identité à caractère h(H)istorique ?
  • Peut-on discourir de l’éclatement des lieux et des récits identitaire(s) ? À cet égard, elle (identité) intéresse l'ensemble des disciplines des sciences humaines/sociales et peut être abordée de différents points de vue : sociologique, psychologique, mais aussi, historique, et littéraire. Quelle part H(h)istorique est véhiculée dans les romans


Vouloir cerner les rapports qui existent entre identité, histoire et littérature, semble d'une importance capitale dans l'appréhension du phénomène identitaire dans la littéraire contemporaine. C’est pourquoi, cette journée d’étude se propose de questionner le rapport des identités à l’ère de la mondialisation/modernisation. Une approche transversale ou transdisciplinaire (littérature, sociologie, anthropologie, psychanalyse, etc.) sera privilégiée. Le dessein vise à doter et chercheurs/enseignants d'une structuration de base axée sur -entre autre- l'analyse et l'interprétation du texte - aussi bien dans sa relation à l'auteur et au lecteur que dans son rapport à la société et à l'histoire.


Conditions de soumission

Les proposition des participants sont à soumettre à l’adresse e-mail : nouar75[at]gmail.com. Elles comprendront :

  • Nom et prénom du communicant, grade, institution universitaire d’attache
  • Titre de la proposition
  • Résumé de la proposition en 500 mots au plus (Times new roman 12, interligne 1,5)
  • Notice bio-bibliographique de l’auteur


Calendrier

  • Soumission des propositions jusqu’au 30 novembre 2016
  • Evaluation des propositions : décembre2016
  • Notification d’acceptation : janvier 2017
  • Envoi des communications : 15 février 2017


Contacts : Kahina Bouanane ; courriel : nouar75[at]gmail.com


MVSi2 (discussion) 25 novembre 2016 à 13:55 (CET)


Suisse politique, Suisse savante, Suisse imaginaire : cohésion et disparité du Corps helvétique au XVIIIe siècle. Délai d'envoi : 15 novembre 2016

Le sentiment d’unité s’éprouve et se manifeste en Suisse bien avant à la Constitution fédérale de 1848, qui assure l’unification politique du pays. Au XVIIIe siècle en particulier, il est attesté par de nombreuses pratiques, sociales et lettrées, qui tendent à faire de la Suisse un espace national cohérent : des encyclopédies, bibliographies, journaux, descriptions topographiques, ouvrages thématiques consacrés spécifiquement à la Suisse sont publiés ; des pratiques commerciales, industrielles, artistiques ou éducatives porteuses du label suisse se développent ; des discours de nature diverse, littéraires ou savants, contribuent à faire exister la Suisse comme une entité aux caractéristiques aussi fortes qu’identifiables. On remarque que des sciences particulières – la géologie, la botanique, par exemple – prennent la Suisse comme terrain d’étude et d’expérimentation spécifique, constituant le pays en espace pertinent pour l’exercice du savoir. Ces facteurs de cohésion apparaissent dans un Corps Helvétique politiquement très hétérogène. Divisions politiques, pluralité linguistique, divergences confessionnelles, grandes différences de prospérité économique selon les villes et les cantons, absence d’une monnaie commune et d'une force de défense centralisée, Diète fédérale aux compétences limitées : tels sont les traits marquants que soulignent les historiens lorsqu’ils décrivent la réalité socio-politique de la Suisse du XVIIIe siècle. En documentant ce qu’on a appelé « helvétisme » ou « mythe suisse », l’historiographie a montré par ailleurs la prégnance d’une conscience identitaire et d’un sentiment national qui font écho à une forme de cohésion du pays.


L’ambivalence et la tension entre unité et diversité, entre cohésion et concurrence, entre le sentiment d’appartenance nationale et la défense obstinée des souverainetés cantonales, seront au cœur des questionnements du colloque. Par-delà les ambitions promotionnelles, la mythographie élogieuse et l’imaginaire flatteur de la Suisse que cette historiographie a parfois véhiculés, il s’agira de reprendre à nouveaux frais, en privilégiant une approche pluridisciplinaire, l’examen des discours et des pratiques culturelles, sociales, politiques ou économiques qui ont pu produire des effets de cohérence et des dynamiques unificatrices, ou au contraire renforcer les divisions et différences internes. Dans le même esprit, on tiendra compte des textes et des actions qui marquent un recul avec les représentations d’une Suisse heureuse, solidaire ou idyllique, et qui prennent acte de leur caractère construit ou de leur inadéquation avec la réalité observable.


Issues d’horizons disciplinaires divers – histoire, histoire de l’art et des techniques, histoire de la littérature, histoire des idées politiques, histoire des sciences, histoire du droit, théologie, etc. –, les communications s’inscriront dans le cadre des orientations suivantes :

  • Des sources nouvelles, ou des types de sources peu explorées, devront permettre de révéler des visions, descriptions ou représentations de la Suisse inédites. On peut penser aux sources privées, « egodocuments » et correspondances, aux curiosités littéraires (canulars, pamphlets, parodies, pastiches, etc.), aux récits, romans ou recueils de poèmes traitant de sujets politiques ou sociaux localisés dans l’espace helvétique. On pense aussi à des sources historiques et savantes de type cumulatif – histoire de la Suisse, histoire naturelle des Alpes, encyclopédies et bibliographies relatives à la Suisse, etc. –, dont on interrogera la fonction en termes de constitution du pays comme entité cohérente. Des publications périodiques pourront également être lues dans cette perspective.
  • Des pratiques seront présentées et interrogées quant à leur rôle dans le processus de construction d’une cohérence nationale. En considérant la circulation des idées, des livres et des personnes, on se demandera selon quelles modalités s’articulent l’insertion de la Suisse dans une République européenne des lettres et la constitution d’un espace savant à l’échelle helvétique, et dans quelle mesure des lieux ou des institutions suisses sont reconnus, par les commentateurs de l’époque, comme les agents, les fédérateurs ou les promoteurs de certains savoirs au sein de l’Europe. D’autres pratiques pourront être étudiées dans le même sens, qu’elles soient artistiques, commerciales, éducatives, militaires, politiques, etc. Les formes de relations au sein de l’espace helvétique, entre les campagnes et les zones urbaines, entre les petites et les grandes villes, entre les cantons et les alliés, mériteront aussi l’attention : on pourra examiner en particulier la forme des relations politiques, diplomatiques, intellectuelles ou économiques qui se nouent entre les composants du Corps helvétique.
  • L’unité politique de la Suisse étant en quelque sorte impensable au XVIIIe siècle, avant la création de la République Helvétique, on sera attentif aux sujets, images et représentations, de toute nature, qui permettent de nourrir le sentiment d’appartenance, de fédérer le dissemblable, de donner corps à un espace national perçu comme cohérent. On mentionnera à titre d’exemples l’étude par Elie Bertrand du substrat celtique des langues anciennes de la Suisse ; l’étude du peuple des Helvètes par les historiens ; les fictions légendaires dans les romans d’Isabelle de Montolieu ; la réputation de paradis des collectionneurs dont jouit la Suisse des Lumières ; le modèle de la communauté rurale idéale, inspiré de Hirzel ou de Rousseau ; le paysage alpestre assimilé à l’Arcadie ; etc.

Afin de favoriser la réflexion interdisciplinaire, les communications en tandem seront les bienvenues. Par exemple, un historien et un littéraire traitent ensemble du même sujet – le service étranger, la vie rurale, les habitudes de sociabilité intellectuelle, etc. Le comité scientifique recommande aux intervenants, individuels ou en tandem, de ne pas limiter leur communication à une simple étude de cas, afin d’articuler leur sujet et leur réflexion à la problématique générale du colloque. La période prise en compte est le XVIIIe siècle. Les communications portant sur les années 1798 à 1848 seront cependant les bienvenues, dans la mesure où elles dialoguent avec des pratiques ou des discours hérités du XVIIIe siècle.


Les communications individuelles seront limitées à 25 minutes, celles en tandem à 40 minutes. Les propositions, en français ou en allemand, comprendront environ 300 mots. Elles sont à adresser à Claire Jaquier (claire.jaquier[at]unine.ch) ou à André Holenstein (andre.holenstein[at]hist.unibe.ch).

Délai pour l’envoi des propositions : 15 novembre 2016. Délai de réponse : début janvier 2017.


Appel à contribution


MVSi2 (discussion) 21 octobre 2016 à 16:44 (CEST)


Histoire environnementale : études et réflexions. Délai d'envoi : 15 novembre 2016

La revue Les Cahiers d’histoire sollicite des propositions d’articles pour son numéro d’hiver 2018. Ce numéro, qui porte sur l’histoire environnementale, sera publié sous la direction de Michèle Dagenais (Professeure titulaire, UdeM) et Catherine Paulin (étudiante à la maîtrise, UdeM).


En tant que sous-discipline apparue dans les années 1970 et 1980, l’histoire environnementale propose de concevoir le passé sous un nouvel angle en le considérant non pas comme le produit des seuls humains, mais résultant aussi de l’environnement, de la nature, des autres êtres vivants. En interrogeant leurs a priori, notamment sur ce qui (ou quoi) constitue un agent historique, les historien-ne-s dans ce domaine ouvrent de nouveaux types de questionnements et proposent des perspectives susceptibles d’apporter des éclairages inédits sur les événements du passé et leur contexte. La prise en compte de l’environnement considéré comme étant composé d’êtres matériels et biologiques, ainsi que leurs interconnections, offre une vision plus complète et plus complexe du passé. En somme, ce type d’approche nous permet de considérer que l’histoire n’est pas seulement une réalisation humaine, ce qui n’empêche pas de garder à l’esprit le fait que le terme « histoire » renvoie avant tout à une notion humaine.


Lorsqu’appliquée à des questions historiques, l’histoire environnementale incite à reconsidérer le passé dans toute sa complexité; ses méthodes, théories et questions placent à l’avant plan les interactions entre humains et non-humains qui se sont développées à travers le temps et l’espace. La préoccupation pour le vivant et le non-vivant sous leurs diverses formes s’accompagne d’une ouverture vis-à-vis de nouveaux outils pour examiner les contextes historiques, tout comme elle incite au travail et à la collaboration interdisciplinaires.


Interroger le passé en adoptant une perspective environnementale permet aussi aux historien-ne-s d’arrimer plus étroitement leurs travaux et questionnements au présent, ce qui renforce la pertinence de la discipline historique pour une meilleure compréhension des préoccupations contemporaines.


Voici une liste non exhaustive de thèmes qui pourraient être abordés dans les contributions :

  • Espaces et lieux (urbain, rural, appropriation de lieux, production de lieux, partage d’espaces, exclusion)
  • Consommation
  • Pollution
  • Territoire et ressources
  • Mobilité et transports
  • Déchets (impact, recyclage, etc.)
  • Parcs, espaces verts, zoos, jardins botaniques
  • Animaux (de compagnie, de travail, bétail, loisirs, abattoirs, boucheries, etc.)
  • Espèces (exploitation, disparition, introduction, indigènes, etc.)
  • Marchés (agricoles, urbains, publics, etc.)
  • Rapports et relations à l’environnement (nature/culture, humains/animaux, genre, etc.)
  • Cours d’eau
  • Populations, frontières, Autochtones
  • Politiques de l’environnement (local, municipal, provincial, national, international, transnational)
  • Perspectives nouvelles sur un sujet connu (p.e. qui se dégagent d’un point de vue anthropocentrique)
  • Réflexions théoriques et/ou méthodologiques (interdisciplinarité, GIS)


Les co-directrices de ce numéro souhaitent mettre à l’avant plan l’interdisciplinarité et la diversité des sources utilisées en histoire environnementale. Les propositions d’articles qui proviennent de tous les horizons sont les bienvenues. Toutes les personnes intéressées peuvent soumettre une proposition peu importe leur champ de spécialisation spatio-temporel, de même que leur domaine d’étude en sciences humaines et sociales (histoire, anthropologie, archéologie, sociologie, etc.), en autant que leur travail comporte une dimension diachronique. Les réflexions sur la méthodologie et les théories utilisées en histoire environnementale sont également encouragées. Modalités de soumission


Si vous êtes intéressé-e-s par la thématique, nous vous invitons à soumettre un texte d’environ 500 mots qui présente l’article que vous envisagez rédiger. N’oubliez pas de mentionner les sources et références qui vous seront utiles, ainsi que d’expliquer votre apport à la discipline. Les propositions doivent être soumises au plus tard le 15 novembre 2016.

Les articles terminés ne devront pas dépasser 8000 mots incluant les notes de bas de page, et devront être reçus par l’équipe au plus tard le 15 mai 2017 pour ensuite être soumis au processus d’évaluation de la revue. Les textes peuvent être rédigés en français ou en anglais. N’hésitez pas à inclure des images dans votre texte si celles-ci sont pertinentes à votre recherche ou étude.

Les Cahiers d’Histoire s’attend à ce que les articles suivent des règles de présentation précises, qui sont disponibles en ligne à l’adresse http://www.cahiershistoire.org/directives.html. Vous pouvez faire parvenir vos propositions et/ou demandes d’information par courriel à l’adresse publication[at]cahiershistoire.org.


Pour plus d'information : Catherine Paulin / courriel : publication[at]cahiershistoire.org


MVSi2 (discussion) 24 octobre 2016 à 14:04 (CEST)


Les refus d'école. Délai d'envoi : 31 octobre 2016

Décrochage scolaire, absentéisme, homeschooling… : les refus d’école interrogent de façon pressante le monde éducatif contemporain. Le colloque s’intéressera quant à lui à la profondeur historique du phénomène, à la multiplicité de ses formes, de ses justifications et de ses significations dans le temps.


Questionner les refus d’école en historien, c’est d’abord se demander si, et jusqu’où, une telle formulation est fondée en dehors de l’injonction scolaire qui caractérise notre type de société, dans la mesure où c’est sur fond de cette injonction que les conduites de refus ou les contestations diverses de la forme scolaire prennent sens aujourd’hui. En quel sens parler de « refus d’école » avant l’obligation d’instruction ? Voire avant la généralisation d’une scolarité prolongée pour toute une classe d’âge ? De telles interrogations ouvrent vers la possibilité d’études non limitées au moment « moderne » (XIXe-XXe siècles) du projet de scolarisation.


Les travaux du colloque s’organiseront autour de quatre thématiques, susceptibles d’être étudiées selon des approches locales, nationales ou internationales :

  • Les résistances à l’offre de scolarisation. Dans ce cadre, pourront être notamment abordés les débats relatifs à l’obligation d’instruction ou encore les obstacles rencontrées auprès des familles ou des autorités locales, avant même l’obligation, par les diverses politiques d’incitation scolaire ou les mouvements philanthropiques, religieux, etc. Pourront également être étudiées, pour des périodes plus récentes, les résistances à la prolongation de la scolarité au-delà de l’obligation scolaire.
  • Les refus de la forme scolaire. Le refus d’école n’est pas nécessairement un refus du principe de la scolarisation. Il peut être aussi le refus de l’école telle qu’elle est et se traduire alors, paradoxalement, par la création d’écoles ou de dispositifs éducatifs alternatifs ou par des pratiques autodidactiques.
  • Les refus individuels. Quelles ont été les formes historiques correspondant à l’absentéisme contemporain ? Quelles en furent les motivations individuelles ? Pourra aussi prendre place dans cette thématique une histoire des interprétations psychologiques du refus d’école ou par les enseignants
  • Les refusés d’école. L’histoire des refus d’école n’est pas seulement l’histoire de ceux (individus, familles, groupes, mouvements….) qui refusent l’école. Elle est aussi celle de l’école qui refuse certains types d’élèves : l’histoire des exclus, ou encore par exemple, celle des rapports entre l’école et les différentes institutions ou organismes accueillant des enfants jugés non scolarisables (anormaux, délinquants, etc.).


Modalités de soumission


Toutes les communications auront lieu en séance plénière.

Les propositions de communications feront 1500 signes. Elles seront explicitement rattachées à une des quatre thématiques. Elles devront précisément indiquer les bornes historiques de leur objet et mentionner les sources utilisées ainsi que 3 à 5 mots-clés.

Elles seront adressées au plus tard le 31 octobre 2016 simultanément à Pierre Kahn (kahnpi[at]wanadoo.fr) et à l’adresse de l’association (atrhe[at]gmail.com)


Le collogue aura lieu les 1er et 2 juin 2017, à Université Jules Verne Picardie, à Amiens.


MVSi2 (discussion) 24 octobre 2016 à 13:59 (CEST)


Perspectives changeantes - Conceptualisations historiographiques de la société rurale. Délai d'envoi : 30 septembre 2016

La Société suisse d'histoire rurale organise les 10 et 11 février 2017 un colloque intitulé Perspectives changeantes - Conceptualisations historiographiques de la société rurale.


L'intérêt porté à la société rurale a notablement augmenté aux cours des deux dernières décennies au sein de la communauté scientifique. C'est ainsi que depuis la moitié des années nonante, presque partout en Europe, de nouvelles revues, institutions de recherche et archives sont nées, qui traitent des aspects historiques de la société rurale. De plus, nombre de chercheurs ont rejoint tant au plan national qu'international des organisations pour soigner et promouvoir l'échange du savoir à propos de l'histoire rurale. En bref: une communauté d'historiens ruraux développant des liens au niveau transnational est née, qui dispose également d'une institution commune avec l'European Rural History Organisation (EURHO) fondée en 2010.


La caractéristique de cette percée est à rechercher avant tout dans la multiplicité des nouvelles sources qui sont devenues accessibles, ainsi que dans les nouvelles méthodes et les orientations théoriques dont l'historiographie de la société rurale se sert. A cela s'ajoute un nombre croissant de publications dans les divers espaces linguistiques. L'extension des bases, de l'intérêt aux découvertes et des perspectives a beaucoup contribué à l'augmentation de l'attrait de cet objet scientifique auprès de jeunes chercheurs.


En même temps, la diversité nouvelle a eu pour effet d'élargir toujours plus l'objet de la recherche et de lui donner une nouvelle conceptualisation, de sorte que se pose parfois la question suivante: que comprennent exactement les historiens aujourd'hui sous les termes "société rurale"? Probablement pas toujours la même chose, serait la réponse la plus précise. Dans ce contexte interviennent des changements significatifs, non seulement au niveau diachronique du traitement de la société rurale; il y a - et il y a eu -toujours simultanément, des conceptualisations du monde rural se complétant et se concurrençant parfois aussi.


Le but du présent projet de colloque et de publication consiste à rendre visibles, à l'appui d'aspects partiels sélectionnés, des continuités et changements significatifs de la conceptualisation de la société rurale pour repenser sur cette base l'objet de recherche de "la société rurale" et de le redéfinir éventuellement.


Lors de cette journée, il s'agit d'établir quels intérêts aux découvertes et points de vue ont dominé, ont été traités à la marge ou ont totalement fait défaut dans quels domaines partiels, durant quelle période et sur la base de quelles sources. Il s'agit également d'interroger les divers acteurs au sujet de leurs intérêts, leurs méthodes et orientations théoriques. Nous souhaitons trouver des clés dans une vision des sources, de l'espace, du temps, de la société, des acteurs et des groupes d'acteurs, du récit et de l'histoire du savoir, au-delà des limites des époques.


Le colloque aura lieu les 10 et 11 février 2017 à l'Université de Zurich. Des propositions de l'ordre de 200 à 300 mots sont à adresser d'ici au 30 septembre 2016 aux organisateurs. Une sélection des contributions sera publiée dans un numéro thématique d'une revue.


Contacts : Peter Moser, Archives de l'Histoire Rurale, peter.moser[at]agrararchiv.ch; Dorothee Rippmann, Université de Zurich, dorothee.rippmann[at]hist.uzh.ch; Stefan Sonderegger, Université de Zurich, Stefan.Sonderegger[at]ortsbuerger.ch


Lieu de l'événement : Université de Zurich, Rämistrasse, Zurich


Appel à contribution


MVSi2 (discussion) 23 septembre 2016 à 13:30 (CEST)


(Re)lecture archéologique de la justice en Europe médiévale et moderne. Délai d'envoi : 15 septembre 2016

Les sciences archéologiques permettent-elles d’étudier la justice médiévale et moderne ? La multiplication des découvertes ou redécouvertes de sites d’exécution, d’outils du bourreau ou d’inhumations pouvant être qualifiées d’infamantes, ainsi que les récentes études sur les corps stigmatisés et l’architecture des lieux de justice et d’emprisonnement apportent de nouvelles sources de discussion. Dans une réflexion liant perception de l’espace, signification et représentation sociale des vestiges, ces différents éléments amènent à repenser et à réévaluer la pratique judiciaire par le biais de l’archéologie. Cette relecture encore inédite ne saurait toutefois se cantonner à une démarche seulement annexe à celle de l’histoire de la justice par les textes ; elle souhaite mettre en lumière la matérialité du droit de punir en dépassant les traditionnelles approches textuelles ou iconographiques. À ce titre, l’archéologue aborde-t-il cette thématique de la même façon qu’un chercheur formé à l’histoire du droit, à l’anthropologie juridique, à l’histoire des institutions judiciaires, etc. ?


Trois pistes d’investigation ont été retenues et déterminées par les différentes manifestations matérielles de la justice. Celle-ci s’inscrit dans l’espace et s’incarne architecturalement autant dans le bois que dans la pierre (axe 1). Les vestiges osseux amènent à placer le corps des condamnés au cœur d’une réflexion reliée aux problématiques actuelles de la mort pénale et des usages pénaux des corps (axe 2). Enfin, une place sera faite aux objets liés à l’exécution des jugements et des sentences (axe 3).


Axe 1 : L’archéologie, la justice, l’espace et l’architecture

Il s’agira de mettre en lumière les différents espaces et sites archéologiques de la justice médiévale et moderne, tels que les lieux de jugement (tribunaux, etc.), d’enfermement (prisons, etc.) et d’exécution (gibets, etc.), en s’attachant à leurs architectures, leurs fonctions et leurs symbolismes. Les espaces d’inhumation et d’exposition dédiés aux individus jugés criminels par la justice laïque et/ou ecclésiastique pourront également faire l’objet de propositions de communication.


Axe 2 : L’archéologie, la justice et le corps

Les discussions se focaliseront sur les découvertes archéologiques permettant de traiter du corps des criminels produits par la justice pénale. On pourra aborder les stigmates corporels en liaison avec les gestes effectués par les agents chargés de l’application des peines. Qu’il s’agisse de synthèses ou d’exemples précis, les contributions devront mettre en avant le croisement des données archéologiques et archéo-anthropologiques, et/ou montrer l’importance des sciences forensiques.


Axe 3 : L’archéologie, la justice et les objets

Il sera ici question d’étudier les instruments et les accessoires liés aux exécutions, ainsi que les outils facilitant l’enfermement et la contrainte corporelle (haches, épées, chaînes, ceps, etc.). Les contributions pourront présenter des synthèses régionales ou chronologiques, mais également proposer des « biographies d’objets » en agrémentant leur discours sur la culture matérielle de la justice d’une réflexion anthropologique et sociologique.


Les propositions de communications doivent être adressées avant le 15 septembre à l’adresse mail suivante : mathieu.vivas[at]yahoo.fr. Elles seront en français ou en anglais. Elles doivent être accompagnées d’un résumé d’une page et de cinq mots-clefs. Les contributions retenues seront annoncées à la fin du mois de septembre.


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MVSi2 (discussion) 24 juin 2016 à 10:31 (CEST)


Mutations et transformations religieuses du Moyen Âge au présent: systématisations et accentuations en considération de l’espace de la Suisse actuelle. Délai d'envoi : 1er septembre 2016

L’édition 2017 de la Revue suisse d’histoire religieuse et culturelle (RSHRC) sera consacrée au thème principal des «mutations et réformes religieuses», visant à mettre en lumière les bouleversements religieux dans le sens de mutations ‘accélérées’ ou de revendications de telles mutations, ainsi que les processus de transformation à long terme dans le domaine religieux.


Ce volume comprendra, d’une part, des contributions d’ordre systématique, présentant des réflexions théoriques et méthodologiques de manière conceptuelle et innovante.


Il comprendra, d’autre part, des contributions ayant trait concrètement à l’espace de la Suisse actuelle et dans un contexte transnational en relation notamment avec la Suisse. L’accent peut être mis sur l’un (ou plusieurs) des champs thématiques suivants, dans l’idée de rendre visible les efforts de conception de l’Eglise et de la religion, de systématiser des lignes conflictuelles – la lutte pour la ‘vraie’ Eglise – et d’analyser des mouvements ou personnes en particulier, leur interaction et leur portée:

1) Réforme et hétérodoxie: En se concentrant sur des mouvements hétérodoxes et des ordres mendiants, avec le regard tourné vers la période du 12ème au 15ème siècles, il s’agira d’examiner les pensées et les pratiques, la portée et l’effet d’attraction d’approches réformistes religieuses, ainsi que leurs stratégies d’implantation dans les environnements ecclésiastiques concernés. Ce premier champ thématique entraîne une discussion en ce qui concerne l’interprétation de mouvements hétérodoxes principalement comme «prédécesseurs» de la Réforme.

2) Réformes: En se concentrant sur l’époque charnière des transformations religieuses aux 16ème et 17ème siècles, les mouvements de renouveau et de la Réforme, ainsi que leurs structures et dynamiques seront examinés en tenant compte de leur rôle dans la transformation de la religion. Les complexités, les continuités et les fonctions convergentes des réformes dans les situations de conflit de la confessionnalisation et pour les dynamiques sociales seront à considérer de manière centrale.

3) Christianisme et modernisation: Dans le contexte de la pluralisation croissante et de la situation de crise des interprétations du monde et des rapports de vécu qui ont marqué la période du 18ème au 20ème siècles, le rôle de la religion dans l’espace public s’est transformé de manière essentielle, tandis que la différenciation entre libéralisme et traditionalisme a pris de l’ampleur au sein du catholicisme et du protestantisme. De telles lignes interprétatives sont à contraster par rapport à des interprétations unidimensionnelles de la sécularisation et de la modernité.

4) Réforme et transformation dans les religions non-chrétiennes: Cet aspect thématique ouvre une perspective comparative sur le judaïsme et l’islam, et met en relation des perspectives émiques et étiques vis-à-vis de bouleversements et de transformations religieux. Par exemple, la relation entre l’Eglise catholique et les autres religions dans le contexte du deuxième concile du Vatican permet un regard approfondi sur des transformations religieuses – pas seulement dans le catholicisme – pendant et depuis la deuxième moitié du 20ème siècle.


Les contributions dans ces quatre champs thématiques doivent être emprunts d’une perspective d’histoire sociale et culturelle et mettre en avant des dimensions faisant apparaître des dynamiques de transformation religieuse: Etat et Eglise, religion et société, groupes différents (élites ecclésiastiques, laïcs, femmes, etc.) et formes de piété. Selon le champ thématique, des perspectives sur des périodes étendues et des approches comparatives se présentent de manière plus ou moins directe. Toutes les perspectives doivent avoir un rapport avec la Suisse.


Pour cette édition consacrée aux «mutations et réformes religieuses», des contributions en allemand, français, anglais et italien seront considérées. Les articles doivent comporter 25'000 à 40'000 signes (espaces inclus). Les contributions sont évaluées dans le cadre d’une double procédure d’expertise anonyme. La parution est prévue pour la fin de l’automne 2017.


L’annonce d’une contribution avec titre et abstract (max. 1'000 signes) doit être adressée d’ici au 1er septembre 2016 à: Dr. Franziska Metzger, rédactrice en chef RSHRC, franziska.metzger[at]phlu.ch. Les contributions devront être envoyées au plus tard fin mars 2017 à la rédactrice en chef.


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MVSi2 (discussion) 23 juin 2016 à 15:41 (CEST)


Le parlementarisme suisse. Revue traverse n°3 (2018). Délai d'envoi : 31 août 2016

En 2013, un article de la revue traverse titre « L’autorité suprême de la Confédération délaissée par les historien·ne·s » et parvient de fait à la même conclusion. L’autorité la plus haute de Suisse, le cœur d’une démocratie qui fait l’objet de tant d’éloges, serait une tache blanche dans le travail des historien·ne·s ? La revue traverse entend donner l’impulsion pour mettre fin à ces lacunes et va consacrer le numéro 3/2018 au parlementarisme suisse.


En 1998, Georg Kreis constatait un recul des recherches suisses sur le thème du Parlement, et faisait référence aux lacunes béantes qui marquaient la présentation de l’évolution historique du Parlement suisse[1]. Quinze ans plus tard, un article de la revue traverse titre « L’autorité suprême de la Confédération délaissée par les historiens » et parvient de fait à la même conclusion[2]. – L’autorité la plus haute de Suisse, le coeur d’une démocratie qui fait l’objet de tant d’éloges, serait une tache blanche dans le travail des historien-ne-s ? Une consultation des bases de données des bibliothèques universitaires concernant ce thème confirme que de telles observations n’ont en rien perdu leur actualité jusqu’à nos jours. Les recherches historiques sur le thème du Parlement suisse restent à faire. Au surplus, le même constat est tout aussi clair quant à la recherche sur les parlements cantonaux et communaux.


Or au plan international, la recherche historique sur l’évolution du parlementarisme peut se prévaloir d’une longue tradition. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale au plus tard, l’histoire du parlementarisme n’est plus envisagée seulement, ni en premier lieu, sous l’angle de l’histoire des institutions. Les chercheurs ont au contraire multiplié les approches : à elle seule, la collection allemande « Beiträge zur Geschichte des Parlamentarismus und der Politischen Parteien »[3] [Contributions à l’histoire du parlementarisme et des partis politiques] aligne plus de 400 publications, dont les thèmes d’étude vont de l’histoire sociale jusqu’aux recherches en histoire culturelle comparative et transnationale sur les parlements et leur fonctionnement, en passant par des recherches prosopographiques. Ainsi, plusieurs axes de recherche sur l’histoire du parlementarisme sont désormais bien établis, tels que l’évolution de la culture du discours, les modifications dans la composition des parlements ou l’étude, dans une perspective diachronique, des fonctions des parlements dans le processus d’élaboration des lois en démocratie.


Ces dernières années, et même ces dernières décennies, de nombreuses analyses de droit public et de science politique ont surtout mis sur le devant de la scène le Parlement suisse en tant qu’institution. Au contraire, la perspective historique sur la genèse et les mutations (institutionnelles) des parlements n’a presque pas été prise en compte jusqu’à nos jours. La façon dont les parlements communaux et cantonaux, et au premier chef le Parlement suisse, sont devenus ce qu’ils sont aujourd’hui, a échappé aux recherches scientifiques. Pourtant, les parlements constituent d’excellents objets de recherche : les différentes études de droit public et de science politique forment un substrat à partir duquel peuvent se déployer les questionnements historiques ; les sources pour les élucider sont facilement accessibles et en grande partie publiques – entre autres grâce à l’obligation de conservation d’une volumineuse documentation à laquelle sont assujettis les services parlementaires nationaux et cantonaux. Au titre des domaines de recherche qui demanderaient un renouvellement systématique, citons par exemple : l’évolution des compétences institutionnelles des parlements dans le processus législatif, l’évolution du profil sociologique des parlementaires, ou l’évolution des idées et de la politique à l’égard de la formation des majorités et des droits des minorités. Axes thématiques


La revue traverse entend donner l’impulsion pour mettre fin à ces lacunes. C’est pourquoi un numéro thématique va être consacré au parlementarisme suisse et traitera d’un choix de questions parmi celles qui sont énumérées ci-dessous, ou des questions connexes :

  • Comment les processus de formation des majorités ont-ils évolué depuis 1848 (expression-clef : majorités fluctuantes) ? Quelle importance est donnée aux droits des minorités ?
  • Quelles transformations institutionnelles ont affecté les rapports entre le gouvernement et le Parlement ?
  • En quoi le rôle du Parlement, en tant que législateur, est-il soumis à un perpétuel changement ? Et le rôle des administrations ?
  • Quelles périodes des xixe et xxe siècles ont-elles connu des manifestations d’antiparlementarisme, et pourquoi ?
  • Comment l’influence des groupes d’intérêt (notamment économiques) sur le processus de décision parlementaire s’est-elle développée ?
  • Comment la fonction de représentation des parlements a-t-elle évolué ? Au cours du temps, qui a représenté qui au Parlement (évolution du droit de vote et du droit d’éligibilité ? Perception effective du droit de vote par différents groupes de la société ?) ?
  • Dans quelle mesure le profil des parlementaires a-t-il suivi les modifications des besoins sociétaux et les défis à relever – passage d’un « parlement de notables » à un « parlement professionnel », dans les faits ?
  • Quelle a été l’évolution des relations entre Parlement et droits populaires ?
  • Comment le Parlement national et les parlements cantonaux en sont-ils venus à restreindre leurs propres droits au profit de ceux du peuple ?
  • Quelle est l’importance du Parlement en tant qu’espace de communication ? Peut-on observer une évolution de la culture du discours (à considérer comme partie de la culture d’un parlement) ?


Les références au XIXe siècle sont également souhaitables, de même que des enquêtes consacrées principalement, ou dans une perspective comparative, aux parlements cantonaux ou communaux. Il est prévu de présenter les contributions à la fin de l’été 2017 au cours d’un workshop (probablement début septembre 2017, à Lausanne ou à Berne), avant qu’elles ne soient publiées au titre du numéro 3/2018 de traverse – revue d’histoire. Les articles devront avoir une longueur maximale de 30 000 signes environ et parvenir à la rédaction de la revue, dans une première version, au plus tard le 31.12.2017. Modalités pratiques d'envoi des propositions


Veuillez envoyer un résumé de votre contribution de 2500 signes maximum, accompagné d’un bref CV, au plus tard le 31.08.2016 à : andreas.behr[at]revue-traverse.ch ; martin.graf[at]parl.admin.ch ; ruth.luethi[at]parl.admin.ch et andrea.pilotti[at]unil.ch.


Contact : Andreas Behr ; courriel : andreas.behr[at]revue-traverse.ch


MVSi2 (discussion) 24 juin 2016 à 10:42 (CEST)


La reproduction des images et des textes. XIème colloque international de l’ IAWIS/AIERTI. Délai d'envoi : 31 août 2016

En choisissant pour thème la question de « La reproduction des images et des textes », le onzième colloque international de l’AIERTI souhaite explorer l’impact de la reproduction (de la reproductibilité) sur la création artistique et littéraire, ainsi que sur les constructions textuelles et visuelles de la connaissance dans les sciences humaines.


Les conceptions et les usages de la reproduction/reproductibilité ont subi des transformations majeures au cours des deux derniers siècles avec la diffusion des pratiques d’impression, de la photographie et des techniques informatiques. En remontant dans le temps, l’essor de l’imprimerie et des techniques de gravure à la Renaissance ont créé des ruptures majeures dans les cultures visuelles et textuelles par rapport à la pratique de la copie médiévale.


Dans quelle mesure la reproduction/reproductibilité (de l’imprimé à la photographie, des manuscrits à l’Ipad) a-t-elle transformé les œuvres, leur diffusion et leur réception? Cette vaste problématique concerne non seulement l’histoire de la production des images et des textes (sur les plans artistique, scientifique, religieux…), mais encore nos disciplines, au niveau historique, théorique et méthodologique.


« Il est du principe de l’œuvre d’art d’avoir toujours été reproductible », déclare Walter Benjamin dans son fameux essai de 1936 L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique. Cette affirmation fondamentale mérite d’être questionnée aujourd’hui.


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MVSi2 (discussion) 22 juin 2016 à 11:19 (CEST)

Sexualité et religion aux risques de l'enquête de terrain. Délai d'envoi : 15 juillet 2016

Un numéro à paraître en 2017 d'Émulations, revue des jeunes chercheuses et chercheurs en sciences sociales, sera consacré au thème « Sexualité et religion aux risques de l'enquête de terrain », sous la direction de Myriam Joël (INED) et Josselin Tricou (université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis).


Les objets « sexualité » et « religion » ont été articulés dans de nombreux travaux, souvent selon une perspective historique venant éclairer ou compléter l’approche sociologique. Deux angles d’approche étroitement liés ont été largement privilégiés. Le premier concerne l’étude des représentations et des pratiques sexuelles des individus déclarant une appartenance religieuse, celle-ci relevant le plus souvent du catholicisme, du judaïsme ou de l’islam. Le second renvoie à l’analyse des prescriptions et des restrictions en matière d’activité sexuelle telles qu’elles sont diffusées au travers des textes fondateurs de ces trois grandes religions monothéistes. Si les questions de sexualité et de religion ne constituent donc pas une lacune ni dans le champ de la sociologie de la religion ni dans celui de la sociologie de la sexualité, une dimension plus prosaïque reste à explorer. Les chercheurs ayant mené des enquêtes de terrain n’évoquent en effet généralement qu’en filigrane les questions d’ordre pratique, éthique et méthodologique qui se sont posées pendant leur recherche. Outre les réserves des individus lorsqu’il s’agit d’aborder leurs comportements sexuels devant des personnes non familières telles que le chercheur – réserves couramment évoquées dans les productions scientifiques et que rencontre au demeurant l’ensemble des sociologues travaillant sur la sexualité –, il paraît fécond de s’interroger plus précisément sur les effets de la situation d’enquête dans une recherche articulant de manière spécifique les dimensions sexuelle et religieuse. Le terme « situation d’enquête » subsume ici à la fois la phase de recueil de données et celle qui lui succède (valorisation des résultats au travers de publications et de communications, retour fait aux enquêtés, etc.).


Le dossier thématique de la revue Émulations à paraître en février 2017 fait suite à une journée d’étude intitulée « Sexualité et religion aux risques de l’enquête de terrain » qui s’est déroulée le 11 juin 2015 au Centre Pouchet de Paris, à l’initiative conjointe du Sophiapol, du Cresppa-LabtoP et le LEGS. À la suite de cet évènement scientifique, le numéro vise à proposer un espace de parole propice à un retour analytique critique de sociologues et d’anthropologues sur leurs travaux articulant les objets sexualité et religion, et qui souhaitent réfléchir à la manière dont les situations d’enquête rencontrées renseignent sur les processus sociaux à l’œuvre tant sur leur terrain que dans l’espace public ou dans le champ de la recherche scientifique. L’attention ne sera donc pas concentrée uniquement sur les rapports de l’enquêteur avec les acteurs du terrain, mais portera également sur les situations mettant en jeu l’enquêteur avec ses pairs ou des profanes. Cette réflexion s’organisera autour de trois grands axes thématiques.


Identités de l’enquêteur-trice et rapport au terrain

Peu de choses ont été dites et écrites sur la manière dont les variables – réelles ou supposées – du genre, de l’âge, du milieu socio-culturel et de l’appartenance religieuse peuvent avoir des incidences sur la réalisation d’études explorant les dimensions sexuelles et religieuses. Si ces variables constituent parfois des limites ou induisent des biais, elles peuvent aussi présenter un intérêt heuristique. Dans quelle mesure les indices attachés aux personnes de l’enquêteur et de l’enquêté produisent-ils de part et d’autre des attentes, des jugements, des tentatives de contrôles, des contradictions et des provocations (l'empathie n'étant pas, rappelons-le, la seule posture favorable au recueil de données), chacun évaluant sa part d’altérité et de ressemblance ? Comment jonglent-ils avec les connivences, les duperies et les résistances pouvant apparaitre dans la situation d’enquête ?


Obstacles, tabous et illégitimités de l’enquête sur la sexualité chez religieux(ses) consacré(e)s

La sexualité demeure un objet de discours privés, à propos duquel les investigations générales paraissent suspectes. Ajouté à cela le fait que le discours sociologique sur la sexualité n’est pas considéré comme le plus adéquat, le discours en provenance des disciplines à visée clinique semblant au contraire plus autorisé, tandis que les enquêtes qualitatives sur la sexualité restent entachées d’une certaine illégitimité. En ce qui concerne les religieuses et religieux consacré.e.s, cette illégitimité se trouve renforcée par le fait que la dimension sexuelle est articulée à un système de restrictions morales prégnantes relatif à l’exercice de l’activité sexuelle. Quels soupçons sont attachés à ce type d’enquête et, par contamination, à celles et ceux qui les mènent ? Soumis à un rôle d'exemplarité, la non-conformité de leurs conduites les expose, et leur institution avec eux, à un risque de « scandale » dans la sphère publique. Cet état de choses rend-il difficile l’instauration de la relation de confiance ? Observe-t-on des tentatives de contrôle de la part de l’institution sur la réalisation de l’enquête ? Enfin se pose la question de la diffusion des savoirs tant dans la sphère profane que scientifique. L’aspect sensationnel de l’objet – au travers notamment du cortège de fantasmes qui y est associé – est-il propice à cette diffusion ou vient-il au contraire l’entraver ?


Représentations collectives, sources et textes du sacré

La question de la sexualité est abordée dans de nombreux corpus officiels, naturalisés et/ou normatifs, qui tendent à s’imposer aux chercheurs comme des objets incontournables à l’aune desquels ils comparent les pratiques et les représentations des acteurs. Ces textes font-ils « écran » à la réalité vécue ou constituent-ils au contraire une bonne entrée en la matière, favorable à la prise de parole sur un sujet éminemment intime, voire polémique ? Comment les acteurs se positionnent-ils vis-à-vis des représentations collectives – prégnantes dès qu’elles concernent la sexualité et la religion – et comment les articulent-ils à leurs expériences personnelles ? Comment réagissent-ils face aux productions scientifiques issues d’enquêtes auxquelles ils ont participé ? Enfin contourner le problème des incohérences entre normes et pratiques, pour interroger la performance ou l’agency des acteur.trice.s, pose une dernière question, celle de l’accès au vécu en partant non pas des normes religieuses, mais des pratiques religieuses et sexuelles via des sources diverses : observations participantes, récits de vie, sources judicaires, archives de l’intime, enquêtes par questionnaires, etc. Comment mobiliser de telles sources pour approcher les pratiques ? Modalités de soumission


Les propositions de contribution se feront sous la forme d’un résumé de 750 à 1000 mots. Elles comporteront un titre, cinq mots-clés et une brève présentation de l’auteur. Elles sont à envoyer par courriel avant le 15 juillet 2016 aux trois adresses suivantes :

  • redac[at]revue-emulations.net
  • myriam.joel[at]yahoo.fr
  • josselintricou[at]gmail.com


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MVSi2 (discussion) 24 juin 2016 à 10:37 (CEST)


Penser / Classer les collections des sociétés savantes. Délai d'envoi : 15 juillet 2016

Dans le cadre de son projet de valorisation des ressources historiques initié en 2016, la Société des Arts de Genève propose une journée d’étude autour de la thématique « Penser / Classer les collections des sociétés savantes ».


Cette rencontre invite à s’interroger sur la constitution et les usages des collections des sociétés savantes actives en Europe à partir de la seconde moitié du 18ème siècle et tout au long du 19ème siècle, et à partager des expériences sur la manière dont elles sont conservées et valorisées de nos jours. Elle s’adresse à tous chercheurs confirmés, jeunes chercheurs, archivistes, bibliothécaires, représentants de sociétés savantes souhaitant présenter et débattre d’un thème en lien étroit avec la question plus globale de la gestion du patrimoine des institutions culturelles.


Argumentaire:

La multiplication inédite d’institutions communément désignées par le terme générique de « sociétés savantes », dédiées à une variété de domaines dont l’émulation économique, l’histoire, les beaux-arts, la philosophie naturelle, l’utilité publique, la géographie, la médecine, l’art militaire, et tant d’autres, est un fait caractéristique des 18ème et 19ème siècles en Europe. Ce phénomène parfois qualifié de « mouvement associatif » est souvent vu comme une manifestation concrète de la diffusion de la pensée des « Lumières » et de l’apparition progressive de l’espace public. Qu’elles aient cessé d’exister ou qu’elles soient encore actives de nos jours, ces institutions disposent pour certaines d’importants fonds d’archives primaires, d’ouvrages et de revues, ainsi que de collections d’objets d’art, d’artéfacts et autres modèles réduits formant des collections plus ou moins riches et complètes selon les cas. Témoins privilégiés du développement du savoir au cours du temps, de l'histoire des institutions, mais aussi des contextes régionaux dans lesquels s’insèrent ces institutions et de leurs liens avec d'autres régions du monde, ces ressources historiques soulèvent d’importants défis pour assurer leur préservation, leur pérennisation et leur valorisation. Comment ces ressources sont-elles mises en valeur, et comment sont-elles intégrées à la recherche historique de nos jours ?


Le comité scientifique encourage les proposants à favoriser les ponts disciplinaires. Les communications peuvent concerner des institutions de la région genevoise ou étrangères.

Exemples de thèmes :

  • Constitution, enrichissement et dissémination des collections
  • Origines locale et globales
  • Mise en ordre et classifications des collections
  • Rôles, usages et fonctions des collections
  • Mise en réseau des collections hier et aujourd’hui
  • La collection comme source historique
  • Conservatoires, musées et bibliothèques comme dispositifs de conservation et monstration
  • Les collections, entre sphère privée et dispositif public
  • Inventorier et mettre à disposition les catalogues de collections


Calendrier et modalités de soumission :

Les propositions de communication comprenant un bref C.V., un titre et un résumé d’environ 300 mots sont à adresser avant le 15 juillet 2016 à patrimoine[at]societedesarts.ch.

Les communications, en français et en anglais, dureront 20 minutes et seront suivies de 10 minutes de discussion.

Participants : chercheurs confirmés, jeunes chercheurs, archivistes, représentants de sociétés savantes


Organisateurs:

Société des arts de Genève

Contact : Etienne Lachat, Secrétaire général de la Société des Arts (patrimoine[at]societedesarts.ch)


Lieu de l'événement :

Société des Arts de Genève

2, rue de l’Athénée

1205 Genève


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--MVSi2 (discussion) 23 juin 2016 à 15:33 (CEST)


Frontières et altérité religieuse : la religion dans le récit de voyage, XVIe-XXe siècle. Délai d'envoi : 15 juin 2016

Ce colloque pluridisciplinaire (histoire, civilisation, littérature, anthropologie, etc.) et diachronique (XVIe-XXe siècle) vise à établir un lien entre des disciplines souvent séparées sur le plan académique et institutionnel.


La tradition historiographique assimile le voyage à un dépaysement et à une expérience de l’altérité. Dans leur cartographie de l’espace physique et idéologique, les auteurs d’écrits de voyage commentent souvent le passage d’une « frontière », dans une acception large confessionnelle et/ou géopolitique, entre plusieurs groupes ou peuples de religion ou de culture religieuse différente (ainsi des Français catholiques se rendant en Espagne ou en Italie). Peu importe qu’il s’agisse d’une frontière géopolitique ou d’une ligne de démarcation invisible, voire d’une coexistence religieuse, le voyageur commentera souvent la différence vécue, perçue, fantasmée ou colorée par ses a priori.

Notre postulat est que l’étude du « fait religieux », considéré sous son angle scientifique de fait essentiel et universel de civilisation, de structure d’encadrement, dans l’esprit — laïque — de la « Ve section » de l’École Pratique des Hautes Études, celle des sciences religieuses, relève également dans une grande mesure de la sphère du culturel, du politique, voire du social.


Le fait religieux, remarquable, exotique ou simplement différent, est décrit et interprété dans les récits de voyage. Il est rarement perçu dans sa totalité, certains observateurs ne commentant que l’extériorité des lieux de culte, l’étrangeté d’une cérémonie hors contexte ou un fait culturel dont ils ne perçoivent pas nécessairement la portée. Les pratiques, les croyances et les lieux dans lesquels elles s’inscrivent étonnent ou choquent le chroniqueur qui les comprend par rapport à sa société d’origine. Ce dernier, qu’il soit conquérant ou simple voyageur, porteur, parfois inconsciemment, d’un message religieux qui lui est propre, mais aussi d’autres valeurs liées à sa qualité ou fonction sociale de commerçant, d’humaniste, de philosophe, d’administrateur, etc., tente alors de mettre du sens dans sa vision de l’Autre.


Les écrits que nous nous proposons de considérer peuvent être des journaux de voyage (écrits en cours de route, intimes ou destinés à être lus par d’autres), des rapports de mission officielle (par exemple religieuse ou militaire), des reportages et des lettres, mais aussi des textes romancés intégrant des formes variées de réminiscences de retour de voyage. Ces écrits peuvent avoir, par leur nature, des finalités très diverses qu’il s’agira d’appréhender. On sait que la fiction introduit une composante de prise de distance par rapport au référent, mais après tout c’est aussi le propre du « récit de voyage » romantique où le moi lui-même devient une fiction narrative. Nous nous attacherons à mettre en évidence les constantes entre les écrits des voyageurs européens, qu’ils soient en mission officielle ou semi-officielle ou qu’ils se déplacent à titre privé au sein de l’Europe ou entre celle-ci et le reste du monde.


Les propositions de communication (d’environ 3000 signes, en anglais ou en français, accompagnées d’une fiche de présentation de l’auteur) sont à adresser avant le 15 juin 2016 à colloque-frontiere-alterite[at]univ-grenoble-alpes.fr, avec copie à andreas.nijenhuis[at]univ-smb.fr


Le colloque se tiendra les jeudi 1er et vendredi 2 décembre 2016 à Chambéry (Université Savoie Mont-Blanc) et Grenoble (Université Grenoble Alpes).


Contact : Andreas Nijenhuis-Bescher ; courriel : andreas.nijenhuis[at]univ-smb.fr


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MVSi2 (discussion) 23 mai 2016 à 13:43 (CEST)


Vieillir en institution, vieillesses institutionnalisées Nouvelles populations, nouveaux lieux, nouvelles pratique. Délai d'envoi : 15 juin 2016

S’il est admis aujourd’hui que l’on vit mieux et plus longtemps, la vieillesse, comme d’autres étapes de la vie n’est pas homogène, tant les déterminants tels que l’âge, le genre ou encore la classe peuvent se révéler être des catalyseurs d’un mauvais état de santé ou encore de désavantages sociaux . Ce numéro thématique de la revue ethnographiques.org se propose de rassembler des contributions traitant du vieillissement en donnant une place aux pratiques émergentes, aux nouveaux lieux de vie et aux groupes sociaux revendiquant/nécessitant une approche particulière.


« Vieillir en institution, vieillesses institutionnalisées » : sous ces termes nous entendons, d’une part les types d’établissements où certains groupes de personnes vieillissent, d’autre part les rôles qui leur seront dès lors attribués ainsi que les règles et les normes qui vont les régir. Nous souhaitons mettre l’accent ici sur les nouveaux lieux du vieillir et sur divers « collectifs », requérant le plus souvent un tiers dans l’accomplissement des nécessités quotidiennes. Certes, si certains établissements trouvent leur finalité même dans cette prise en charge spécialisée, d’autres moins préparés y sont confrontés, parfois malgré eux, et doivent s’y adapter. Il en est ainsi des structures pour personnes handicapées, des prisons, des couvents et d’autres encore. Il importe aussi de saisir comment certaines communautés de fait ou de destin, établies ou provisoires, font avec les vieilles personnes qui les composent, comme les migrants ou les réfugiés par exemple. Il s’agirait également de donner place à ceux qui ne forment pas un collectif en tant que tel, mais qui sont définis collectivement par le non-lieu où ils vivent, comme les SDF, l’âge venant alors s’ajouter aux multiples dommages.


Sans cesse, de nouvelles pratiques émergent pour concilier les attentes de la gérontologie actuelle avec celles des nouveaux lieux du vieillir ou des nouvelles populations vieillissantes. « Nouvelles populations, nouveaux lieux, nouvelles pratiques », c’est donc autour de ces thèmes que nous aimerions ouvrir le débat dans ce numéro de la revue ethnographiques.org, en donnant place aux creux, aux interstices, aux zones floues révélant simultanément des pratiques normatives et informelles à l’égard des vieilles personnes et plus largement à leurs entours, reflets d’une place qui leur est accordée ou assignée.


Modalités de soumission

Les propositions d’articles (2 pages maximum) devront être envoyées à Laurent Amiotte-Suchet (laurent.amiotte-suchet[at]unil.ch) et Annick Anchisi (annick.anchisi[at]hesav.ch) avant le 15 juin 2016 avec la mention « Ethnographiques.org – Numéro vieillir » (en objet du message).


La revue ethnographiques.org offrant toutes les potentialités d’une revue en ligne, les auteur-e-s sont encouragés à présenter des matériaux visuels ou sonores susceptibles de structurer ou d’accompagner leur article, voire même à proposer une mise en forme originale de leur réflexion et de leurs données.


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MVSi2 (discussion) 23 mai 2016 à 11:56 (CEST)


Le temps. Histoire contemporaine d’un enjeu politique et scientifique. Délai d'envoi : 15 juin 2016

Ce colloque a pour objectif de rassembler des chercheurs abordant dans leurs travaux historiques la question de l’action sur les temporalités, lorsque le temps est une catégorie explicitement utilisée (long-terme, simultanéité, attente, élaboration de séquences temporelles). Il entend dépasser l’étude du temps et des temporalités comme simple cadre ou arrière-plan de l’évolution historique des sociétés, pour encourager une historicisation du temps comme catégorie d’action à l’époque contemporaine.


Le colloque se déroulera sur une journée et demie : l’après-midi du mardi 22 et la journée du mercredi 23 novembre 2016.


Il est demandé de fournir un résumé de la communication proposée en 5000 signes maximum, accompagné d’un court CV, avant le 15 juin 2016. Les résumés doivent être envoyés à l’adresse suivante : cj2016.chsp[at]gmail.com


Organisateurs

  • Sibylle Duhautois (Sciences Po, CHSP)
  • Charles-Antoine Wanecq (Sciences Po, CHSP)


Lieu : CHSP Sciences Po - 56 rue Jacob, Paris, France (75006)


Contacts : Sibylle Duhautois, cj2016.chsp[at]gmail.com)


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MVSi2 (discussion) 23 mai 2016 à 11:49 (CEST)

Que font les images dans l’espace public ? Délai d'envoi : 31 mai 2016

Dans le champ des études visuelles, d’importants travaux publiés ou traduits récemment portent sur l’agentivité des images : quel est leur pouvoir, que font-elles, que veulent-elles, peut-on parler d’acte d’image ? Parallèlement, les concepts de performance et de performativité sont de plus en plus employés dans les sciences sociales, et en particulier, interrogés par la géographie.


Au croisement de ces agendas scientifiques, le colloque proposé par le département de géographie de l’Université de Genève porte sur ce que font les images dans l’espace public. Portraits et statues, monuments figuratifs, affiches publicitaires et politiques, écrans géants sur les places, projections lumineuses sur les façades, murales, street art et installations artistiques, expositions photographiques dans les jardins publics, cartes accolées au mobilier urbain, etc. : des images de toutes sortes et exerçant des fonctions très diverses se multiplient en effet dans les espaces publics. Dans quelles mesures ces images, font-elles advenir, produisent-elles ou transforment-t-elles les lieux, les acteurs et les pratiques qui leurs sont associées ? Comment fabrique-t-on de l’image avec et dans l’espace public ? Quels sont les enjeux symboliques, sociaux et politiques de leur présence ? Le colloque tournera autour de ces questions, qui n’ont guère été posées mais sont importantes pour les études visuelles comme les études urbaines.


Ces interrogations cherchent à relever deux défis. Du côté des études visuelles, l’accent est souvent mis plus sur les images que sur les dispositifs de leur visualisation, leur contexte spatial ou le réseau social dans lequel elles s’inscrivent. Ainsi, les travaux sur l’agentivité des images se sont souvent focalisés sur certaines images, jugées particulièrement puissantes ou performatives, souvent des œuvres d’art, et évoquent peu les images plus banales ou vernaculaires, les conditions propres de leur agentivité et les spectateurs eux-mêmes. Du côté des sciences sociales et de la géographie en particulier, la culture visuelle n’a guère été l’objet d’investigations, en particulier dans les liens de celle-ci avec l’urbain. Des travaux ont certes porté sur l’image de la ville ou sur l’art (notamment les performances artistique) dans l’espace public, mais guère sur la culture visuelle dans sa dimension populaire et sa place dans la ville.

Réfléchir sur la place des images, de toutes les images, dans l’espace public permettra, on l’espère, d’avancer sur ces deux fronts.


Les propositions de communication (comprenant un CV, un titre et un résumé d’environ 500 mots) sont à adresser en français ou en anglais avant le 31 mai 2016 à : colloqueimages@unige.ch


Dates du colloque : 19 et 20 Janvier 2017


Appel à communication


MVSi2 (discussion) 23 mai 2016 à 11:07 (CEST)

Interactional competences and practices in a second language (ICOP-L2). Délai d'envoi : 31 mai 2016

Throughout the past two decades, interactional competences and practices have gained unprecedented attention in research on second language (L2) acquisition, use and education. Following Dell Hymes’ conceptualization of communicative competence, various lines of research have for long been concerned with pragmatic development in an L2, mostly focusing on the realization of speech acts. Yet, it is only recently that research has started to systematically investigate how people's capacity to engage in social interaction is affected in their L2 and how their ability to participate in such interaction evolves over time.


When participating in social interactions, we orient to each other, we synchronize our mutual conducts, we make recognizable our actions to others and we finely monitor the trajectories of other people's actions. Opening a telephone conversation, launching a conversational storytelling, agreeing or disagreeing with others, or simply taking a turn at talk all involve highly organized socially coordinated procedures that, most typically, are experienced by participants as non-problematic in L1 talk. However, what happens when people move into an L2?


Under the heading ‘L2 interactional competences and practices in a second language’ (ICOP-L2), this conference brings together researchers from various horizons (e.g. linguistics, education, sociology) who investigate how people engage in second language talk-in-interaction: What are the basic ingredients of L2 interactional competence? How does such competence vary across situations and over time? How do L2 speakers use the linguistic resources at their disposal to accomplish social actions in coordination with others? How do linguistic and other resources (gaze, gesture, posture) work together in L2 talk? How does social interaction structure learning processes and learning products? How can L2 interactional competence and learning through interaction be addressed in educational contexts? These are among the questions that will be tackled during the conference.


The conference papers and panels will be organized in three thematic strands:

  • L2 talk-in-interaction: This strand is concerned with describing the practices of L2 talk and with the (multi)semiotic resources speakers mobilize to accomplish these practices, without necessarily addressing issues of learning.
  • Learning-in-interaction: This strand comprises research on learning processes, activities and opportunities in social interaction in a variety of settings, including both the language classroom and learning ‘in the wild’.
  • L2 interactional competence: This strand includes studies investigating the development of interactional competence over time as well as contributions addressing challenges for the assessment and the teaching of interactional competence.


Keynote speakers

  • Joan Kelly Hall, Penn State University, USA
  • Søren Eskildsen, University of Southern Denmark, DK
  • John Hellermann, Portland State University, USA
  • Spencer Hazel, Nottingham University, UK


Three pre-conference workshops, addressed specifically (but not exclusively) to young researchers, provide hands-on training on methodological aspects of the analysis of L2 competences and practices in naturally-occurring data. Registration will be on a first-come-first-served basis.

  • Johannes Wagner, University of Southern Denmark, DK: Designing longitudinal research on interactional competence
  • Evelyne Berger, University of Helsinki, FI: Building collections
  • Adam Brandt, Newcastle University, UK, and Olcay Sert, Hacettepe University, TR: Conducting comparative research on L2 interactions


Proposals are invited for individual papers and panels (colloquia):

  • Individual paper (30 min slot including discussion): Individual papers should present original work related to one of the thematic strands of the conference (L2 interactional competence; L2 talk-in-interaction; * * Learning-in-interaction). Proposals should consist of an abstract of max. 300 words, and should indicate how the contribution addresses the conference theme, identify the methods and the empirical data used for the study, and, if possible, anticipate results.
  • Panel (one or two 90 minutes slots): The proposal should include a general abstract of max. 300 words presenting the topic of the panel, as well as the titles and abstracts of all panel contributions. The abstracts should follow the guidelines for individual papers (see above).


To submit the proposals: http://www.conftool.net/icop-l2-2017/

All papers and panel abstracts need to be submitted before 23:59 local time in Switzerland (GTM +1) on 31 May 2016 through the conference website.


Important dates :

  • Submission deadline: 31 May 2016
  • Notification of acceptance: 31 July 2016
  • Pre-conference workshops: 18 January 2017
  • Conference: 19-20 January 2017

For abstract submission, registration and further information please refer to the ICOP-L2 website: http://www.unine.ch/ICOP_L2


MVSi2 (discussion) 23 mai 2016 à 11:42 (CEST)


Humanités numériques : théories, débats, approches critiques. Délai d'envoi : 15 mai 2016

La Maison européenne des sciences de l'homme et de la société organise en novembre 2016 la troisième édition de la manifestation scientifique DHnord. DHnord2016 souhaite interroger le rapport entre théorie et pratique dans le domaine des Digital Humanities. On considère que, désormais, de nombreux projets développés dans le cadre d'appels à projets ou de Labex ont atteint une maturité permettant d'examiner le cadre théorique et les effets structurants des technologies utilisées, mais aussi d'interroger la complexité et l'utilisation des technologies numériques, ce qu'on apprend en menant un projet de recherche en humanités numériques et s'il est vraiment possible de constituer une communauté à partir de la diversité des pratiques, des points de vue et des intérêts.


Les contributions soumises s'inscriront dans les axes de réflexion suivants :

  • Les nouveaux concepts qui émergent dans les SHS et les domaines et métiers connexes (édition scientifique, patrimoine...)
  • L'épistémologie des données de la recherche
  • La maîtrise scientifique des données alors que se développe l'externalisation du stockage et du traitement
  • Les effets structurants des nouveaux outils et des écosystèmes de production, de communication et de publication des données et des résultats de la recherche dans les communautés scientifiques
  • Les fractures numériques et les tensions (entre individus, entre institutions, entre États) dans la production et la communication de la recherche
  • La transformation des lieux physiques et des métiers des humanités numériques (universités, bibliothèques, archives, musées)


Modalités de soumission des propositions

Les propositions (300-500 mots) sont à adresser à dhnord[at]meshs[dot]fr accompagnées d'un court CV, jusqu'au 15 mai 2016.


Le programme définitif sera établi au mois de juin. Le colloque se déroulera dans la semaine du 21 novembre (dates définitives à communiquer au mois de juin) à la Maison européenne des sciences de l'homme et de la société, 2 rue des Canonniers, 59000 Lille.


Contacts : Sofia Papastamkou, courriel : sofia.papastamkou[at]meshs.fr


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MVSi2 (discussion) 25 avril 2016 à 09:09 (CEST)


Les corps impatients. Enquêter sur les sexualités juvéniles transgressives (XVIIIe-XIXe siècle). Délai d'envoi : 10 mai 2016

Le colloque pluridiscplinaire « Les corps impatients. Enquêter sur les sexualités juvéniles transgressives (XVIIIe-XIXe siècle) », en interrogeant plus de trois siècles d’histoire, du XVIIIe siècle – qui voit émerger les discours expertaux sur la sexualité – à nos jours, entend aider à la compréhension des évolutions importantes concernant d’une part, le regard porté sur la jeunesse et sa place en société, et d’autre part, les changements relatifs aux normes et pratiques sexuelles dont les jeunes sont souvent le moteur. Ce colloque sera l’occasion d’explorer les démarches méthodologiques qui permettent de saisir les sexualités juvéniles transgressives en restituant toute leur place aux jeunes en tant qu’acteurs de leur sexualité. Nous souhaitons donc souligner les difficultés des enquêtes sur ce thème et proposer des moyens de les dépasser.


Conditions de soumission

Les propositions seront à adresser au comité scientifique via l’adresse suivante : nahema.hanafi[at]univ-angers.fr

Les propositions de communications ne devront pas excéder une page et être accompagnées d’un titre et de l’affiliation des contributeur-rice-s. La proposition de communication donnera une idée précise de l’angle problématique adopté, des sources ou terrains présentés et de la démarche d’enquête.

Les propositions de communications seront à adresser au comité au plus tard le 10 mai 2016.


Contacts : Nahema Hanafi, courriel : nahema.hanafi[at]univ-angers.fr


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MVSi2 (discussion) 25 avril 2016 à 09:13 (CEST)


Poets on the Walls. Street Art et Poésie. Délai d'envoi : 1er mai 2016

Considérées comme deux soeurs depuis l’antiquité selon la formule ut pictura poesis de Horace, la poésie et la peinture font désormais l’objet de nombreuses investigations dans les champs à la fois littéraires et artistiques. Les travaux des street artists semblent pourtant exclus de cet intérêt scientifique alors même qu’ils présentent un fort potentiel esthétique et entretiennent des rapports étroits avec les poètes.


On s’interrogera d’abord sur la portée poétique du street art, une forme d’expression mêlant bien souvent écriture et peinture. S’il est communément affirmé que l’art urbain apporte une note de poésie à l’espace public, on s’attachera à définir précisément les liens qu’entretient le street art avec l’expérience sensible. On s’intéressera à la fois à la poésie comme écriture sur les murs, parfois accompagnée de dessins ou collages (Miss.Tic, Stephen Powers, Banksy…), et à la poésie comme transfiguration du monde, des différents procédés anamorphiques qui magnifient le réel (JR, Odeith, Varini…) au détournement du décor urbain, qui ouvre un champ à l’imaginaire et transforme le quotidien, à la manière de l’écriture poétique (Pao, OaKoAk, Clet Abraham…). En effet, si, comme l’affirme Cocteau, le rôle de la poésie est de « dévoiler, dans toute la force du terme, montrer nues, sous une lumière qui secoue la torpeur, les choses surprenantes qui nous environnent et que nos sens enregistraient machinalement » (Le secret professionnel, 1924), les street artists, connus ou anonymes, font bien œuvre poétique.


Qu’elle soit verbale ou plastique, la poésie ébranle et force son lecteur/spectateur à adopter un nouveau regard sur le monde. On ne pourra donc pas évoquer les liens entre poésie et street art sans aborder la question de l’engagement, qu’il soit politique, philosophique ou social. Si, comme l’affirmait Paul Eluard, « les poètes sont descendus des sommets sur lesquels ils se croyaient, ils sont allés dans les rues, ils ont insulté leurs maîtres, ils n'ont plus de dieux » (L’évidence poétique, 1937), c’est peut-être pour rappeler leur engagement que leurs figures réapparaissent désormais dans l’espace public. Parmi les poètes les plus représentés par les street artists, on trouve en effet des auteurs tels Whitman, Pessoa, Neruda, Ginsberg, Rimbaud, Aragon, ou encore Angelou. De tels hommages picturaux animent l’espace public et raniment leur parole. Les récents collages de la figure de Pier Paolo Pasolini par le plasticien niçois Ernest Pignon-Ernest, pour commémorer le 40ème anniversaire de l’assassinat du poète, constitueront un objet d’étude privilégié. Les portraits de poètes qui émaillent l’entière production de ce pionnier du street art posent aussi la question de la « vulnérabilité de l’oeuvre » et de « sa disparition, peut-être ce qu’il y a de plus rimbaldien » dans ses interventions, comme il l’énonce lui-même sur son site (http://pignon-ernest.com/).


Il faudra ainsi prendre en compte le caractère in situ et la nature éphémère du street art pour observer le nouveau sens politico-poétique qui s’en dégage. On pensera à l’ensemble des travaux à la frontière entre street art et poésie ancrés dans un lieu précis : écrits à la manière d’annonces publicitaires (Robert Montgomery), messages aériens (Saber), poèmes embouteillés dans l’espace urbain (le Drunken Poets Project d’Andy Knowlton)... Chacune de ces expériences graphico-poétiques se destinent à tous les passants transformés en spectateurs/lecteurs et visent non seulement une modification de leur perception spatiale dans la ville mais aussi une conscience nouvelle du temps et de l’homme. Axes thématiques


Le colloque sera articulé autour de trois axes complémentaires :

1. La thématique “Street poets” s’intéressera à l’enjeu esthétique, à la poétique de l’art in situ, à l’acte créatif comme acte de communication.

2. Dans l’axe “The poetic writing”, on mettra en évidence et analysera les différents recours au registre poétique pour affirmer un engagement politique et social.

3. ”Poets on the walls” aura pour objet le dialogue entre street art et poésie dans et par la figure du poète représentée dans l’espace public.


Modalités de soumission

Les propositions doivent comprendre :

- l’axe retenu

- le nom de l’auteur ou des auteurs

- une présentation succincte de l’auteur ou des auteurs (100 mots maximum)

- le titre

- un résumé de 300 mots maximum

- une liste de mots clés (5 maximum)

- une bibliographie essentielle

- l’engagement écrit et signé à s’acquitter des droits d’inscription de 50 euros au cas où la proposition serait retenue. Ils donnent droit à la participation au colloque et à la gratuité des déjeuners.

Les propositions, rédigées en anglais ou en français, seront déposées sur http://poetsonthewalls.sciencesconf.org

Date limite d’envoi des propositions : 1er mai 2016.


MVSi2 (discussion) 21 mars 2016 à 09:17 (CET)


Accueillir, être accueilli. Altérité et éducation. Délai d'envoi : 30 avril 2016

L’actualité, notamment à travers les déplacements massifs de migrants et de réfugiés, met en agenda les thématiques de l’accueil et de l’hospitalité et interroge la capacité des sociétés à donner place en leur sein à des personnes et à des groupes « étrangers ». Le phénomène migratoire cristallise dans le domaine sociétal et politique la question éthique et éducative du rapport de soi à l’autre et de l’autre à soi telle que ne cessent de la poser toutes les formes de « différences », d’« étrangéité », de « subalternités » : celles de la culture et de la religion, celles du sexe et du genre, celles de la santé et de la maladie, celle du travail et du domicile.


Les propositions d’articles et les textes doivent être adressés à la revue Le sujet dans la Cité. Revue internationale de recherche biographique : revue[at]lesujetdanslacite.com d’ici le 30 avril 2016


Contacts : Christine Delory-Momberger, courriel : christine.delory[at]lesujetdanslacite [dot] com


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MVSi2 (discussion) 25 avril 2016 à 08:56 (CEST)


Tourisme et sports de nature en montagne. Délai d'envoi : 30 avril 2016

La Plateforme SPORT, l’Institut des Sciences du Sport (ISSUL) et l’Institut de Géographie et de Durabilité (IGD) de l’Université de Lausanne organisent le premier séminaire « Tourisme et sports de nature en montagne » le lundi 13 juin 2016 à l’Université de Lausanne (Géopolis) autour du thème : Pratiques, acteurs et territoires des sports de nature : quels enjeux pour le tourisme de montagne en Suisse ?


Les territoires touristiques de montagne sont tout particulièrement soumis à des contextes de mutation liés à des constats de crise à la fois économique, environnementale et fonctionnelle. Que ce soit au travers des effets du franc fort, du réchauffement climatique, de la préservation du patrimoine naturel ou encore de l’évolution de la demande en matière de sports de montagne dits traditionnels, ces territoires ont enclenché des réflexions autour de l’implantation de nouvelles formes d’activités sportives à même de maintenir voire relancer leur attractivité.


Par ailleurs, de nouvelles formes d’activités sportives de nature et de montagne apparaissent, se développent, se massifient, évoluent ou encore s’implantent localement au sein des territoires touristiques de moyenne montagne. Ces nouvelles activités, telles que l’e-bike ou le trail running, constituent des objets féconds à la fois pour comprendre les problématiques territoriales à l’oeuvre dans les montagnes suisses (rôle du périurbain ; rapports entre centres et périphéries ; évolution des cadres réglementaires, législatifs ou politiques ; modes de gouvernance ; problématiques environnementales) mais aussi pour étudier des cultures touristiques et sportives spécifiques émergentes.


L’objectif de cette journée est de fédérer une communauté de chercheurs et d’experts en Suisse romande, qui travaillent, vont travailler, ou ont travaillé, sur ces thématiques, mais également de leur fournir un espace de rencontre et d’échanges.


Le format choisi est celui d’une journée d’échanges et de présentation des travaux de recherche, des thèses, des programmes engagés par des chercheurs (doctorants ou chercheurs en poste) ou des experts (professionnels, acteurs institutionnels, etc.) francophones exerçant en Suisse.

Cette première édition sera conclue par une intervention de Philippe Bourdeau (professeur de géographie à l’Institut de Géographie Alpine à Grenoble, UMR PACTE-Territoires) mettant en perspective les présentations de la journée avec l’expérience française en la matière.


Les communications devront durer 20 minutes et elles seront suivies d’un moment d’échanges de 15 minutes environ.

Si vous souhaitez faire une communication, merci d’envoyer un résumé d’une page maximum (environ 2000 signes) par e-mail à Marc Langenbach(marc.langenbach[at]unil.ch) avant le 30 avril 2016.


MVSi2 (discussion) 21 mars 2016 à 07:34 (CET)


Organisation et mesure du temps dans les campagnes européennes, du moyen âge au XXe siècle. Délai d'envoi : 30 avril 2016

Dans la tradition historiographique européenne, l’histoire économique et sociale du temps est très fortement liée aux milieux de la ville, des élites, de la pré-industrie et des affaires. De plus, la plupart des chercheurs tendent à privilégier ce qui, dès le Moyen Age, annonce et prépare les manières modernes de concevoir le temps, de le vivre et de le mesurer. Tout légitimes qu’ils soient, ces choix ont eu une conséquence fâcheuse : les autres milieux, avec leurs façons bien à eux de penser, d’organiser et de mesurer le temps, ont été très négligés par les historiens. Cela vaut en particulier pour les paysans et le monde rural, éléments pourtant fondamentaux de la civilisation européenne. Avec ce colloque coorganisé notamment par les Archives de l’État du Valais, nous voudrions dépasser cette situation, en montrant, exemples à l’appui, que les campagnes n’ont rien à envier aux villes en matière d’organisation du travail, en matière de jeux subtils entre le moment, le lieu et les individus.


Ce colloque se tiendra à l’Université de Lausanne le 20 octobre 2016 et aux Arsenaux, à Sion, le 21 octobre 2016.


Celles et ceux qui souhaitent participer en présentant une communication sont invités à envoyer leur proposition (Titre et résumé) avant le 30 avril 2016, à l’une des adresses suivantes : pierre.dubuis[at]unil.ch, ou sandro.guzzi-heeb[at]unil.ch.


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MVSi2 (discussion) 23 février 2016 à 16:12 (CET)


Patrimoines et cultes prolétaires. Monuments, statues et plaques commémoratives du mouvement ouvrier. Délai d'envoi : 30 avril 2016

Mis en scène par le cinéaste Wolfgang Becker dans son film Good Bye Lenin ! (2003), l’envol lyrique d’une statue monumentale de Lénine symbolise la fin d’une époque marquée par la présence de régimes communistes au centre et à l’est de l’Europe. Cette image forte évoque l’importante production de monuments, souvent imposants, par ces régimes. Des bustes de Karl Marx aux statues des héros de la « guerre contre le fascisme » en passant par les représentations idéalisées d’ouvriers, ces ensembles uniques amènent à s’interroger sur les spécificités de ce patrimoine de pierre et de métal.


Dès le XIXe siècle, les monuments sont pensés comme un instrument au service des États-nations en formation. Ils participent d’un discours public destiné à imposer une lecture commune du passé national ainsi qu’à célébrer des valeurs patriotiques et une identité collective. Issus d’une volonté de rassembler les ouvriers au-delà des frontières nationales – lesquelles s’avèrent majoritairement comprises comme le produit d’un monde dominé par la bourgeoisie –, les monuments « ouvriers » empruntent pourtant certains codes et formes aux monuments « nationaux » ou à ceux liés aux pratiques religieuses. Le prochain numéro des Cahiers d’histoire du mouvement ouvrier souhaite proposer une réflexion sur les circonstances et les formes de réappropriation par le mouvement ouvrier de ces pratiques commémoratives. Il abordera en particulier le problème de la cohabitation et de la circulation de ces modèles commémoratifs parmi les différents courants, souvent rivaux, du mouvement ouvrier (anarchiste, socialiste, communiste, etc.). Autour de ces objets de « cultes prolétaires », quelles logiques sociales et politiques ont façonné l’émergence d’espaces du souvenir propres au mouvement ouvrier ?


Notre intention est également de mettre en regard le caractère imposant de ce patrimoine monumental dans les pays communistes avec la situation dans les États issus du bloc occidental, au sein desquels la mémoire ouvrière a été marginalisée ou peu mise en valeur. Quelles ont été les conséquences de l’effondrement du bloc de l’Est sur la place occupée par les mémoriaux du mouvement ouvrier dans l’espace public ? Du déboulonnement des statues dans l’espace soviétique après la chute du mur de Berlin, à leur mise à l’écart dans des parcs thématiques, en passant par le cantonnement voire par l’oubli des lieux de la mémoire ouvrière en Suisse ou dans des États n’ayant pas connu un régime communiste, il s’agira d’identifier des monuments et des ensembles commémoratifs particulièrement significatifs afin de mieux cerner les enjeux mémoriels et politiques que ce patrimoine souvent oublié soulève.


Une journée d’étude se tiendra le vendredi 23 septembre 2016 à Genève. Une partie des communications sera publiée en 2017 dans le trente-troisième numéro des Cahiers d’histoire du mouvement ouvrier, dont le dossier sera coordonné par le collectif Atelier Interdisciplinaire de Recherche (www.interdisciplinaire.ch). Dans le cadre de ce projet éditorial, une attention particulière sera réservée à la Suisse romande.


Merci d’envoyer vos propositions à : sebastien.farre[at]unige.ch ou info[at]aehmo.org (un titre et un texte de 2’000 caractères espaces inclus, ainsi qu’un bref cv) avant le 30 avril 2016.


Ce numéro comportera également des photographies et des textes plus brefs autour de lieux significatifs de la mémoire ouvrière en Suisse romande. A ce titre, nous demandons aux personnes intéressées de nous envoyer, à l’adresse sebastien.farre[at]unige.ch ou info[at]aehmo.org, photographie(s) et textes. Ces derniers pourraient inclure les éléments suivants :

  • Nom du monument :
  • Lieu (Canton, commune, adresse) :
  • Auteurs (sculpteur, artiste) :
  • Date d’inauguration :
  • Descriptions et commentaires (max 10 lignes) :
  • Inscriptions sur le monument :
  • Matériaux utilisés pour la construction du monument :
  • Commanditaire (association, souscription publique, syndicats) :
  • Sources diverses (livre, journaux) :


Ces données permettront d’entreprendre une cartographie des monuments, statues et plaques commémoratives du mouvement ouvrier, destinée à figurer sur le site de l’AEHMO.


MVSi2 (discussion) 25 avril 2016 à 11:44 (CEST)


Vers la co-construction des patrimoines, entre théories et pratiques. Délai d'envoi : 15 avril 2016

Ce colloque souhaite interroger et mettre en débat le croisement des expertises dans la production contemporaine des patrimoines, à l'aune de la diffusion du paradigme participatif dans l'action publique. Depuis quelques décennies, les processus de patrimonialisation semblent gagner en complexité en articulant des regards, méthodes et pratiques portés par des acteurs très différents. Ces co-constructions patrimoniales doivent être analysées d'un œil critique.


Les personnes intéressées sont encouragées à proposer des contributions intégrant les aspects suivants :

- Formes canoniques, normes, critères, conventions et déviances dans les processus de patrimonialisation

- Experts, professionnels, et scientifiques du patrimoine – acteurs et « mondes du patrimoine » - intermédiaires, médiateurs - Communautés imaginées / collectif /minorités - patrimonialisation multipartenariale / démocratie patrimoniale

- Décolonisation des disciplines/savoirs/pratiques patrimoniales - From Community/public archeology, public/engaged anthropology, public history to community heritage

- Engagement, militantisme, mobilisation et patrimonialisation - Patrimoine et légitimité/reconnaissance/intégration - Patrimoine et rapports de domination / subaltern - justice patrimoniale/droits au patrimoine

- Usages, mésusages, contre-usages du passé et co-construction/concurrence/conflits des savoirs/mémoires/valeurs - tabous/occultations in/irré-conciliabilité / divergence d’intérêts dans les co-constructions patrimoniales

- Enjeux / coûts de la co-construction/participation – durabilité /développement

- Dispositifs, outils, pratiques de la co-construction : inventaires participatifs/collectes/balade/ tourisme – mise en réseau - Circulation et partage des savoirs - enrichissement/appauvrissement des savoirs

- Patrimoine / ville ordinaire/ territoires du quotidien - Patrimoine participatif et périphéries (urbaines, rurales…) / nouvelles catégories (patrimoine ordinaire, banal, du quotidien…)

- Approches critiques de la participation – injonction/idéologie de la co-construction patrimoniale


Modalités de soumission

Envoi des résumés : 350 mots (en anglais ou en français) à coconstructiondespatrimoines[at]gmail.com


Les contributions seront présentées en anglais prioritairement, en français secondairement (avec un support en anglais)

Date limite d’envoi des résumés : 15 Avril 2016


Contact

Laboratoire de géographie MRTE - Université de Cergy-Pontoise

Elizabeth Auclair : elizabeth.auclair[at]u-cergy.fr


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MVSi2 (discussion) 21 mars 2016 à 09:23 (CET)


Toujours plus haut, plus vite, plus engagé ? Gravir les Alpes du XIXe siècle à nos jours. Délai d'envoi : 15 avril 2016

La Société d’histoire de la Suisse romande (SHSR) organise en partenariat avec l’Institut des sciences du sport de l’Université de Lausanne (ISSUL) un colloque scientifique international intitulé Toujours plus haut, plus vite, plus engagé ? Gravir les Alpes du XIXe siècle à nos jours : Pratiques, émotions, imaginaires ; le colloque aura lieu à Salvan-Les Marécottes (Valais, Suisse) du 22 au 24 septembre 2016.


En 1865, le Cervin, un des sommets réputés les plus difficiles des Alpes, est vaincu. L’événement est exceptionnel, mais c’est plus encore le contexte dans lequel il s’inscrit qui marque un tournant. Il est en effet le point culminant d’une véritable course aux Premières qui débuta en 1786 avec la conquête du Mont-Blanc et s’intensifia à partir de 1857 et de la création de l’Alpine Club à Londres. On vit alors ce qu’il est commun d’appeler l’« âge d’or » de l’alpinisme, d’un alpinisme dans lequel la conquête du sommet devient une expérience en soi, le but principal de l’ascension. A partir de 1865 et au cours du XXe siècle, cet « alpinisme sportif » s’organise et constitue peu à peu une pratique reconnue, exercée à titre de loisir par les uns – membres des classes privilégiées d’abord avant de connaître une démocratisation –, à titre professionnel par d’autres.


Ce colloque international invite historiens, historiens des sciences, anthropologues, géographes, sociologues à se pencher sur l’évolution de cet alpinisme sportif en se concentrant sur l’espace alpin. Il s’attachera à questionner la « culture de l’alpinisme » et les profondes mutations qu’il a connues au niveau de ses pratiques et de leurs finalités en privilégiant une perspective transnationale et en mettant en valeur la richesse des matériaux qui servent à l’écriture de cette histoire (photographies, correspondance d’alpinistes, récits d’ascension et autobiographies, production audiovisuelle, archives écrites, affiches, médias, objets de l’alpinisme, habitat du refuge à la tente de paroi, etc.) Chercheurs et institutions patrimoniales seront invités à valoriser ces aspects dans leurs contributions. Les organisateurs souhaitent mettre en valeur des recherches novatrices et contribuer à ouvrir de nouveaux terrains d’étude.


Les titres et résumés de 300 à 400 mots sont à envoyer avant le 15 avril 2016 à delphine.debons[at]bluewin.ch.

Pour toute information complémentaire : Delphine Debons, coordinatrice du colloque : delphine.debons[at]bluewin.ch, +41 79 402 23 46


Informations complémentaires (PDF)


MVSi2 (discussion) 21 mars 2016 à 07:47 (CET)


2016, l'eau ne coule plus de source. Délai d'envoi : 15 avril 2016

Et si au XXIe siècle, l’eau ne « coulait plus de source » ? Depuis toujours considérée comme génératrice de vie par excellence, l’eau tend aujourd’hui à être banalisée sous certains horizons, tandis qu’elle est toujours plus précieuse et jalousement disputée sous d’autres. Omniprésente dans nos vies quotidiennes, moteur de synergies sociales et de convivialités, elle recèle par ailleurs bien des secrets que s’attache à élucider la recherche scientifique.


Les propositions seront formulées sous la forme d’un texte de 1 500 signes précisant l’atelier dans lequel elles souhaiteraient s’inscrire (cf. informations complémentaires), le titre de la proposition, le nom et l’appartenance institutionnelle de l’(ou des) auteur(s) et le format de la communication. Ce texte sera accompagné de références bibliographiques (5 au maximum) et d’une biographie synthétique de l’(ou des) auteur(s) de 400 signes.

Il sera transmis avant le 15 avril 2016 sous forme de pdf à l’adresse suivante : conf[at]lesreclusiennes.fr et sophiemoulard7[at]gmail.com


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MVSi2 (discussion) 23 février 2016 à 17:03 (CET)


Les humanités numériques pour l'éducation. Délai d'envoi : 15 avril 2016

Les Humanités Numériques se fixent notamment pour objectif de favoriser le développement d’une culture et d’une pratique technologique en Sciences Humaines et Sociales. En tant que champ de recherche émergent, les Humanités Numériques s’intéressent aux technologies du point de vue des usages ou dans une perspective historique. Elles posent également la question de la conception de ces technologies et du rapport critique qu’il convient d’entretenir avec elles.


La dimension éducative des Humanités Numériques s’exprime de diverses manières : transmission de compétences dans et hors des institutions éducatives, formation des formateurs et des enseignants, démocratisation et accès ouvert à la culture. En ce sens, la perspective des Humanités Numériques peut se montrer pertinente pour penser les Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Education (TICE) et leurs usages: à l’école, à l’université ou dans d’autres contextes éducatifs.


Pourtant, les liens entre les recherches en Humanités Numériques et sur les TICE sont encore peu formalisés. Le colloque | edcamp Les Humanités Numériques pour l’éducation propose donc d’explorer les différentes formes que pourraient prendre ces liens. Qu’il s’agisse de penser les pédagogies “présentielles” ou “distancielles”, les questions d’accompagnement ou d’adaptation pédagogiques, on tentera de cerner les apports possibles des Humanités Numériques pour l’éducation. Par effet de miroir, il s’agira aussi d’interroger les manières dont les Humanités Numériques peuvent à leur tour devenir une discipline enseignée (qu’il s’agisse de la création de formations supérieures, déjà largement répandues dans le monde anglo-saxon, ou pourquoi pas de l’introduction des Humanités Numériques au lycée).


Le colloque | edcamp Les Humanités Numériques pour l’éducation se donne pour objectif de stimuler les échanges entre chercheurs issus de disciplines et de champs de recherche divers qui se confrontent à ces objets et ces questions. L’objectif de cette manifestation est aussi d’échanger autour d’expériences éducatives qui engagent l’usage des nouvelles technologies, soit de manière théorique, soit par la pratique en favorisant les interactions entre chercheurs, enseignants et éducateurs. Pour cela, cette manifestation scientifique hybride s’appuiera à la fois sur les outils classiques du colloque scientifique (conférences, sessions thématiques) et sur les méthodes innovantes de partage de connaissances propres à un edcamp. Qu’est-ce qu’un Edcamp ?

Un Edcamp est un évènement ouvert à toute personne engagée dans les champs de l’éducation formelle (supérieur, secondaire ou primaire) et non formelle (associations éducatives, actions de médiation) : enseignants, chercheurs, étudiants, formateurs, éducateurs, médiateurs. Son animation est pensée et assurée collectivement et de manière horizontale par les professionnels de l’éducation qui y participent (voir edcamp.org). Il s’inscrit en cela dans la même logique que celle des Thatcamps issus du champ des Humanités Numériques (voir thatcamp.org).

Dans cette perspective, l’edcamp organisé à l’occasion des Humanités Numériques pour l’éducation sera composé d’ateliers éducatifs et d’un kindergarten. Les ateliers éducatifs sont thématiques et ils reposent sur une dynamique de travail de groupe. Ils réunissent des professionnels de l’éducation issus d’horizons divers. Le kindergarten est un espace ouvert et ludique, dans lequel les participants peuvent découvrir et interagir librement autour de technologies ou de projets pédagogiques innovants.


Types de propositions attendues pour le 15 avril 2016

Présentation d’une recherche dans le cadre des sessions thématiques. Vous disposez de 30min (dont 20min de présentation maximum et 10min de discussion). Pour proposer votre communication, vous devez adresser un résumé de 1.000 signes maximum, espaces compris, et 5 mots-clés.

Animation d’un atelier éducatif d’une durée de 1h30min. L’objectif est de mettre en activité les participants par le partage d’expériences autour d’une thématique donnée ou encore par l’expérimentation commune d’une technologie. Dans la logique du edcamp, les ateliers sont proposés par des participants à l’ouverture de la manifestation et les inscriptions se font sur place, juste avant leur ouverture. Si vous avez une idée d’atelier et que vous souhaitez avoir un avis ou un conseil, vous pouvez l’adresser au comité.

Participation au kindergarten. Pour postuler vous devez adresser la présentation d’une technologie ou d’un projet éducatif innovant, en 1.000 signes maximum, espaces compris, et 5 mots-clés. Les participants au kindergarten bénéficient d’un espace réservé et s’engagent à être présents pendant les deux journées du colloque, lors de plages dédiées.

Les communications et les ateliers s'appuieront sur des terrains en cours, des études de cas et des développements technologiques. Ils pourront notamment prendre pour objet :

- les formes pédagogiques utilisant les technologies du numérique (ordinateurs, tablettes, smartphones, logiciels, applications, TBI, objets connectés)

- l’histoire de l’usage des technologies dans l’enseignement et l’éducation populaire

- les différentes formes d’enseignement à distance et de blended learning (MOOCs, SPOCs, LMS)

- la création de services ou d’applications pédagogiques et leur ergonomie (perspective des software studies)

- les projets éducatifs et technologiques mettant en jeu la question du genre ou de l’interculturalité

- les pédagogies reposant sur le DIY

- le design d’espace et les espaces pour le design (aménagement de salles de classes, learning centers).


Informations pratiques

Dates du colloque : jeudi 1er et vendredi 2 septembre 2016

Date limite pour les propositions de contributions : vendredi 15 avril 2016

Lieu : Institut Catholique de Paris, 19, rue d’Assas, 75006 Paris, France

Coordination : Michael Bourgatte (m.bourgatte[at]icp.fr) et Laurent Tessier (l.tessier[at]icp.fr)


MVSi2 (discussion) 23 février 2016 à 15:27 (CET)


L’émigration politique en Suisse au XXe siècle. Pratiques, réseaux, résonances. Délai d'envoi : 1er avril 2016

À la différence des émigrés venus chercher du travail ou entendant prendre un nouveau départ, l’émigré politique se distingue par sa volonté de rentrer dans son pays d’origine. A ce titre, le temps passé à l’étranger, le « temps suspendu », est rarement du « temps perdu ». Qu’elle soit choisie ou contrainte, cette mobilité est en effet souvent le lieu de pratiques censées hâter la chute du régime abhorré et ce faisant, poser les bases à un monde nouveau. La réflexion que nous nous proposons de mener entendra faire valoir et analyser la singularité de ces expériences du « dehors du monde ». Il ne s’agira pas de s’appesantir sur les conceptions politiques, les dispositions juridiques et institutionnelles concernant l’entrée et l’établissement de cette « émigration de cadres » sur le territoire helvétique – balisée par de nombreuses études, la question est maintenant bien étudiée – mais bien de montrer l’importance du « moment suisse » dans des trajectoires individuelles et collectives.


Les propositions de communication (environ 300 mots), assorties d’une brève notice bio-bibliographique, sont à adresser conjointement à Landry Charrier (landry.charrier[at]univ-bpclermont.fr), et Thomas Nicklas (thomas.nicklas[at]univ-reims.fr) jusqu’au 1er avril 2016.


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MVSi2 (discussion) 23 février 2016 à 17:09 (CET)


Musique en Suisse. Sous le regard des sciences sociales. Délai d'envoi : 25 mars 2016

En Suisse, il existe encore peu de recherches en sciences sociales sur la musique. Pourtant, la vie musicale de notre pays est d’une richesse exceptionnelle. Les données de Office Fédéral de la Statistique témoignent d’une consommation musicale importante dans la population suisse, et plus encore d’un taux de pratique de la musique, instrument et chant, exceptionnellement élevé. Par ailleurs, certains groupes suisses ont connu des succès internationaux au cours des dernières décennies. Sur un plan institutionnel, on compte de nombreux festivals et salles de concert à travers le pays. Depuis une quinzaine d’années, différentes institutions visant à soutenir la création musicale ont vu le jour, avec parfois, l’ambition d’utiliser la musique pour faire rayonner la Suisse à l’étranger.


Dans ce contexte, il semble nécessaire de développer un regard propre aux sciences sociales sur la musique en Suisse. Par cette journée d’étude, nous souhaitons réunir différentes recherches dans le but de dresser un portait de cette Suisse de la musique (« classique », « actuelle », « populaire », « traditionnelle »). Il s’agira de mettre en évidence les particularités suisses en matière de marché de l’emploi musical, mais aussi quant à la position du pays dans les flux globaux de musique ou quant à ses spécifiés linguistiques. Dans cette optique, les propositions de communication présentant des résultats empiriques seront privilégiées. Elles pourront aussi bien porter sur la consommation et les pratiques d’écoute que sur la production ou l’intermédiation.


Modalités de soumission

La sélection des communications se fera sur la base d’un résumé de 300 à 500 mots décrivant l’objet de la communication, la méthodologie, les matériaux empiriques mobilisés et les résultats principaux. Les résumés sont à soumettre pour le 25 mars 2016 aux adresses suivantes : Marc.Perrenoud[at]unil.ch et Loic.Riom[at]unige.ch.


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MVSi2 (discussion) 23 février 2016 à 17:07 (CET)


Identités, démocratie, frontières. Délai d'envoi : 15 mars 2016

Au sein de l’Europe, espace aux contours relativement indéterminés, les efforts de rapprochement et d’intégration ont donné des résultats tangibles, en matière politique, économique, sociale et culturelle. Les objectifs étaient consensuels : assurer une paix durable, une croissance économique, une sécurité globale, une liberté d’agir, d’entreprendre et de penser. Pourtant, pour certains, l’intégration a été trop rapide, en particulier vers l’est, ce qui a installé une différenciation nouvelle, Est/Ouest, s’ajoutant à une plus ancienne Nord/Sud. Ce prisme d’analyse est cependant réducteur, car il méconnaît largement les disparités internes à la plupart des territoires nationaux. Après un relatif partage d’espoir et de confiance en l’avenir, les espaces publics européens sont aujourd’hui décrits comme dominés par des peurs, des désenchantements, une méfiance en particulier envers les gouvernements nationaux, dans un contexte de crises et de drames humains largement médiatisés qui peuvent s’analyser à la fois comme déclencheurs et révélateurs de ces peurs et de ces menaces.


Ce colloque, organisé dans le cadre du réseau de recherche Jean Monnet European Identity, Culture, Exchanges and Multilingualism (EUROMEC), propose une exploration des réalités et des frontières de cette situation décrite comme paradoxale, d’ouverture et de pratiques, en particulier en réseau, transnational, en même temps que des replis, souvent qualifiés d’identitaires. Il est attendu, à partir de ce prisme, des descriptions et analyses de situations, perceptions, attitudes, représentations, usages et activités des citoyens des pays de l’Union européenne, relativement aux dynamiques identitaires (ce qui peut participer à une exploration de la construction communautaire bottom-up). Il s’agit également d’explorer l’impact des politiques, programmes et actions culturels, éducatifs, sociaux, économiques, géopolitiques et/ou géoéconomiques des institutions européennes sur les mécanismes identitaires des citoyens (construction identitaire top-down). Modalités de soumission


Langues du colloque. Communication : Anglais, Français, Slovaque. Contributions écrites : Anglais, Français


Les propositions de contributions (titre, résumé de la proposition – 150 mots –, 4 à 6 mots-clés, présentation personnelle de l’auteur ou des auteurs) sont à adresser avant le 15 mars 2016, simultanément à Radovan Gura, radovan.gura[at]umb.sk & Gilles Rouet, gilles.rouet[at]umb.sk


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MVSi2 (discussion) 23 février 2016 à 15:31 (CET)


Tourism, heritage and globalization. Délai d'envoi : 15 février 2016

The relationship between heritage and tourism has essentially been analyzed as a « defensive » one. Even if the economic contribution of tourism is considered necessary to insure the conservation of heritage sites and objects, tourism is at the same time suspected to be invasive, destructive and dangerous for the sites’ “authenticity”. More recent works stress however the fact that tourism is not an a posteriori phenomenon which occurs once the heritagization process is completed, but that it interferes, a priori, with heritagization. Tourism starts to be fully understood not only as a heritage consumption phenomenon, but also as a heritage production factor. This approach reinterprets the heritage-tourism relationship and sheds light not only on the role that tourism has played historically (through the production of major tourism icons in the 19th and 20th c.) but also on the role it plays today in the context of globalization and generalized mobilities.


Though the dominant discourse of major heritage players such as UNESCO stresses the importance of local communities, heritage production (as a social and cultural phenomenon) does increasingly occur through the action, incentive or prescription of transnational and/or globalised fluxes: transnational (tourism) elites, globalized capital, international NGOs, diasporas, etc.


This session aims at understanding the processes through which tourism (seen as a system of places, stakeholders/actors, public, practices and imaginaries) becomes a major “heritage producing machine” and identifying what these new production are.


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MVSi2 (discussion) 20 janvier 2016 à 16:27 (CET)


Des piéton·nes et des villes. Connaissances, enjeux, cultures de la marche. Délai d'envoi : 10 février 2016

La marche à pied se révèle bien plus qu’un mode de déplacement. Elle constitue la manière, simple et originelle, d’être présent dans son environnement de vie, dans sa ville, de vivre en interaction avec les autres, et même de faire vivre la ville. Le piéton est devenu au fil de ces dernières années objet spécifique de la recherche et de l’aménagement, et des rencontres scientifiques ont été organisées afin de partager les connaissances sur pratiques et comportements de ce piéton – jeune, vieux, à mobilité réduite ou handicapé, etc. –, de débattre des aménagements propices à la marche et des besoins intrinsèques à chacun, de la prévention des accidents et des risques aux enjeux liés au vieillissement, à l’accessibilité, et plus encore !


Soumission des propositions en ligne pour le 10 février 2016 à l’adresse suivante :http://copie2016.sciencesconf.org

Résumé en langue française : 500 à 600 mots · 6 à 8 mots-clés · Structuration de la proposition : Titre – Auteur(s) et affiliation(s) – Adresses Internet du ou des auteurs – Mots-clés – Résumé – Type de communication souhaitée (oral ou poster)


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MVSi2 (discussion) 20 janvier 2016 à 16:30 (CET)


L’alcool rituel et les ethnographes. Usages religieux des conduites d'alcoolisations. Délai d'envoi : 1er février 2016

Ce dossier thématique se décline autour de deux aspects des conduites d’alcoolisation rituelle. Sans exclusive régionale, les articles traitent du cadre religieux des pratiques alcoolisées, de l’ivresse, des symboliques mais aussi de l’approche méthodologique et de la place de l’ethnographe sur son terrain. Le premier aspect traite des boissons et du « boire » dans leurs fonctions symboliques et sociales observées par divers chercheurs ayant une expérience de terrain et mobilisant les outils méthodologiques de l’ethnographie. Le second aspect convoque l’étude des postures et du recueil des données dans une démarche réflexive autour de l’alcool rituel.


Modalités de soumission :

Toutes les propositions de contribution traitant de cette problématique en se basant sur une recherche de terrain sont les bienvenues. De 400 mots maximum, elles doivent être envoyées à Delphine Burguet (burguet.delphine[at]gmail.com), Olivia Legrip-Randriambelo (olivia.legrip[at]hotmail.fr) et au secrétariat de la revue Civilisations (civilisations[at]ulb.ac.be)pour le 1er février 2016.


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MVSi2 (discussion) 20 janvier 2016 à 15:50 (CET)


À l’échelle du monde. La carte, objet culturel, social et politique, de l'Antiquité à nos jours. Délai d'envoi : 1er février 2016

Le colloque qui aura lieu à Albi, les 17 et 18 octobre 2016, est organisé par l’Université d’Albi, le CNRS et le Comité Français de Cartographie. Il propose une réflexion plus générale sur la carte à l’échelle monde comme objet culturel, social et politique, à travers les âges.

Ce colloque permettra de confronter le point de vue des historiens et celui des géographes sur les usages culturels, politiques et sociaux des cartes à l'échelle monde. La première journée sera consacrée aux usages et à la signification des représentations du monde (mappemondes, planisphères, globes, atlas) au Moyen Âge et à la Renaissance. La deuxième journée, portera sur la cartographie moderne et contemporaine et la pertinence de l’échelle monde à l’âge de la globalisation.


Les propositions de communication devront comporter le nom et les fonctions de l’auteur, un titre et un résumé d’environ 500 signes. Elles seront envoyées à l’adresse suivante colloquemappamundi[at]listes.univ-jfc.fr.


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MVSi2 (discussion) 24 novembre 2015 à 16:38 (CET)


„Von Weltformat“. Das Schweizer Plakat aus historischer und bildwissenschaftlicher Perspektive. Délai d'envoi : 31 janvier 2016

Manchmal lädt es dazu ein, ferne Länder zu bereisen. Manchmal hält es dazu an, sich von fremden Nationen abzuschotten. Bisweilen lockt es in eine konsumkritische Ausstellung. Und ab und an macht es Lust auf den Besuch eines Kaufhauses. So vielfältig wie die Ziele eines Plakats sind die Fragen, die es aufwirft. Mit welchen Strategien werden sie eingesetzt? Welche Akteure bedienen sich ihrer? Welche künstlerischen und welche kommunikativen Mittel wenden sie an? Was konstituiert überhaupt ein Plakat als eigene Gattung?


Solche und ähnliche Fragen an das Schweizer Plakat zu stellen, ist nicht zuletzt deshalb fruchtbar, weil aus den Schweizer Ateliers im Verlauf des 20. Jahrhunderts eine Vielzahl an geradezu ikonenhaften Entwürfen hervorgegangen ist. Schlaglichtartig erinnert sei an Emil Cardinauxs Zermatt-Plakat (1908), Otto Baumbergers Werbeplakat für PKZ (1923), Theo Ballmers politischen Plakate der 30er für die KP oder die Entwürfe von Armin Hofmann und Josef Müller-Brockmann, die den Swiss Style ab Mitte der 50er Jahren mitprägten und weit über die Landesgrenzen hinaustrugen.


Ein solch reiches Erbe birgt allerdings auch gewisse Gefahren. Die kanonisierten Gestalter mitsamt ihren Entwürfen verunklären den Blick auf andere Fragen, die an der Tagung „Von Weltformat. Das Schweizer Plakat aus historischer und bildwissenschaftlicher Perspektive“ im Zentrum stehen. In verschiedenen Sektionen sollen historische, historiographisch-methodologische und bildwissenschaftliche Aspekte des Schweizer Plakats verhandelt werden. Fragen nach einer Phänomenologie der „Swissness“ im Medium des Plakats sind dabei gleichermassen willkommen wie Fragen nach einer historischen Geschmacksbildung, nach dem komplexen Verhältnis von Bild und Wort, nach Abstraktion und Typologie oder auch nach regionalen und lokalen Differenzen in einem nationalen und globalen Markt. Die Reihe möglicher Themenfelder ist damit nicht abgeschlossen, auch weitere Vorschläge sind willkommen.


Von den Teilnehmerinnen und Teilnehmern wird erwartet, dass sie einen 30-minütigen Vortrag auf Deutsch, Englisch, Französisch oder Italienisch halten, an den eine 15-minütige Diskussion anschließt.

Interessierte sind eingeladen, ihr Abstract (ca. 350 Wörter) sowie einen kurzen CV in einer PDF-Datei bis zum 31. Januar 2016 an axel.gampp[at]unibas.ch und fabian.gruetter[at]wiss.gess.ethz.ch zu senden.


MVSi2 (discussion) 20 janvier 2016 à 16:36 (CET)


Archiver la recherche : responsabilités partagées. Délai d'envoi : 31 janvier 2016

Structurer les données et documents, gérer la preuve, constituer un patrimoine scientifique... Ces enjeux font appel à plusieurs compétences et corps de métiers : archivistes, documentalistes, enseignant-chercheurs, étudiants, informaticiens, juristes etc. Les organisateurs de cette journée d'études leur proposent d'échanger leurs réflexions autour de plusieurs axes : les acteurs, les types de responsabilités qui leur incombent, les objets sur lesquels s’exerce la responsabilité et les moyens mobilisés.


Les propositions sont à envoyer à colloques.archives[at]inserm.fr sous forme d'un résumé de 200 mots accompagné d'une brève biographie. Les présentations dureront 20 minutes. Date limite d'envoi : 31 janvier 2016.

La journée d'études aura lieu à l'Université de Montpellier – 23 juin 2016


Coordination :

Sarah Cadorel, archiviste au Centre de données socio-politiques de Sciences Po Paris et coordinatrice du groupe de travail Archives Scientifique de l'association des archivistes français. Magalie Moysan, archiviste à l'université Paris Diderot, coordinatrice du groupe de travail Archives Scientifique de l'association des archivistes français.


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MVSi2 (discussion) 20 janvier 2016 à 15:53 (CET)


Approches critiques de la « transition énergétique » dans les sciences humaines et sociales. Délai d'envoi : 18 janvier 2016

L'Université de Strasbourg organise un colloque sur les approches critiques de la « transition énergétique » dans les sciences humaines et sociales


Présenté comme un des défis majeurs du monde contemporain, l’impératif de « transition énergétique » cristallise de nombreuses préoccupations liées aux enjeux environnementaux et climatiques. Impliquant « un ensemble de changements attendus dans les manières de produire, de consommer et de penser l’énergie », cette focale sur une « transition énergétique » interroge alors tant dans sa forme que sur ses objectifs.

Prenant acte des limites et possibilités de ce champ de recherche en cours de constitution, le colloque s'articulera autour de deux thématiques croisées. Premièrement, (re)interroger la notion de « transition énergétique » elle-même, en second lieu d'ouvrir la boîte noire des cadres théoriques et des approches actuellement dominantes sur le thème de l’énergie. Il s’agit donc de remettre en perspective des objets de recherche à partir d’un travail critique, ceci au sens de l’actualisation du savoir.


Les propositions de communication, de 4 500 signes maximum (espaces compris), sont attendues pour le 18 janvier 2016. Les auteurs sont invités à faire des propositions se basant sur un travail de recherche en SHS et à expliciter leur terrain d’enquête, leurs matériaux, ainsi que la littérature sur laquelle ils s’appuieront. Les propositions devront comporter (dans l’ordre suivant) un titre en français puis en anglais, cinq mots clés en français puis en anglais, le nom de l’auteur(e), son affiliation universitaire, et ses coordonnées complètes, et, enfin, le résumé de la proposition en français. Les propositions devront préciser le ou les axe(s) dans le(s)quel(s) la proposition s’inscrit. Toutefois, les propositions s’inscrivant dans la réflexion de l’appel sans forcément correspondre à l’un des trois axes seront également étudiées. Les propositions sont à envoyer par courriel à l’adresse suivante : acteshs2016[at]gmail.com.


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MVSi2 (discussion) 24 novembre 2015 à 16:35 (CET)

Faire des enfants ? Procréation humaine et planning familial à l’épreuve de l’évolution des valeurs au XXe siècle. Délai d'envoi : 6 janvier 2016

Le Département d’histoire contemporaine l’Université Johannes Gutenberg de Mayence, Allemagne organise en avril 2016 un colloque intitulé : Faire des enfants ? Procréation humaine et planning familial à l’épreuve de l’évolution des valeurs au XXe siècle.


L'objectif de ce colloque est d'étudier l'évolution, au cours du XXe siècle, des pratiques, des discours et des institutions en matière de procréation et de planning familial, en termes d'une évolution des valeurs et de comparer ces phénomènes dans les différents pays occidentaux.


Aidé par les progrès technologiques et médicaux accomplis au cours du XXe siècle dans le domaine de la contraception, de l’avortement, de la stérilisation et de l’aide médicale à la procréation, l’homme (et, de plus en plus, la femme) des sociétés occidentales s’est progressivement approprié la maîtrise de sa fécondité. Cependant, cette appropriation ne s’est pas déroulée sans heurts. Ainsi, la question de savoir par qui, quand, en quel nombre, dans quelles conditions, dans quel but mettre des enfants au monde, et même si on devrait le faire, a fait l’objet de réflexions individuelles et de conflits sociaux et a pu recevoir, au cours des décennies, des réponses fort différentes. Dans le contexte des vastes transformations sociétales qui ont affecté les domaines de la politique, de l’économie et de la culture, les rapports entre ce qui était faisable, ce qui apparaissait comme souhaitable et ce qui était permis en matière de procréation ont dû être sans cesse renégociés.


C’est sur ce phénomène que souhaite se pencher notre colloque international organisé en avril 2016 à Mayence par le département d’Histoire Contemporaine de l’Université Johannes Gutenberg (dans le cadre d’un projet de recherche intitulé « Les valeurs et leur mutation dans le monde moderne et postmoderne », regroupant plusieurs doctorants et post-doctorants et financé par la Deutsche Forschungsgemeinschaft – équivalent allemand de l’ANR). Ainsi, nous souhaitons réunir toutes les personnes intéressées afin d’examiner ensemble la problématique suivante : Quels changements les nouvelles possibilités ouvertes par le progrès médical et technologique dans le domaine du contrôle des naissances ont-elles apporté à la pensée, au discours et aux pratiques individuelles et collectives concernant la procréation ? Ces changements, qui ont eu lieu en Europe et aux États-Unis au XXe siècle, peuvent-ils être décrits en termes d'évolution des valeurs?


Nous vous prions de faire parvenir vos propositions de communication sous forme électronique (500 à 700 mots) à Theresia Theuke ttheuke[at]students.uni-mainz.de) ou à Ann-Katrin Gembries (angembri[at]uni-mainz.de) au plus tard le 06 janvier 2016.


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MVSi2 (discussion) 24 novembre 2015 à 16:30 (CET)

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