Alluvions

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Au bord des cours d'eau, sur les alluvions périodiquement remaniées par les crues, on peut observer une végétation très intéressante, adaptée aux phénomènes d'érosion et de sédimentation.

  • Les alluvions sèches, souvent constituées de graviers grossiers, sont colonisées principalement par l'épilobe de Fleischer. Cette espèce se retrouve jusqu'en plaine, au bord du Rhône de Finges.
  • Les alluvions humides, sableuses et graveleuses, présentent un intérêt particulier. Les amateurs de spécialités auront peut-être la chance d'y trouver un groupement végétal composé de laîches bicolores, de laîches maritimes, de laîches à petite arête et de joncs arctiques. La répartition de ce groupement entre la zone arctique et les chaînes alpine et himalayenne témoigne des échanges floristiques survenus lors des dernières glaciations. Sa rareté actuelle dans les Alpes le fait considérer comme une précieuse relicte glaciaire. Sa présence est liée aux paysages extraordinaires que constituent certaines hautes vallées dans le fond desquelles les rivières se divisent en bras multiples à méandres changeants. En Valais, la plupart de ces paysages et biotopes uniques ont disparu sous les eaux des grands barrages comme ceux de Mauvoisin, de la Dixence ou de Mattmark. Il n'en reste plus que quelques témoins, par exemple à Valsorey au pied du Grand-Combin, sur le replat de l'Ar du Tsan dans le vallon de Réchy, à l'alpage de Täsch dans la région de Zermatt et aussi dans la plaine de Gletsch en dessous du glacier du Rhône.

Bibliographie

  • Philippe Werner, La Flore, Martigny, 1988

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