Albert Maret

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Biographie

Albert Maret est né le 3 mars 1900 à Champsec (Bagnes). En 1915, il entre au collège de Saint-Maurice. Une fois son diplôme en poche, arrive le choix d'une future carrière professionnelle. Albert Maret aurait ressenti une inclination pour la carrière littéraire, mais un chanoine l'a mis en garde: la plume ne nourrit pas une famille. De plus, son père souhaite qu'Albert devienne ingénieur. Il entre donc à l'Ecole Polytechnique de Zürich (EPFZ) en 1919.[1]

A la fin de ses études (1923), la vie est difficile. La crise financière de l'entre-deux-guerres rend laborieuse la recherche d'emploi. Malgré un mandat concernant une usine électrique à Fionnay, en 1925, sa situation professionnelle demeure précaire. Comme bien de ses compatriotes, il tente sa chance en France voisine (Marseille, Paris), mais la conjoncture y est la même qu'en Suisse. Finalement, en 1928, il entre dans la firme Brown-Boveri à Baden (Argovie).

Par la suite, Albert Maret se sent une vocation: la création de barrages. Sa grande œuvre sera le barrage de Mauvoisin. Entre 1945 et 1949, il parvient à obtenir les concessions des différentes communes concernées et en 1949 commencent les travaux de construction de la route qui relie Fionnay à Mauvoisin. Les travaux du barrage proprement dit débutent en 1951 et l'inauguration a lieu en 1958.

Il a aussi participé à la construction des barrages de Salanfe et d'Emosson."Ce qu'on a appelé l'épopée des grands barrages, il en avait été le penseur et le précurseur, à la barbe de professeurs chevronnés qui, avant lui, avaient établi un rapport à l'intention du Conseil d'Etat, selon lequel il n'y avait plus d'eau exploitable économiquement en Valais!"[2]

Albert Maret s'est également engagé en politique, tant sur le plan communal que cantonal. Il est ainsi président de la commune de Bagnes entre 1957 et 1960 et sera conseiller communal pour une deuxième législature. Il est également député au Grand Conseil pour les mêmes dates (1957-1965).

Sur un autre plan, Albert Maret est poète, mais un poète méconnu. Il n'a publié qu'un recueil en 1922, dans lequel son âme est le "théâtre d'un conflit entre le Désespoir et la Foi, laquelle finit par l'emporter". [3]On lui reproche alors quelques obscurités dans son œuvre: Albert Maret aime jouer avec le vocabulaire et affectionne les néologismes.

Albert Maret est mort en 1984.

Famille

Arnaud Maret

Bibliographie

  • Au flux des heures, Lausanne : Spes, 1922.

Pour en savoir plus

  • Albert Maret. Un homme, une âme, une œuvre, Bagnes : Commune de Bagnes, 1985.

Sources

  1. Anne Troillet-Boven, "Albert Maret, un homme complet", in Albert Maret. Un homme, une âme, une œuvre, Bagnes : Commune de Bagnes, 1985, p. 12
  2. Edouard Morand, "Un grand humaniste", in Albert Maret. Un homme, une âme, une œuvre, Bagnes : Commune de Bagnes, 1985, pp. 127-128.
  3. *Jules-Bernard Bertrand, "La littérature valaisanne contemporaine", dans Echos de Saint-Maurice, 40(1941), pp. 145-146
  • Jean-Marc Biner, Autorités valaisannes, 1848-1977/79 : canton et confédération, Sion, 1982, coll. «Vallesia», p. 330.


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