1985-1997 : oser l'ouverture

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Après une période d’une vingtaine d’années marquée par l’influence croissante de la technique, une conjoncture favorisant le développement du secteur tertiaire et la décrispation de la société, le Valais contemporain doit maintenant s’ouvrir à l’extérieur. L’implication du canton dans les échanges globaux a contribué à son urbanisation. Paradoxalement, la conservation des acquis comme la poursuite du développement, dans un contexte en perpétuel changement, rendent nécessaire la promotion à l’extérieur du canton de caractéristiques propres et la valorisation d’atouts particuliers. Ainsi, l’image du canton dans la presse non-valaisanne témoigne de la permanence des stéréotypes et d’un important consensus sur les caractéristiques attribuées au Valais. Le « Vieux-Pays », canton à part de la Suisse, illustré par un village de montagne où fleurit la culture populaire, peut relever la mise en scène exotique d’un espace touristique. Les articles de journalistes valaisans privilégiant les facettes plus novatrices des réalités valaisannes trouvent moins d’audience hors du canton.

Sommaire

L'économie

Construction de l'autoroute, Evionnaz

De 1985 à 1997, l’économie du Valais est vulnérable. Le canton subit les fluctuations internationales après l’effervescence des années 1980. Dès les années 1990, la conjoncture s’affaiblit et l’emploi en fait les frais dans de nombreux secteurs aussi bien industriel que celui des services. Le taux de chômage atteint alors des records, notamment en 1997, avec 7% de la population active. Durant cette période, l’agriculture suisse et valaisanne connaissent d’importants changements tant économiques qu’écologiques. On s’accorde à lui donner également un rôle à jouer dans le maintien de la biodiversité et l’entretien du paysage. Afin de satisfaire aux exigences de plus en plus élevées, les appellations d’origine contrôlée sont instaurées pour plusieurs produits valaisans typiques de même que la création d’offices pour la propagande de l’agriculture.

Quant à la grande industrie, notamment chimique et métallurgique, elle devient de plus en plus performante et domine l’activité du secteur secondaire en Valais. Par contre, le domaine de la construction est en crise et le marché saturé. C’est aussi durant cette période que débute la construction de l’autoroute, la transversale ferroviaire du Lötschberg et le grand chantier de Cleuson-Dixence.

Le secteur des services connaît, quant à lui, une importante mutation structurelle due notamment à la généralisation de l’informatique. L’hôtellerie et la restauration subissent les facteurs structurels ou conjoncturels qui influencent la fréquentation. En outre, les télécommunications se développent, notamment sous l’influence du tourisme qui en a stimulé la demande.

La société

A partir de années 1985, la société valaisanne s’est uniformisée. Ce n’est plus tant l’origine, mais plutôt l’âge et les intérêts qui déterminent l’intégration sociale. Du côté des valeurs, la famille se transforme mais résiste toujours et contribue à la pérennité des structures. La population valaisanne s’est diversifiée progressivement en raison de l’immigration. Quant aux loisirs, ils occupent une place toujours croissante. Dès les années 1985, une tendance à la revalorisation du patrimoine, notamment bâti et culturel se fait sentir ce qui renforce la culture populaire et réactive les aspects ruraux qui sous-tendent les structures du Valais.

Bibliographie

  • Histoire du Valais, Annales valaisannes 2000-2001, Sion, 2002

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